Festival International du Film Francophone de Namur

La RUN émettra en direct du cinéma Caméo de 19h30 à 21h à partir de demain et jusque jeudi prochain. On y parlera presqu’exclusivement de cinéma, durant le Festival International du Film Francophone qui se déroule à Namur.

Vous m’entendrez donc causer dans le poste de samedi à lundi ainsi que jeudi, quand je ne chipote pas avec la table de mixage. C’est aussi l’occasion de me gaver de courts métrages au point de saigner du nez. Joie, bonheur !

Si je ne suis pas mort d’épuisement, je ferai un petit sujet ce weekend au milieu des festivaliers, histoire de prendre la température. Et puisqu’un bonheur ne vient jamais seul, signalons aussi le festival RUN au Belvédère du 3 et 4 octobre prochains, pour célébrer en fanfare le passage à notre nouvelle fréquence, une fréquence qu’elle est mieux, qu’elle est plus belle, qu’elle a le poil brillant et la truffe humide. Si, si…

Publicités

Faut pas pousser « me meme » dans les orties

Un nouveau mème complètement débile, the me meme (mi mime) :

  1. Take a picture of yourself right now.
  2. Don’t change your clothes, don’t fix your hair…just take a picture.
  3. Post that picture with NO editing.
  4. Post these instructions with your picture.
me, myself and... me

me, myself and... me

From Paul Cobbaut’s blog‘s stupid category. 🙂

Et comme les chaînes, c’est con mais c’est bon : Thomasi, B. peut-être ? (niark, niark)

De l'existence de Dieu

Le Pape était à Paris il y a peu. J’ai suivi avec plaisir les réflexions de Koz sur le sujet. Son point de vue de chrétien catholique m’intéresse beaucoup, car les religions sont un sujet mal traité dans les médias traditionnels. Ils tombent souvent dans le sensationnel ou l’anecdotique.

Un billet sur Embruns m’a fait réfléchir à propos de la nature et de l’existence de Dieu. On y parle d’agnosticisme et d’athéisme. Le capitaine considère que l’agnosticisme est plus rationnel qu’une position athéiste dogmatique qui nie toute possibilité de Dieu et finalement confine à la croyance irrationnelle. Dans les commentaires, une réflexion m’a particulièrement intéressé : nommer Dieu, c’est admettre l’existence du concept, le décrire par la parole pour le faire exister. On retrouve ce genre d’idée dans les trois grandes religions monothéistes. Dieu est Verbe et crée le monde par la parole. Tout comme l’Homme (à son image, en somme) comprend le réel en le décrivant par les mots. Ce thème de la parole est présent dans les textes sacrés un peu partout : la révélation, les Évangiles, les textes des pères de l’Église.

Et c’est là qu’on revient à la raison. Une parole, un discours (logos), ce n’est pas que des mots, c’est aussi une construction, un raisonnement. C’est exactement pour cette raison que le Pape insiste sur le lien entre foi et raison. La question de l’existence de Dieu est accessible à la raison. Ce n’est pas parce qu’elle est indécidable (il n’existe pas de preuve formelle) ou infalsifiable (il n’y a pas d’expérience physique mesurable qui pourrait confirmer ou infirmer l’hypothèse) que cette question doit être rejetée, considérée comme inexistante. C’est peut-être de l’onanisme neuronal mais c’est intéressant.

Au delà de cette question métaphysique, il y a aussi la religion. Comme tout phénomène socio-culturel d’importance (au moins numériquement), il est intéressant à étudier. Considérer que parce que Dieu n’existe peut-être pas (agnosticisme) ou sûrement pas (athéisme pur et dur), toute religion est nulle et sans objet me semble être une analyse un peu courte. Justement, j’y reviendrai…

Les merveilles du monde : le cheese-burger

Les progrès de l’humanité sont étonnants. En quelques milliers d’années, quel chemin nous avons collectivement parcouru ! Aujourd’hui, l’objet de mon émerveillement est le cheese-burger de McDonald’s et plus généralement les remarquables apports de l’industrie agro-alimentaire à la civilisation occidentale.

DB2_6001

Le cheese-burger me fascine à chaque fois. Avez-vous jamais pensé au nombre d’ingénieurs, de diététiciens, de spécialistes du marketing qu’il a fallu pour concevoir ce hamburger ? Moi, si. La quantité des ingrédients, leur forme, leur qualité, leur goût, tout a été pensé dans ce repas qui tient dans la main : pas un ingrédient en trop, pas une goutte de sauce superflue. Dans son petit emballage en papier très pratique, il reste chaud assez longtemps. On peut le manger sans s’en mettre plein les doigts ou la figure. Un jeune enfant malhabile ou un homme d’affaires pressé peuvent le manger rapidement et sans taches.

On fait beaucoup de reproches à l’industrie agro-alimentaire, très légitimement. Mais que peut-on reprocher au cheese-burger ? Certes, ce n’est pas le repas le plus nutritif qui soit, mais ses apports caloriques sont raisonnables (20 ou 30 % des apports journaliers recommandés). Il est surtout parfaitement sans danger. Je n’aurais sans doute pas pu trouver un repas aussi bon marché, aussi nutritif et inoffensif il y a deux siècles. Et comme beaucoup d’européens à cette époque, je serais mort d’une simple infection ou d’une intoxication alimentaire.

Si l’industrie agro-alimentaire pollue, pousse les agriculteurs au gigantisme, elle assure aussi un apport nutritif plus que suffisant à tous, même aux plus pauvres. En revanche, il y a près d’un milliard d’humains qui souffrent de la faim, et cette même industrie n’y est pas étrangère. Étonnant paradoxe que l’industrie et ses techniques qui enrichissent le paysan du nord affament aussi le paysan du sud, non ? Pas vraiment, mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet.

Attachez vos ceintures

Samedi matin. Je donne cours jusqu’à midi. J’ai une demi-heure pour photocopier ces énoncés mais l’imprimante et la photocopieuse conspirent contre moi. La loi de Murphy est implacable.

Samedi après-midi. Ce weekend, c’était la Grande Braderie de Lille, une occasion de plus de revoir les amis. Je file prendre mon train mais le voyage fut particulièrement catastrophique. On perd le pantographe, on change de train(s), on patiente longtemps sur un quai venteux. Heureusement, le temps n’était pas trop mal.

Le reste de la soirée fut essentiellement composé de bière, de frites, de moules et de blagues vaseuses sur ces dernières. On finit par regarder le pavé et boire de la vodka polonaise dans des verres givrés. Je dépasse le mur du çon avec une histoire d’éponge à foutre et une blague raciste du plus mauvais goût.

Dimanche. Je rentre mollement à la maison, en espérant que le voyage se déroule (pour une fois) sans encombre. Le contrôleur s’étonne que mon billet aller-retour soit poinçonné deux fois hier. Je lui fais remarquer qu’habitant à Namur et repartant de Lille ce dimanche, j’aurais difficilement pu tromper la si diligente et performante SNCB, ainsi que la vigilance de son personnel dont l’acuité intellectuelle est légendaire (ce qui veut dire qu’elle est plus fantastique que réelle, donc). J’ai calmé mes envies de meurtre en écoutant David Bowie.

Divers. L’épisode pilote d’un podcast qui promet : Bonjour Bonsoir (point be). Peut-être les 17 plus belles minutes de votre vie. Satisfait ou remboursé.

Ce soir. Homosphère sera consacrée au cinéma LGBT, et plus particulièrement à son évolution ses dernières années. Normalisation ? Banalisation ? Le cinéma militant a-t-il fini par imposer des thèmes, une vision au cinéma plus mainstream ? Olivier, de l’association La Lucarne, sera là pour nous en parler.

Ça déménage (grave)

Le week-end dernier, j’ai déménagé. Un appartement plus grand, plus cher, plus beau. Mais je partage cet endroit avec un sympathique congénère qui en paye donc la moitié. Pas plus loin du boulot (15 minutes à pied) et plus central. Quelques photos :

Reste à déménager l’immatériel : changer d’adresse, résilier des contrats, en signer d’autres… J’essaye d’être systématique mais ça m’ennuie terriblement.

Qu’importe, je suis super bien dans mon nouveau chez moi. Et avec mon coloc’, on a quelques projets rigolos. Stay tuned…

P.S. : malheureusement, j’ai été contraint de rater le mariage d’un ami. La loose.