Toréador en garde

La corrida est une pratique barbare, que rien ne peut justifier.

  • La corrida n’a pas d’intérêt économique. Elle ne sert pas l’agriculture. Après tout, qui voudrait tuer un animal reproducteur, particulièrement s’il est sélectionné ?
  • La corrida n’a aucun intérêt culturel. Ce serait aussi stupide que de dire que les mutilations sexuelles (excision ou circoncision) sont une bonne chose parce que c’est « la culture ».
  • Finalement, la corrida est un spectacle dégoûtant, qui est censé procurer du plaisir à la vue d’un animal mis à mort de la manière la plus cruelle.

J’ai bien peur que la corrida soit indéfendable… sauf apparemment pour le BVP, qui trouve que les campagnes anti-corrida de la SPA sont trop violentes. C’est la corrida qui est violente, pas le message. Poursuivre la lecture de « Toréador en garde »

Justice

« La justice humaine est […] pour moi ce qu’il y a de plus bouffon au monde ; un homme en jugeant un autre est un spectacle qui me ferait crever de rire, s’il ne me faisait pitié, et si je n’étais forcé maintenant d’étudier la série d’absurdités en vertu de quoi il le juge. Je ne vois rien de plus bête que le Droit, si ce n’est l’étude du Droit ; j’y travaille avec un extrême dégoût et ça m’ôte tout cœur et tout esprit pour le reste. »
Flaubert, correspondance

Retour de travail

Après un long silence, il est temps de s’y remettre… J’ai passé deux semaines fabuleuses à Lipari, une petite île italienne qui fait partie des Îles Éoliennes, au large de la Sicile. Pas pour les vacances, mais pour le travail, si, si. Les conditions sur place étaient d’ailleurs à la limite du supportable, la preuve :
Ballade à Vulcano
© Flavio Lombardi
Le thème de l’école d’été (comme ce nom sonne doux) était le génie logiciel en général. Voir le site. On a couvert à peu près tous les aspects, de la modélisation du domaine et des exigences jusqu’aux spécifications en passant par l’architecture. Et surtout, on s’est super bien marré !

Real politik

Le nouveau gouvernement de Nicolas Sarkozy compte plusieurs personnalités de gauche. Bien sûr, le PS est immédiatement tombé dans le panneau. Dans un geste plein d’élégance, d’ouverture d’esprit et de fair-play, François Hollande les a sur le champ vouées aux gémonies. On peut certes reprocher à ces personnes de ne pas avoir respecté la discipline du parti (pour ceux qui en sont). Mais on ne peut pas les attaquer sur leurs convictions. Bernard Kouchner ou Martin Hirsch ne sont ni des godillots, ni des pantins. Ils mesurent très bien le gain politique que Nicolas Sarkozy peut tirer de leurs ralliements. Mais ils savent aussi, et ces deux personnes en particulier croient fermement à l’action politique, que pour changer les choses, il vaut mieux être au gouvernement que dehors. Le PS n’a pas les moyens politiques d’appliquer son programme, si tant est qu’il en ait encore un. Et même s’ils étaient aux affaires, ils auraient comme d’habitude écarté Kouchner, un homme à la stature internationale incontestable, pour quelqu’un de moins bon. Je comprends donc parfaitement qu’un homme de conviction et d’action comme Kouchner ait choisi le maroquin plutôt que le strapontin. Et je leur souhaite bonne chance : il va quand même falloir supporter Christine, Michèle, Roger, Alain et les autres…

Et maintenant ?

Ça y est, Nicolas Sarkozy est élu… Et maintenant quoi ? J’espère que :

  • son parti va gagner les élections générales en juin pour avoir les moyens de ses (grandes) ambitions ;
  • il constituera un gouvernement large, au delà des fidèles, pour avoir l’appui du pays ;
  • le PS et le MD seront une force d’opposition crédible, qui discute avant de dire non.

Les soubresauts réactionnaires de quelques gauchistes sont déjà loin. Les blocages d’université sont levés, les manifestations sont finies. Il est temps d’agir. On sait déjà que François Fillon sera Premier ministre. Les ministres seront peu nombreux et les contours des ministères seront redéfinis. On nous promet des surprises, comme un grand « ministère du boulot » rassemblant croissance, emploi, relations sociales, etc. On parle aussi d’un grand « ministère du pognon » qui rassemblerait le Trésor et la Sécu. Espérons que les surprises soient bonnes.

Les nouvelles du front

Ségolène Royal promet l’apocalypse si Nicolas Sarkozy est élu. On croit rêver… Cette campagne sera vraiment allée de billevesées en conneries. Je crois qu’au Parti Socialiste, on touche le fond.