Check this out!

Checkthis sort sa nouvelle version !

Les blogs, c’est dépassé. Tumblr, c’est pour les hipsters. Pourtant, énormément de gens ont envie de dire quelque chose sur le web et surtout de le partager. Simplement. Sans installer un blog. Sans souscrire à un nouveau service de plus. C’est exactement ce que propose Checkthis. Si vous voulez partager une opinion, vendre quelque chose, organiser un événement, si vous cherchez quelqu’un et que vous n’avez ni le temps, ni les moyens d’y passer plus de cinq minutes, checkthis est la solution idéale.

Primo, vous créez une page. Il y a trois templates déjà tout fait pour les usages les plus courants (tell, sell & hire). Secundo, publiez là et partagez là. Tertio… rien. À part la télépathie, je ne vois pas comment ils pourraient faire plus simple. Ce que j’aime le plus : l’aspect frictionless de l’expérience. C’est fou comme tout va plus vite quand on ne vous demande pas dix fois votre email. La feature qui tue : l’intégration avec Paypal. Très bien fait. Énorme potentiel.

Go check it out.

Parlons business

Quoi ??? On est déjà le 17 janvier ? Désolé mais j’étais pris dans la tourmente des fêtes de fin d’année et de la job qui reprend de plus belle comme un ouragan qui passait sur moi, alors je n’ai pas eu trop le temps de bloguer entre les cadeaux, le chapon (je ne vise personne), mes projets, mon amour, mes emmerdes. Il est donc plus que temps de revenir vers vous (cordialement) et de vous présenter quelques projets siriousse bizenesse.

Je commence par mon collègue Arnaud qui vient de défendre sa thèse de doctorat (not the kind who cure people though) sur la configuration dirigée par les features. Partant du constat qu’il y a de plus en plus de produits qui proposent des options de configuration, il a développé des méthodes, des techniques et des outils pour la configuration guidée et collaborative.

Dans un genre totalement différent mais également tout à fait bizenesse compatibeule, si la créativité et l’innovation vous intéressent, je vous encourage très vivement à regarder le travail de mon collègue Martin. Il conduit une recherche doctorale sur l’utilisation de l’improvisation théatrale pour la collaboration et la créativité dans les phases initiales du développement logiciel (ingénierie des exigences).

Enfin, je lance un petit projet foufou de montres jeunes et rigolotes qui s’appelle Madame Persil. Si tu es jeune et rigolo, ça m’intéresse aussi.

Donnez des ronds à « Ceuta, douce prison »

Le réalisateur Jonathan Millet et le journaliste Loïc H. Rechi ont tourné cet été un reportage sur les migrants coincés à Ceuta intitulé « Ceuta, douce prison ».

Dans le reportage photo que Loïc consacre au film, il explique que des centaines de migrants africains contournent la frontière pour entrer dans Ceuta. Ils sont confrontés à une « attente interminable […] à l’intérieur de ce confetti balnéaire espagnol », enfermés à ciel ouvert dans le vestibule de la forteresse européenne. Pour comprendre un peu l’absurdité de leur condition, je vous encourage à lire le reportage.

Si vous voulez voir le documentaire, vous pouvez – comme je l’ai fait – aider à financer la production en vous rendant sur la page du projet.

La liberté n'est pas plurielle

Cette semaine, je suis tombé sur une affiche qui faisait la promotion du Festival des libertés. Si comme moi vous êtes curieux, vous vous demandez ce que c’est. D’après le site, il s’agit d’un événement « politique et artistique, métissé et créatif, festif et subversif » qui « mobilise toutes les formes d’expression pour se faire le témoin de la situation dans le monde, alerter des dangers qui guettent, rassembler dans la détente, inciter à la résistance et promouvoir la solidarité ». Je vous épargne le passage sur les « utopies ».

Ce manifeste des mutins de Panurge, qu’aurait pu ironiquement rédiger Philippe Muray si le brave homme était toujours vivant, n’est malheureusement rien d’autre que la bouillie mentale produite par notre époque. Une époque qui ressemble à un accident de train passé au ralenti, qui plongerait dans la mélasse. Ce n’est pas la vigilance citoyenne et la vertueuse solidarité subsidiée par nos impôts qui m’a dérangé. J’ai depuis longtemps l’habitude de la tartufferie d’une époque indignée mais qui vit à crédit. Non, c’est un point de sémantique très précis qui m’a immédiatement frappé : le pluriel du mot liberté.

Ceux qui écrivent « les libertés » pensent-ils donc qu’on peut les dénombrer comme on mesure un champ ? Croient-ils que la liberté se mesure à la longueur des barrières ? Existe-t-il une liste des libertés autorisées ? Doit-on rendre grâce à la mansuétude de nos maîtres de nous avoir donné de si longues chaînes ? Dans un festival, peut-être ? Ce pluriel suggère la finitude et le caractère dénombrable des libertés admises et dûment enregistrées. Ce pluriel représente le rabotement permanent que l’époque fait à la liberté. Je ne vois là rien à fêter.

Quand le pluriel veut dire moins que le singulier…

Évacuation créatrice

« Le vide dégagiste est d’abord celui du pouvoir, de celui qui l’incarne, de l’institution qui le représente. Fomenter le vide dégagiste, c’est accepter de se confronter au vide métaphysique devenu insupportable à l’homme occidental contemporain, ce vide effrayant auquel il prétend opposer, qu’il prétend combler à toute force par, le CONTRÔLE et le POUVOIR. Les rythmes et les pas ne nous appartiennent plus, il importe de les suivre, en cadence, AU PAS !, au point que nul mouvement et nulle harmonie ne sont plus possibles. C’est ce contrôle et ce pouvoir dont les dégagistes ne veulent plus, osant provisoirement le vertige et l’angoisse de leur absence, pour restaurer la possibilité de la contemplation, pour, après, recréer ou créer de toute pièce les espaces, les places, les lieux et les durées nécessaires à toute pensée et à toute vie, forcément poétique et politique. »

Dégagisme: polyphonie transtemporelle de subjectivité émancipatoire. Laurent d’Ursel, Xavier Löwenthal, Ivana Momcilovic pour le collectif MANIFESTEMENT

via jf le scour

J'ai survécu au Startup Weekend Brussels

Ce weekend, j’ai participé au Startup Weekend Brussels organisé par Ramon, Leo et Gilbert au BetaGroup Coworking. Le principe de l’événement est simple : rassembler des porteurs de projets, des geeks, des marketeux, des designers et des curieux pendant une cinquantaine d’heures pour travailler. L’objectif est de présenter le dimanche soir une startup, une idée validée ou un premier prototype, à un jury d’experts. En chemin, chaque équipe aura appris, échangé, créé des liens et développé des compétences entrepreneuriales, avec l’aide de mentors.

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J’ai eu le plaisir de faire partie de l’équipe Cloud App Finder, un annuaire d’applications dans le cloud qui fournit des analyses et des conseils d’experts pour bien choisir en fonction de vos besoins, que vous soyez un particulier, un indépendant, une petite structure ou une entreprise moyenne. L’idée a été proposée par Florent et l’équipe était constituée de Pascal, Mehdi et Muriel. Le projet a obtenu le prix du “Most Promising Business”. Il faut souligner la contribution de nos mentors, en particulier Xavier Corman, Loïc Bar et Thibaud Elziere. (j’en oublie)

J’ai beaucoup apprécié l’expérience et j’espère que je pourrai participer encore plus activement à la prochaine édition. Je conseille aux passionnés de la création, quel que soit leur domaine, de rejoindre le mouvement. En tant que chercheur et universitaire, j’ai aussi trouvé l’exercice très rafraichissant. Je vais inviter mes collègues à “sortir du building” et aller à la rencontre de la communauté des startups pour prendre le pouls de l’industrie. Après tout, quand on prétend faire du génie logiciel, c’est la moindre des choses. Et puis c’est très amusant.

P.S. : Un lecteur attentif et exigeant (un bon lecteur, donc) me fait remarquer que mon article est très premier degré. J’assume. Je ne peux pas tout le temps faire rigololer les gens. Il s’agissait de mettre en lumière cet événement original et intéressant pour tous les professionnels de l’informatique. Comme je suis chercheur en informatique, vous comprendrez que ça m’intéresse. Comme je suis en train de monter une entreprise pour valoriser les travaux de mon laboratoire, vous comprendrez que ça m’intéresse doublement.

Il ne s’agit pas d’un “miroir aux alouettes”. C’est même rigoureusement l’inverse. Bien sûr, le monde des startups a tendance à pratiquer la pensée positive, parfois jusqu’à l’absurde. En l’occurrence, les mentors et le jury avaient pour objectif de “faire atterrir” les participants. Sur 11 équipes au départ, 9 ont survécu et une bonne moitié a fortement transformé l’idée initiale (parfois dans la douleur). Enfin, cela reste aussi un jeu. Un jeu sérieux mais un jeu tout de même. Les idées se ramassent à la pelle, c’est l’exécution qui est difficile.

Comment je suis devenu un expert

Je n’avais pas vraiment prévu de passer à la télé. Denis avait refilé mon numéro de téléphone au journaliste (salut Éric). Pour le lancement de leur application mobile, il voulait parler de stratégie des groupes media belges. Je ne suis aucunement spécialiste de tout ça mais j’observe, je butine avec curiosité. Pourquoi ne pas en discuter ? C’est un peu de cette manière, par hasard, que je suis devenu expert à la télé.

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Le marché mobile semble faire rêver les groupes media traditionnels. Alors pour compléter ce court entretien, voici quelques réflexions personnelles sur ce nouveau marché.

Tout d’abord, un constat : le mobile est devenu une part significative du trafic web et cette tendance va s’accentuer. Les appareils sont de plus en plus performants et capables. Les consommateurs de smartphone sont de bons clients prêts à payer. Les nouvelles fonctions des smartphones ouvrent des opportunités (géolocalisation, near-field communication, connexion permanente, appareil photo et vidéo, etc.) et suscitent de nouvelles habitudes.

Malheureusement, il y a aussi des risques. L’accès aux consommateurs passe par un gatekeeper qui limite la fixation du prix, les contenus et les possibilités d’interaction. Le marché est fragmenté entre trois ou quatre plateformes. Il y a des limitations légales et réglementaires (par exemple le copyright par pays ou région). Enfin une application mobile, comme tout développement d’application, comporte des risques et des coûts non négligeables.

Aujourd’hui, il semble donc que les media belges soient encore frileux. Il existe bien quelques initiatives coordonnées (je pense à Immovlan par exemple) mais une stratégie qui englobe le mobile parmi tous les autres outils marketing semble faire souvent défaut [ce n’est que mon avis].

Il y a pourtant des pistes intéressantes à explorer. Tout d’abord, les media doivent réfléchir à la répartition entre contenu payant et gratuit. Ces deux types de contenu nécessitent des stratégies différentiées. Je ne suis pas certain qu’une application mobile soit nécessaire à un grand quotidien, par exemple. Ensuite, il y un gisement d’innovation à trouver dans la convergence entre IT et production de contenu (à la OWNI). Troisièmement, je pense que l’ère du mass media généraliste est dernière nous. Ce type de contenu perd de la valeur au profit de l’information spécialisée, de l’information de proximité et des analyses pointues. Enfin, ce qui est gratuit n’est pas forcément sans valeur. En effet, il ne faut pas oublier les effets de réseau. C’est tout le champ des media sociaux qu’il convient d’intégrer dans une stratégie, qu’elle soit mobile ou pas.

Je vais appliquer ces conseils à moi-même et m’arrêter là. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez me contacter. Maintenant que je suis expert à la télé, je fais payer. Je suis hors de prix.

Rire de tout

The world is full of risible little twerps.

One of the attributes of the British of which I am most proud is our reaction to Hitler and his regime: both during the war and subsequently, we’ve always found them so funny, so ridiculous.

It beggars belief, it is positively hilarious, that a whole country fell so completely in thrall to a posturing little prick like Hitler, who needed no help from our propagandists to look daft. […]

It’s perfectly possible – and important to our understanding of the human condition – to find that amusing, to laugh at the goose-stepping, the shouting and the pomposity, while simultaneously holding in our heads the tragic murderous consequences of Nazi power. That’s what makes the joke bite and also what reminds us that the massive disaster was human.

Churchill got this. It was no accident that he insisted on mispronouncing Nazi as « nar-zee » and referred disparagingly to « Corporal Hitler ». He wasn’t underestimating the scale of the threat or making light of people’s suffering. But he knew it was vital to remember that the evil men who were jeopardising civilisation were also risible little twerps.

We’ve always found Hitler hilarious, by