Auteur/autrice : francbelge

  • Des queues de cerises

    Fin août est arrivé un nouvel opérateur téléphonique mobile en Belgique : Cherry. La sortie s’est faite dans un relatif silence, malgré quelques articles. En effet, le marché belge est mis en coupe réglée par trois familles mafieuses opérateurs. Pourtant, il s’agit d’une première mondiale. La technologie mixte Wifi-GSM est très prometteuse et l’offre commerciale est innovante. Le plus influent d’entre nous (aka Vincent) vous en donnera les détails mieux que moi. ((ainsi que sur le site web, qui tue sa maman, comme d’hab’ 😉 ))

    cerises

    L’indifférence suscitée par l’offre est fort regrettable car cette technologie pourrait à elle seule redéfinir le marché. Elle pourrait. Mais ça n’arrivera pas et ceci pour deux raisons. D’abord, Cherry ne possède ni ne gère d’équipements GSM et doit pour fonctionner acheter des communications en gros à l’un des trois autres opérateurs en place. C’est ce qu’on appelle un MVNO, un opérateur mobile virtuel. Mais à cause de la technologie Wifi, elle doit aussi avoir accès à certains équipements techniques de l’opérateur hôte. Les trois parrains de la Camorra opérateurs vivent sur une confortable rente de situation et n’ont aucun intérêt à faciliter la vie d’un nouvel entrant, surtout s’il a pour objectif de faire diminuer la taille du gâteau.

    Deuxième problème pour Cherry, leur technologie nécessite une modification importante du logiciel des téléphones. Pour l’instant, seuls certains systèmes d’exploitation plutôt milieu ou haut de gamme sont supportés, pour des terminaux en général assez coûteux. Pas de bol, l’iPhone n’est pas encore de ceux-là. Je vous entends déjà dire : quelle surprise ! Mais soyons juste. Si une telle modification du système d’exploitation est impossible sur l’iPhone, ce n’est pas uniquement dû au fait que la marque à la pomme n’aime pas les cerises. C’est d’abord parce que toutes les fonctions de tous les téléphones GSM de la planète sont dictées par leurs clients : les opérateurs GSM.

    Presque partout (sauf la Belgique, d’ailleurs), les associations de malfaiteurs opérateurs subventionnent les appareils. Ils possèdent la clé d’entrée de leur réseau et protègent leur rente avec la dernière avidité. Chaque appareil est doté d’un numéro identifiant unique (le fameux IMEI) et peut être localisé ou banni du réseau. Pour des raisons techniques, bien sûr… Bref, si vous n’avez toujours pas de télévision numérique terrestre sur votre mobile, c’est à cause grâce à eux. Tout cela augure assez mal du succès commercial de Cherry, malgré une technologie remarquable. À moins qu’ils soient absorbés par l’un des opérateurs (je vous laisse deviner) mais c’est une autre histoire…

    Fais-moi du couscous chéri, par Richard Gotainer

  • C'est la rentrée !

    Je reprends activement du service sur ce blog. Finie la vie de Bohème, les fêtes VIP de la RTB et autres joyeusetés… maintenant, c’est du sérieux.

    rtbf dj experience

    Au programme cette semaine : une recette d’iPhone à la cerise pas très digeste, Tata et ses conseils mode/beauté((épilation de l’anus ou quelque chose comme ça…)) et du cinéma avec des nazis. Entre autres.

    You’re welcome.

  • Offline

    Pour le reste de la semaine, j’aurai normalement cette vue là.

    La plage de Poulfoën
    La plage de Poulfoën

    Je serai de retour la semaine prochaine. Soyez sages.

  • Go ahead, make my day

    Le Monde diplomatique a publié récemment une critique de l’œuvre de Clint Eastwood. Si son analyse est assez pertinente sur les caractéristiques des sujets que le cinéaste a traités en quarante ans de carrière, leur lecture marxiste est assez irritante.

    Harry_Callahan.JPG

    Philippe Person commence par rendre hommage au talent de faiseur du cinéaste et à son charisme. Ce point est difficilement contestable, même si l’on peut lui reprocher un certain académisme. La critique porte en fait exclusivement sur les thèmes du cinéma Eastwoodien : d’abord, une vision passéiste et réactionnaire de l’Amérique ; ensuite, une fascination pour l’individu, sans égard pour la société ; puis, son attitude élitiste et aristocratique ; finalement, son goût prononcé pour la liberté.

    Eastwood est peut-être le cinéaste de la nostalgie. Avec une telle carrière, tant de rôles archétypes, ce n’est pas surprenant. Cela n’en fait pas automatiquement un cinéaste réactionnaire. En s’attachant à l’individu plus qu’à la société, il se pourrait qu’Eastwood soit avant tout un cinéaste de l’intime. En s’attachant à des héros qui s’écartent du troupeau, il se pourrait qu’au lieu d’être un fasciste, il soit plus intéressé par la transcendance que le matérialisme. Enfin, son goût pour la liberté n’est égalé que par son insistance sur la responsabilité personnelle. Son héros finit souvent par payer son intransigeance.

    En somme, ce qui échappe au critique, c’est le sourd désespoir, la profonde désillusion des films de Clint Eastwood. Tous ces héros solitaires, cherchant vengeance et rédemption, expriment aussi le désarroi de l’Homme face à son époque : un héros seul face à ses démons, à son destin, que la société rejette. Eastwood n’est jamais très loin de la tragédie et ses héros se débattent dans la mélasse morale, contre eux-mêmes tout autant que contre la société. Ce désespoir fait du cinéma eastwoodien un récit paradoxalement très contemporain. En montrant les turpitudes de losers célestes dans un monde tel qu’il est, froid et individualiste, il est bien plus actuel qu’un cinéma social à message, désincarné dans l’idéologie.

  • Autant en emporte le vent

    Ce dimanche matin, j’étais tranquille, j’étais peinard ((accoudé au flipper)), le portable sur les genoux, confortablement vautré dans mon lit. Je tente de regarder les nouvelles du monde, la vie sur twitter… Rien. Internet ne marche plus. Il y a deux hypothèses qui peuvent expliquer la panne : (1) la guerre de sécession vient d’éclater, la Wallonie est séparée de la Flandre et toutes les communications sont coupées à la frontière linguistique ; (2) Scarlet, ma fournisseuse d’accès, est en panne pour une raison indépendante de sa volonté (coulée de boue, pluie de sauterelles, cyclone). D’après Guillaume d’Occam, l’hypothèse numéro 2 est la plus probable.

    Scarlet réalise qu'elle a un peu foiré sa communication
    Scarlet réalise qu’elle a un peu foiré sa communication

    Aujourd’hui, qu’apprends-je ? Que lis-je ? J’avais tort, une troisième explication s’impose. Scarlet avait programmé des travaux d’amélioration de ses installations : l’ajout d’une alimentation électrique de secours dans son data center. Ce n’est pas vraiment une opération simple, ce genre de choses prend un peu plus de temps que de changer un fusible ou redémarrer un serveur. Bref, c’était prévu depuis longtemps.

    Alors je suis colère. Non, mam’selle Scarlet, vous ne communiquez pas. Vous avez négligé d’envoyer un courrier électronique annonçant les travaux, ce qui pour un fournisseur d’accès internet fait un peu tache, il faut avouer. Que vous ayez rencontré des problèmes lors de l’opération passe encore, que vous ayez négligé de prévenir vos clients des risques de coupure, c’est lamentable. La prochaine fois, quand vous programmerez des travaux, vous penserez aussi à programmer un billet sur votre blog.

    Désolé ma pauvre fille mais tes excuses, c’est du vent.

    EDIT: un lecteur qui souhaite rester anonyme (mais qui est bien informé) m’apprend qu’en plus, ils en ont profité pour faire d’autres opérations de maintenance. Tant qu’à merder, autant que ce soit avec le maximum de risque, hein ?

  • Liens délicieux du 07/29/09

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  • Obama a du chien

    Un montage ? Probablement pas.
    Une faute de goût ? Sans doute.

    Barack Obama et un chien

  • Liens délicieux du 07/28/09

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  • Liens délicieux du 07/20/09

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