Évacuation créatrice

« Le vide dégagiste est d’abord celui du pouvoir, de celui qui l’incarne, de l’institution qui le représente. Fomenter le vide dégagiste, c’est accepter de se confronter au vide métaphysique devenu insupportable à l’homme occidental contemporain, ce vide effrayant auquel il prétend opposer, qu’il prétend combler à toute force par, le CONTRÔLE et le POUVOIR. Les rythmes et les pas ne nous appartiennent plus, il importe de les suivre, en cadence, AU PAS !, au point que nul mouvement et nulle harmonie ne sont plus possibles. C’est ce contrôle et ce pouvoir dont les dégagistes ne veulent plus, osant provisoirement le vertige et l’angoisse de leur absence, pour restaurer la possibilité de la contemplation, pour, après, recréer ou créer de toute pièce les espaces, les places, les lieux et les durées nécessaires à toute pensée et à toute vie, forcément poétique et politique. »

Dégagisme: polyphonie transtemporelle de subjectivité émancipatoire. Laurent d’Ursel, Xavier Löwenthal, Ivana Momcilovic pour le collectif MANIFESTEMENT

via jf le scour

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J'ai survécu au Startup Weekend Brussels

Ce weekend, j’ai participé au Startup Weekend Brussels organisé par Ramon, Leo et Gilbert au BetaGroup Coworking. Le principe de l’événement est simple : rassembler des porteurs de projets, des geeks, des marketeux, des designers et des curieux pendant une cinquantaine d’heures pour travailler. L’objectif est de présenter le dimanche soir une startup, une idée validée ou un premier prototype, à un jury d’experts. En chemin, chaque équipe aura appris, échangé, créé des liens et développé des compétences entrepreneuriales, avec l’aide de mentors.

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J’ai eu le plaisir de faire partie de l’équipe Cloud App Finder, un annuaire d’applications dans le cloud qui fournit des analyses et des conseils d’experts pour bien choisir en fonction de vos besoins, que vous soyez un particulier, un indépendant, une petite structure ou une entreprise moyenne. L’idée a été proposée par Florent et l’équipe était constituée de Pascal, Mehdi et Muriel. Le projet a obtenu le prix du “Most Promising Business”. Il faut souligner la contribution de nos mentors, en particulier Xavier Corman, Loïc Bar et Thibaud Elziere. (j’en oublie)

J’ai beaucoup apprécié l’expérience et j’espère que je pourrai participer encore plus activement à la prochaine édition. Je conseille aux passionnés de la création, quel que soit leur domaine, de rejoindre le mouvement. En tant que chercheur et universitaire, j’ai aussi trouvé l’exercice très rafraichissant. Je vais inviter mes collègues à “sortir du building” et aller à la rencontre de la communauté des startups pour prendre le pouls de l’industrie. Après tout, quand on prétend faire du génie logiciel, c’est la moindre des choses. Et puis c’est très amusant.

P.S. : Un lecteur attentif et exigeant (un bon lecteur, donc) me fait remarquer que mon article est très premier degré. J’assume. Je ne peux pas tout le temps faire rigololer les gens. Il s’agissait de mettre en lumière cet événement original et intéressant pour tous les professionnels de l’informatique. Comme je suis chercheur en informatique, vous comprendrez que ça m’intéresse. Comme je suis en train de monter une entreprise pour valoriser les travaux de mon laboratoire, vous comprendrez que ça m’intéresse doublement.

Il ne s’agit pas d’un “miroir aux alouettes”. C’est même rigoureusement l’inverse. Bien sûr, le monde des startups a tendance à pratiquer la pensée positive, parfois jusqu’à l’absurde. En l’occurrence, les mentors et le jury avaient pour objectif de “faire atterrir” les participants. Sur 11 équipes au départ, 9 ont survécu et une bonne moitié a fortement transformé l’idée initiale (parfois dans la douleur). Enfin, cela reste aussi un jeu. Un jeu sérieux mais un jeu tout de même. Les idées se ramassent à la pelle, c’est l’exécution qui est difficile.

Comment je suis devenu un expert

Je n’avais pas vraiment prévu de passer à la télé. Denis avait refilé mon numéro de téléphone au journaliste (salut Éric). Pour le lancement de leur application mobile, il voulait parler de stratégie des groupes media belges. Je ne suis aucunement spécialiste de tout ça mais j’observe, je butine avec curiosité. Pourquoi ne pas en discuter ? C’est un peu de cette manière, par hasard, que je suis devenu expert à la télé.

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Le marché mobile semble faire rêver les groupes media traditionnels. Alors pour compléter ce court entretien, voici quelques réflexions personnelles sur ce nouveau marché.

Tout d’abord, un constat : le mobile est devenu une part significative du trafic web et cette tendance va s’accentuer. Les appareils sont de plus en plus performants et capables. Les consommateurs de smartphone sont de bons clients prêts à payer. Les nouvelles fonctions des smartphones ouvrent des opportunités (géolocalisation, near-field communication, connexion permanente, appareil photo et vidéo, etc.) et suscitent de nouvelles habitudes.

Malheureusement, il y a aussi des risques. L’accès aux consommateurs passe par un gatekeeper qui limite la fixation du prix, les contenus et les possibilités d’interaction. Le marché est fragmenté entre trois ou quatre plateformes. Il y a des limitations légales et réglementaires (par exemple le copyright par pays ou région). Enfin une application mobile, comme tout développement d’application, comporte des risques et des coûts non négligeables.

Aujourd’hui, il semble donc que les media belges soient encore frileux. Il existe bien quelques initiatives coordonnées (je pense à Immovlan par exemple) mais une stratégie qui englobe le mobile parmi tous les autres outils marketing semble faire souvent défaut [ce n’est que mon avis].

Il y a pourtant des pistes intéressantes à explorer. Tout d’abord, les media doivent réfléchir à la répartition entre contenu payant et gratuit. Ces deux types de contenu nécessitent des stratégies différentiées. Je ne suis pas certain qu’une application mobile soit nécessaire à un grand quotidien, par exemple. Ensuite, il y un gisement d’innovation à trouver dans la convergence entre IT et production de contenu (à la OWNI). Troisièmement, je pense que l’ère du mass media généraliste est dernière nous. Ce type de contenu perd de la valeur au profit de l’information spécialisée, de l’information de proximité et des analyses pointues. Enfin, ce qui est gratuit n’est pas forcément sans valeur. En effet, il ne faut pas oublier les effets de réseau. C’est tout le champ des media sociaux qu’il convient d’intégrer dans une stratégie, qu’elle soit mobile ou pas.

Je vais appliquer ces conseils à moi-même et m’arrêter là. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez me contacter. Maintenant que je suis expert à la télé, je fais payer. Je suis hors de prix.