Catégorie : Humeur

  • Usine à wave

    Cet article est lié à celui de l’ami @ylebout qui explore les possibles usages de Google Wave. Vous trouverez sur cette page quelques observations concernant la technologie de Google Wave.

    En lançant une phase de test à grande échelle ((on parle de 100 000 invitations)), Google a introduit son nouveau service Google Wave de manière assez tonitruante. Mille moulins se sont soudainement mis à brasser de l’air tiède pour nous conter la prochaine révolution. L’ambition du produit est de réinventer le courrier électronique. Wave ajoute en effet plusieurs caractéristiques majeures au bon vieil email : des fonctionnalités d’édition collaborative, la gestion des versions d’un document, un aspect temps-réel et des contenus riches (genre web 2.0). Après plusieurs jours de tests intensifs, je suis en mesure de vous livrer quelques réflexions sur la technologie de Google Wave.

    mosaic_wave

    1. Une fédération ? Non, une guerre civile.

    Google Wave, comme toute l’infrastructure de Google, est basée sur le stockage distribué de l’information. Chaque machine, chaque centre de calcul renferme une part de l’immense masse de données que nous produisons tous les jours. Wave est basé sur une fédération de serveurs qui sont responsables du stockage et de la réplication des messages que vous envoyez. Le problème, c’est que dès que plusieurs personnes participent à une Wave, il devient impossible d’assurer l’intégrité des messages. Si un contrôle d’accès est garanti sur un serveur (c’est-à-dire que le contenu  d’un message est protégé), il peut fort bien ne plus l’être sur un autre. En d’autres termes, la sécurité du système repose sur la bonne collaboration entre tous les serveurs de la fédération. Wave est réduit au plus petit dénominateur commun, un grand tableau où tout le monde peut écrire et que tout le monde peut effacer comme il l’entend.

    2. Révisionnisme

    L’ennui quand tout le monde peut collaborer en même temps à un document et qu’on a aucun moyen de l’empêcher, c’est qu’on ne sait plus qui a écrit quoi. Heureusement, Wave garde les traces de tous les changements successifs et permet d’explorer toutes les versions d’un document avec sa fonction playback. Malheureusement, cette fonctionnalité est inutilisable, même quand elle n’est pas en panne. Si l’édition d’un wiki suit toujours une séquence linéaire, un document Wave comporte de nombreux branchements. S’il n’est pas impossible de stocker toutes les versions, il est très difficile de les présenter utilement à l’utilisateur.

    wave_resources

    3. La programmation sans peine

    Google Wave permet à tout développeur web de devenir du jour au lendemain un programmeur d’application. Quelques lignes de XML, un peu de JavaScript et vous voilà devenu ingénieur logiciel. C’est la promesse, cent fois réitérée, des éditeurs de langages de 4e génération et autres technologies déclaratives. Cela ne change rien au problème fondamental de l’industrie informatique : une certaine tolérance pour la médiocrité. Vous trouverez donc dans Wave un grand choix d’extensions et d’applications mal écrites ou moches (quand elles fonctionnent) ou simplement en panne (ce qui est moins grave). Le grand danger, c’est qu’un développeur un peu moins bête que la moyenne n’utilise la crédulité de ses contemporains pour leur soutirer des informations sensibles. Les extensions qui vous proposent de faire transiter vos informations de facebook à twitter ou flickr (en général assez mal, d’ailleurs) via Wave, sont-elles seulement sûres ? Rien ne l’est moins.

    4. Tais-toi et rame !

    Je pensais finir sur une note optimiste en saluant la prouesse technologique. Mais il faut se rendre à l’évidence. Google Wave suffoque n’importe quelle machine, épuise tous les navigateurs web (y compris Google Chrome). La page d’accueil de Google Wave représente près de 4 Mo de données à télécharger (dont 400 ko de scripts). Elle prend entre 5 et 10 secondes à charger avec un navigateur dernière génération. La transmission en temps réel des caractères représente à peu près 1 ko par touche tapée, soit un rendement de 1 pour mille. Vingt ans après, Google invente l’IRC le moins efficace de sa génération. Bref, Wave est une infâme usine à gaz, une pompe à Shadoks, un rocher de Sisyphe. Google Wave, c’est les performances du Minitel avec les technologies du web 2.0. Google Wave, c’est la plus belle roue carrée jamais réinventée. Google Wave, c’est une réécriture complète de NCSA Mosaic en HTML. En somme, c’est une solution alambiquée à un problème qui n’existe pas. C’est très geek, c’est très beau et c’est très inutile.

    conversation

  • Les doigts dans le pot de confiture

    Gonzague a attrapé des blogueurs influents en flagrant délit de petit mensonge. En payant des blogueurs, les annonceurs tentent, paradoxalement, d’acheter de l’amateurisme. En retour, nous lecteurs sommes en droit d’exiger un peu de transparence.

    La recette pour faire du buzz ? Se taper quatre blogueurs influents d’un coup. Plusieurs billets échangés. Dont une vidéo. Avec de l’amitié, de l’argent… mais pas de sexe.

    Et puis, il faut avouer qu’il est mignon quand il s’énerve. :-p

  • Retour vers le futur antérieur : la télévision sur mobile

    Vous aimez la télévision ? Vous aimeriez la regarder en dehors de chez vous : dans le train, quand vous faites la file à la poste, dans la salle d’attente de votre dentiste… Avec la télévision numérique hertzienne (la TNT) et les téléphones mobiles à grand écran (les smartphone), il est techniquement possible de le faire.

    Malheureusement, la télévision a un gros problème. Ce n’est pas la qualité la plus souvent déplorable des programmes. Non, le vrai problème, le seul problème d’après les opérateurs de téléphonie mobile, c’est que c’est gratuit. Et ça, mon Dieu, c’est le plus grand crime de la télévision. Imaginez-vous une fonctionnalité disponible sur un téléphone que votre opérateur ne pourrait pas exploiter pour vous rançonner, dont il ne pourrait tirer des bénéfices exagérés, d’autant plus si cette fonction ne lui coûte rien ? Soyons sérieux.

    fail owned pwned pictures

    Heureusement, nos opérateurs sont des « leaders de l’innovation ». Quand on travaille dans la « haute-technologie » en permanence, ce n’est pas étonnant. D’abord, les génies de SFR en France viennent d’inventer le premier forfait bloqué non-stop illimité sans risque de dépassement. On pense à une parodie mais non, c’est très sérieux et tout ça pour vendre les programmes de MTV aux jeunes. Je ne peux m’empêcher de voir à l’œuvre une sorte de darwinisme social, seuls les plus abrutis succomberont à ce genre de proposition. Elle devrait donc rencontrer un grand succès.

    Ensuite, nous avons les « grands innovateurs » de Mobistar en Belgique, qui présentent leur solution de télévision via téléphone mobile. Vingt chaînes sont disponibles via l’iPhone sur le portail dédié à l’appareil. En particulier, toutes les chaînes de la RTBF sont proposées et vous pouvez constater l’enthousiasme béat des vieux pontes de la Télévision d’État.

    Je suis l’heureux possesseur d’un iPhone dernière génération et j’ai donc pu tester cette solution. Le portail, remanié pour l’occasion, est très joli. La qualité de l’image est très moyenne, alors qu’un récepteur TNT portable pourrait offrir une vraie qualité HD. L’offre est bridée et disponible uniquement à travers le réseau Mobistar (pas de wifi). L’offre est très limitée, un peu à l’image de SFR, car elle est au prix de 0,5€ par jour pour 1h maximum. Bref, Mobistar nous propose un grand bond en arrière pour visionner du contenu gratuit ((France 24 est proposée par Mobistar dans leur bouquet, par exemple. Je vous conseille plutôt leur application. Elle vous permettra de regarder la chaîne gratuitement, via la 3G ou le wifi.)) au prix incroyable de 15€ par mois, dans des conditions dignes du web d’il y a 10 ans. Merci de continuer à nous faire rêver. Connards.

    Si j’avais le monopole de l’air, j’en vendrais moi aussi en bouteille.

    P.S. : des précisions utiles sur l’offre Mobistar chez BelgoIT. C’est encore pire que je croyais.

  • Mon kyste pilonidal, ou « j'ai deux trous de cul et je le vis bien »

    Avertissement et note liminaire : je vais vous raconter le banal ennui de santé qui m’occupe actuellement. Absolument rien de grave, je le jure. C’est même franchement rigolo si comme moi, vous aimez la médecine, les blouses blanches et les détails gores. Cependant, ne cherchez pas ici autre chose que mon expérience et ma modeste compréhension des événements. Pour des conseils médicaux, préférez des professionnels de santé diplômés.

    Comme tous les imbéciles heureux en bonne santé, j’ai durant mes presque trente années d’existence toujours échappé aux maladies graves. Cette fois-ci ne fait pas exception.

    Depuis plusieurs mois, un kyste se formait sous ma peau au niveau du sacrum dans mon sillon ((ô combien labouré)) interfessier. C’est une façon polie de dire que j’avais une petite boule au début de la raie du cul. C’est ce qu’on appelle un kyste pilonidal. Étant du genre soucieux de ma santé et de mon anatomie ((et celle des autres aussi, d’ailleurs)), je surveillais donc attentivement la croissance de cette boule, qui n’était heureusement que très légèrement douloureuse. Comme tout kyste inflammé, celui-ci avait néanmoins fini par devenir franchement douloureux et par se fistuliser (c’est à dire trouver la lumière).

    Male_human_buttocks

    La première étape du traitement fut de combattre l’inflammation. Pour cela, on m’a prescrit des antibiotiques à forte dose. Après avoir découvert que j’étais allergique à la pénicilline (et failli y passer en faisant un petit choc anaphylactique), j’ai finalement obtenu un kyste sans infection. Ce qui, vous l’avouerez, ne nous avance pas beaucoup.

    La deuxième étape consiste à retirer le kyste chirurgicalement. Une simple rachianesthésie suffit et 15 minutes plus tard, vous voilà avec un deuxième trou. Le chirurgien commence par injecter du bleu de méthylène pour repérer le kyste et les éventuelles fistules associées. Il retire ensuite toute la zone de peau, presque jusqu’à l’os du sacrum ((j’avais dit que c’était un peu gore, hein…)). Dans mon cas, ayant hérité d’un dos pourri ((merci maman 🙂 )), l’anesthésiste n’a pas réussi à m’endormir le rachis et j’ai donc eu droit à une anesthésie générale. J’aurais vraiment préféré discuter avec mon chirurgien… ((sans blague !)) Tant pis.

    Je me suis réveillé allongé, pansé et en très grande forme. Il faut savoir que l’opération ne consiste ni plus ni moins qu’à réaliser un beau cratère de quelques centimètres. C’est assez impressionnant mais dans mon cas, ce n’est presque pas douloureux. Oui, j’ai un trou béant ((enfin plus que le premier, quoi)) et j’ai même pas mal. Dans la plupart des cas, il est déconseillé de refermer la plaie. Il faut au contraire la laisser cicatriser lentement. Cela garantit une guérison complète et évite les infections et les récidives. L’inconvénient de la technique, c’est qu’un gentil infirmier viendra tous les jours pendant au moins un mois vous tripoter le derrière pour refaire votre pansement. Un pansement sanguinolent avec une mèche de 40 cm. Soooo sexy.

    On dit parfois de nos chers disparus qu’ils sont morts d’une longue et cruelle maladie. Quant à moi, je survivrai sans doute très bien à cette longue maladie rigolote. J’ai vraiment beaucoup de chance.

    Pour en savoir plus :

    Signé : Monsieur Mal-au-pète

  • Des queues de cerises

    Fin août est arrivé un nouvel opérateur téléphonique mobile en Belgique : Cherry. La sortie s’est faite dans un relatif silence, malgré quelques articles. En effet, le marché belge est mis en coupe réglée par trois familles mafieuses opérateurs. Pourtant, il s’agit d’une première mondiale. La technologie mixte Wifi-GSM est très prometteuse et l’offre commerciale est innovante. Le plus influent d’entre nous (aka Vincent) vous en donnera les détails mieux que moi. ((ainsi que sur le site web, qui tue sa maman, comme d’hab’ 😉 ))

    cerises

    L’indifférence suscitée par l’offre est fort regrettable car cette technologie pourrait à elle seule redéfinir le marché. Elle pourrait. Mais ça n’arrivera pas et ceci pour deux raisons. D’abord, Cherry ne possède ni ne gère d’équipements GSM et doit pour fonctionner acheter des communications en gros à l’un des trois autres opérateurs en place. C’est ce qu’on appelle un MVNO, un opérateur mobile virtuel. Mais à cause de la technologie Wifi, elle doit aussi avoir accès à certains équipements techniques de l’opérateur hôte. Les trois parrains de la Camorra opérateurs vivent sur une confortable rente de situation et n’ont aucun intérêt à faciliter la vie d’un nouvel entrant, surtout s’il a pour objectif de faire diminuer la taille du gâteau.

    Deuxième problème pour Cherry, leur technologie nécessite une modification importante du logiciel des téléphones. Pour l’instant, seuls certains systèmes d’exploitation plutôt milieu ou haut de gamme sont supportés, pour des terminaux en général assez coûteux. Pas de bol, l’iPhone n’est pas encore de ceux-là. Je vous entends déjà dire : quelle surprise ! Mais soyons juste. Si une telle modification du système d’exploitation est impossible sur l’iPhone, ce n’est pas uniquement dû au fait que la marque à la pomme n’aime pas les cerises. C’est d’abord parce que toutes les fonctions de tous les téléphones GSM de la planète sont dictées par leurs clients : les opérateurs GSM.

    Presque partout (sauf la Belgique, d’ailleurs), les associations de malfaiteurs opérateurs subventionnent les appareils. Ils possèdent la clé d’entrée de leur réseau et protègent leur rente avec la dernière avidité. Chaque appareil est doté d’un numéro identifiant unique (le fameux IMEI) et peut être localisé ou banni du réseau. Pour des raisons techniques, bien sûr… Bref, si vous n’avez toujours pas de télévision numérique terrestre sur votre mobile, c’est à cause grâce à eux. Tout cela augure assez mal du succès commercial de Cherry, malgré une technologie remarquable. À moins qu’ils soient absorbés par l’un des opérateurs (je vous laisse deviner) mais c’est une autre histoire…

    Fais-moi du couscous chéri, par Richard Gotainer

  • C'est la rentrée !

    Je reprends activement du service sur ce blog. Finie la vie de Bohème, les fêtes VIP de la RTB et autres joyeusetés… maintenant, c’est du sérieux.

    rtbf dj experience

    Au programme cette semaine : une recette d’iPhone à la cerise pas très digeste, Tata et ses conseils mode/beauté((épilation de l’anus ou quelque chose comme ça…)) et du cinéma avec des nazis. Entre autres.

    You’re welcome.

  • Go ahead, make my day

    Le Monde diplomatique a publié récemment une critique de l’œuvre de Clint Eastwood. Si son analyse est assez pertinente sur les caractéristiques des sujets que le cinéaste a traités en quarante ans de carrière, leur lecture marxiste est assez irritante.

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    Philippe Person commence par rendre hommage au talent de faiseur du cinéaste et à son charisme. Ce point est difficilement contestable, même si l’on peut lui reprocher un certain académisme. La critique porte en fait exclusivement sur les thèmes du cinéma Eastwoodien : d’abord, une vision passéiste et réactionnaire de l’Amérique ; ensuite, une fascination pour l’individu, sans égard pour la société ; puis, son attitude élitiste et aristocratique ; finalement, son goût prononcé pour la liberté.

    Eastwood est peut-être le cinéaste de la nostalgie. Avec une telle carrière, tant de rôles archétypes, ce n’est pas surprenant. Cela n’en fait pas automatiquement un cinéaste réactionnaire. En s’attachant à l’individu plus qu’à la société, il se pourrait qu’Eastwood soit avant tout un cinéaste de l’intime. En s’attachant à des héros qui s’écartent du troupeau, il se pourrait qu’au lieu d’être un fasciste, il soit plus intéressé par la transcendance que le matérialisme. Enfin, son goût pour la liberté n’est égalé que par son insistance sur la responsabilité personnelle. Son héros finit souvent par payer son intransigeance.

    En somme, ce qui échappe au critique, c’est le sourd désespoir, la profonde désillusion des films de Clint Eastwood. Tous ces héros solitaires, cherchant vengeance et rédemption, expriment aussi le désarroi de l’Homme face à son époque : un héros seul face à ses démons, à son destin, que la société rejette. Eastwood n’est jamais très loin de la tragédie et ses héros se débattent dans la mélasse morale, contre eux-mêmes tout autant que contre la société. Ce désespoir fait du cinéma eastwoodien un récit paradoxalement très contemporain. En montrant les turpitudes de losers célestes dans un monde tel qu’il est, froid et individualiste, il est bien plus actuel qu’un cinéma social à message, désincarné dans l’idéologie.

  • Autant en emporte le vent

    Ce dimanche matin, j’étais tranquille, j’étais peinard ((accoudé au flipper)), le portable sur les genoux, confortablement vautré dans mon lit. Je tente de regarder les nouvelles du monde, la vie sur twitter… Rien. Internet ne marche plus. Il y a deux hypothèses qui peuvent expliquer la panne : (1) la guerre de sécession vient d’éclater, la Wallonie est séparée de la Flandre et toutes les communications sont coupées à la frontière linguistique ; (2) Scarlet, ma fournisseuse d’accès, est en panne pour une raison indépendante de sa volonté (coulée de boue, pluie de sauterelles, cyclone). D’après Guillaume d’Occam, l’hypothèse numéro 2 est la plus probable.

    Scarlet réalise qu'elle a un peu foiré sa communication
    Scarlet réalise qu’elle a un peu foiré sa communication

    Aujourd’hui, qu’apprends-je ? Que lis-je ? J’avais tort, une troisième explication s’impose. Scarlet avait programmé des travaux d’amélioration de ses installations : l’ajout d’une alimentation électrique de secours dans son data center. Ce n’est pas vraiment une opération simple, ce genre de choses prend un peu plus de temps que de changer un fusible ou redémarrer un serveur. Bref, c’était prévu depuis longtemps.

    Alors je suis colère. Non, mam’selle Scarlet, vous ne communiquez pas. Vous avez négligé d’envoyer un courrier électronique annonçant les travaux, ce qui pour un fournisseur d’accès internet fait un peu tache, il faut avouer. Que vous ayez rencontré des problèmes lors de l’opération passe encore, que vous ayez négligé de prévenir vos clients des risques de coupure, c’est lamentable. La prochaine fois, quand vous programmerez des travaux, vous penserez aussi à programmer un billet sur votre blog.

    Désolé ma pauvre fille mais tes excuses, c’est du vent.

    EDIT: un lecteur qui souhaite rester anonyme (mais qui est bien informé) m’apprend qu’en plus, ils en ont profité pour faire d’autres opérations de maintenance. Tant qu’à merder, autant que ce soit avec le maximum de risque, hein ?

  • Obama a du chien

    Un montage ? Probablement pas.
    Une faute de goût ? Sans doute.

    Barack Obama et un chien

  • Visite éclair au BetaGroup #11

    Après m’être longuement perdu dans le campus du Solbosch, j’ai finalement atterri dans l’auditoire Chavanne pour écouter les deux dernières présentations. Pascal a fait un très bon résumé du BetaGroup sur BelgoIT, je vais juste donner mes impressions :

    • Radionomy me rappelle furieusement la blague de xkcd sur la synthèse vocale des commentaires YouTube. L’intérêt est donc énorme, on va enfin se rendre compte de l’inanité de ce qu’on écrit sur twitter et facebook. Merci.
    • Percussa, on dirait le nouveau nabaztag. Un truc de niche qui sombrera bien vite dans l’oubli.
    • Razwar m’a rappelé l’époque des startups 1.0. Pas sûr que ça rencontre un succès autre que d’estime.
    • Cherry est une très chouette techno qui se fera évidemment génocider par nos amis les opérateurs mobiles pour préserver leur rente de situation. Les investisseurs peuvent espérer se faire acheter/enterrer. Aux collaborateurs, je conseille de commencer à chercher du boulot…
    • Karzoo fait du co-voiturage et Nearyoo de la géolocalisation. Moi je vois une synergie. Deux services sympas qui ne gagneront probablement jamais assez d’argent pour durer.

    Sinon, on a parlé web et bu de la bière. Une bonne soirée, donc…

    Pour finir, on signalera que plus d’infos sur les membres et les activités sont disponibles sur le site du BetaGroup, les vidéos des présentations sont chez RTBF Labs et que le test des rasoirs Razwar (mouarf) a été réalisé au péril de son épiderme par somebaudy.

    EDIT – P.S. : je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas lui sauter dessus. Je m’assagis avec les années… :-p