Causes et conséquences

Concernant le cas de notre ex-compatriote déchu de sa nationalité française, Jules dit :

Il est donc difficile de conclure que le droit français punit les homosexuels en les privant de nationalité. En réalité, la règle n’est que l’application du droit international privé.

C’est vrai.

Mais si la loi est claire, le législateur, lui, est hypocrite.

Bossuet dit :

Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

Quant à moi, je ris de ceux qui chérissent la liberté et l’unification européenne, mais déplorent qu’on laisse aux invertis la liberté de s’unir…

En France, il n'y a pas d'homosexuels

Une histoire bien rigolote (c’est de l’ironie) :

Imaginez un Français qui se marie à un Hollandais (aux Pays-Bas, bien sûr ! en France, vous n’y pensez pas). Et bien, le consulat a décidé qu’il n’était plus Français. Déchu de sa nationalité, c’est chouette, hein ?

Si on déchoit tous les gays de leur nationalité, il n’y aura bientôt plus d’homos en France… comme en Iran. Problème réglé.

D’après Eolas, notre ex-Français aurait pu attendre un peu. En effet, la convention appliquée dans ce cas vient d’être abrogée par la France… pour pouvoir naturaliser Carla Bruni !

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer.

Not all emails are the root of evil

Ce weekend, j’ai reçu un mail assez surprenant et plutôt agréable d’un ami que je n’ai pas vu depuis longtemps. Il m’a expliqué pourquoi il avait « gardé ses distances » et, parmi ses nombreuses raisons personnelles et professionnelles, il y avait aussi certains souvenirs communs. Comme il a été avec moi d’une étonnante sincérité, j’ai été obligé d’être sincère dans ma réponse. C’est étrange d’être sincère avec un vieil ami qu’on a pas vu depuis des années, alors qu’on ne dit pas forcément la vérité à ceux qu’on voit tous les jours. Et assez difficile aussi. In the end, je suis plutôt content de moi. Ça me change.

Note pour plus tard : continuer avec la sincérité. Au besoin, faire des copier-coller. 🙂

Gendarmes et voleurs

Philippe Bilger évoque dans un billet consacré à un affreux fait divers, la fascination que certains ressentent parfois pour les criminels. Il dit qu’on peut détester le crime sans forcément haïr les êtres humains qui les commettent, qu’on peut se désoler des conséquences du crime tout en se consolant un peu que la justice tente de les réparer :

S’émouvoir, partager la souffrance, avoir de la haine pour le crime et confiance dans la justice, pourquoi de telles solidarités et exigences seraient-elles suspectes ?

Et quel style !