Wikileaks : rions un peu avec la presse

Vous avez entendu parler de wikileaks ? Forcément un petit peu. Personne n’a pu vraiment échapper au battage autour de ses récentes activités. En effet, wikileaks a mis au jour et publié, de manière contrôlée et fort habile d’ailleurs, 250 000 1 500 mémos diplomatiques confidentiels en provenance des ambassades et représentations américaines de la planète. Pourtant, celui qui imaginait un déferlement de secrets inavouables sur l’assassinat de John F. Kennedy ou l’alunissage de Neil Armstrong sera un peu déçu. Pas de révélations fracassantes mais plutôt un coup d’oeil sur l’activité quotidienne du système diplomatique de la puissance impériale, d’un réseau forcément très étendu.

Ce que ces télégrammes formatés et normalisés révèlent, c’est plutôt une partie de la vision américaine du monde tel qu’il est. Difficile de trouver des divergences d’avec ce qu’un observateur averti pouvait attendre. Pas de croustillant, juste la confirmation que finalement, les américains observent le monde et qu’on est souvent d’accord avec eux. Berlusconi est un con, Sarkozy est un excité, les Chinois ont de l’ambition, les Russes comptent bien défendre leur puissance passée, les pays arabes détestent l’Iran. Ouais. Il faudrait être naïf pour trouver ça surprenant.

Ce qui est très plaisant, en revanche, c’est de trouver dans ces synthèses des opinions parfois tout à fait personnelles de diplomates. Certains livrent dans ces télégrammes leur vision partiale et assumée des autres et du monde, alliés ou ennemis. Pourquoi une telle liberté de ton ? Mais parce que ces télégrammes sont secrets, justement. Vous serez ravis d’apprendre que le premier conseiller diplomatique français considère Hugo Chavez comme un « fou » qui « transforme son pays en un nouveau Zimbabwe ». À défaut d’être polie, la remarque n’est pas dénuée de vérité.

Mais là où ces télégrammes font très fort, c’est que certains ont du style. Le récit de la visite du Prince Andrew d’Angleterre (le fils de la Reine) au Kyrgyzstan vaut carrément son pesant de rigolade. On sent l’observateur américain très amusé par cet aristocrate abrupt, patriote jusqu’à l’absurde et anglais jusqu’au fond du slip. Les tirades du Prince et ses jugements à l’emporte-pièce prennent un savoureux relief, à lire l’ambassadeur. Ce portrait au vitriol se termine par la citation d’un sujet de sa gracieuse majesté (ou plutôt, comme dit l’auteur en parlant du Prince, un sujet de sa mère): “What a wonderful representative for the British people! We could not be prouder of our royal family!” La diplomatie américaine peut être fière de ses fonctionnaires.

En fait, ces télégrammes illustrent en creux la médiocrité de la presse française. C’est Slate qui s’exclame « un Pulitzer pour les diplomates ! » Ah, si seulement les diplomates étaient journalistes… C’est dommage, s’il y avait de bons journalistes en France, ces cables, ces informations confidentielles, seraient connues depuis longtemps. Le fait que ces révélations soient une bonne ou une mauvaise chose est une autre question. Finalement, cet autre cable diplomatique américain a bien raison : les journalistes français se prennent trop souvent pour des intellectuels et leur consaguinité avec le pouvoir en fait de très médiocres enquêteurs. Ou comme dit le Prince Andrew : “All of this sounds exactly like France.”

EDIT: Alex Hervaud a raison.

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Coupe du Monde

Que d’attente, que d’impatience, que de fébrilité ! Il y a quelques jours devaient être annoncés les résultats de la sélection des pays organisateurs des prochaines coupes du monde de football. Voilà maintenant la réponse : La Russie organisera le Mondial 2018. Le Qatar organisera la coupe de monde 2022. La candidature belgo-néerlandaise n’a pas été retenue, par manque de pétro-dollars, sans doute.

J’ai vu surgir un débat intéressant dans le microcosme de twitter – d’autant plus intéressant qu’il est aussi à la une du Soir, le grand quotidien belge francophone. Pour ou contre la coupe du monde ? Pas pour ou contre le principe (encore que la question puisse être posée) mais pour ou contre son organisation en Belgique.

Les uns, soutenant que c’est une excellente opération économique et de communication, sans parler de la liesse populaire, étaient farouchement pour. Les stades sont délabrés, les emplois à la clef seront nombreux, le commerce et toutes les télés du monde tourneront à plein régime. Les autres, considérant qu’il y avait beaucoup d’argent à dépenser et pas grand chose à gagner dans un spectacle éphémère, dédaignant le football comme un sport de rustres, étaient farouchement contre.

Je vais vous donner mon opinion tout de suite, qu’on s’en débarasse car elle n’a, après tout, pas beaucoup d’importance : j’étais plutôt opposé à l’idée. Non pas que je pense que la Belgique n’avait aucune chance ou que le spectacle en eût été moins intéressant. Je ne dédaigne pas la ferveur quand elle est sincère. La Belgique avait parfaitement les moyens d’organiser cette grande rencontre sportive planétaire. Je pense juste que ces moyens seraient bien mieux employés à autre chose.

En effet, la performance économique d’une telle opération, plus ou moins hasardeuse au demeurant, dépend largement du torrent d’argent public qui sera déversé dessus pour le plus grand bonheur d’intérêts privés. Le mélange argent public/argent privé, c’est d’ailleurs une caractéristique du sport « de haut niveau », une manne qui a – je le crains – irrémédiablement endommagé le football, mais c’est une autre histoire.

La partie de l’argument auquel j’arrive maintenant, et qui m’intéresse vraiment, c’est que certains percevaient chez les anti-foot comme une sorte de mépris envers la passion populaire sincère pour un sport, le plus humble peut-être, qui se joue avec un ballon. C’est la dialectique assez classique élite vs. le peuple. Faut-il aimer le foot sous peine d’être taxé d’élitisme forcené ? À l’inverse, faut-il détester le foot sous peine de passer pour un beauf ?

Ce qu’il y a de bien avec cet argument, c’est qu’il est complètement tautologique (ou circulaire, ou idempotent comme vous voulez). On peut toujours l’opposer à l’adversaire dans un sens ou dans l’autre. Pourquoi ? Parce que ce sont des notions totalement abstraites et générales. Le peuple, ça n’existe pas. L’élite, en dehors des auto-références et des idiotismes, n’a pas de sens car elle est toujours relative. Nous appartenons tous à la fois à la majorité et à la minorité un peu en même temps.

La pire des attitudes, c’est de s’accrocher à ces définitions pour faire croire qu’on est tantôt du côté du peuple et des humbles, tantôt du côté des initiés et des puissants. C’est presque pire que de croire qu’on peut vraiment couper le monde en deux entre les gentils et les méchants.

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La journée mondiale des toilettes. Bullshit ?

Je suis tombé sur un article de Vers l’avenir – presse de qualité – qui m’a énervé, m’a fait crier, hurler et surtout rire. Aux larmes, bien sûr. L’article est intitulé : « 30 % de notre facture d’eau file dans les W-C ».

Je vous livre l’introduction (le chapeau, comme on dit) :

« Vendredi [c’est-à-dire aujourd’hui], c’est la journée mondiale des toilettes. L’occasion de se pencher sur un problème bien trivial s’il n’était un gros souci environnemental. »

On nous explique donc que toute cette eau gâchée est un grave problème, que c’est la Nature, les oiseaux et les bébés phoques qu’on assassine. En effet, « par an et par personne, 15 000 litres d’eau potable juste pour jeter nos crottes ! », s’exclame Aline Wauters, animatrice à la Maison du développement durable, à Louvain-la-Neuve. Quel dommage. Mais que faire ? Les toilettes sèches, bien sûr ! « Réservées jusqu’il y a peu à un public ultra-confidentiel, elles commencent à percer. » J’espère qu’elles ne percent pas trop…

« On enregistre un véritable boom des toilettes sèches grâce aux festivals de musique », s’enthousiasme la brave Aline.

Car les toilettes sèches, c’est formidable. C’est festif, c’est jeune, c’est « un mode de vie global ». J’oserais dire un mode vie total. Car non seulement on économise de l’eau, mais les toilettes sèchent permettent de réutiliser les excréments !

Aline termine sur cette phrase formidable :

« On traite aujourd’hui ce qui sort de notre corps comme un déchet. Or qu’est-ce que c’est? Ce sont les restes de notre pomme, de notre tartine, c’est le cycle de la vie. Les enfants adorent le principe de la toilette sèche, leur caca permet aux fleurs de pousser. C’est merveilleux pour eux. »

C’est vraiment merveilleux, en effet. Sauf qu’un rapport du PNUD (en 2006) nous explique que plus d’un milliard de personnes se voient refuser le droit à l’eau potable, tandis que 2,6 milliards n’ont pas d’installations sanitaires adéquates.

« Chaque année, 1,8 millions d’enfants meurent de diarrhée qui pourrait être évitées avec l’accès à l’eau potable et à une toilette ; 443 millions de jours de scolarité sont perdus à cause de maladies liées à l’eau ; et presque 50 pour cent de toutes les personnes se trouvant dans des pays en développement souffrent à un moment donné d’un problème de santé causé par une pénurie d’eau et d’installations sanitaires. »

La petite litanie sur le gaspillage, dans un pays (la Belgique) qui comme chacun sait manque cruellement d’eau (> 50 L/m2 ces derniers jours), commence doucement à me gonfler. Non, la journée mondiale des toilettes n’est pas l’occasion de se pencher sur un problème trivial. Non, les toilettes ne sont pas un « sérieux problème environnemental ».

La réalité, c’est que des milliards de gens vivent dans leur merde. C’est ça le sens de la journée mondiale des toilettes. Ça et pas les conneries écolo-bobo des culs propres européens.

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Photo CC by-nc-sa par nitot

De l'inconvénient d'être le meilleur

George Best ne s’est pas illustré que sur les terrains de football. Élégie pour un champion.

Best et l’argent : « J’ai dépensé beaucoup d’argent pour avoir de l’alcool, des filles et de grosses voitures. Le reste, je l’ai simplement jeté par la fenêtre. »

Best en Californie : « J’avais une maison au bord de la plage. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. »

Best a lu Bergson : « En 1969 j’ai abandonné les femmes et l’alcool. Ça a été les vingt minutes les plus dures de ma vie. »

Best, un citoyen du monde : « J’ai beaucoup voyagé durant ma carrière. J’ai fait Miss Canada, Miss Angleterre, Miss Monde. »

Best aime bien David Beckham : « Son pied gauche ne lui sert à rien, il est mauvais de la tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas souvent. A part ça, il est pas mal. »

George Best, le hussard rouge
Le Ring

Pourquoi je n'écrirai pas sur @megaconnard

Je voudrais dénoncer aujourd’hui, avec la plus grande véhémence, l’intolérable scandale qui est apparu sous mes yeux à l’instant même où je commençais à écrire cet article. En effet, après avoir constaté qu’après plus d’une heure, ma page (enfin, mon ordinateur mais vous avez compris) était toujours vierge, j’ai soudainement réalisé que je n’avais aucune inspiration. Cette situation m’a d’abord profondément attristé, avant que je ne m’aperçoive que ce n’était pas un problème et que je pouvais tout simplement écrire sur ce sujet : je n’ai pas d’inspiration.

Le scandale est tout autre et je vous ai bien eu en rédigeant ce premier paragraphe. Le scandale, mesdames et messieurs, c’est que je n’ai également aucun talent. Je ne pourrais donc pas vous divertir en vous parlant de mon manque d’inspiration. Et cela m’attriste. J’ai cherché des raisons de vous infliger malgré tout mes divagations quand j’ai compris que mon absence de talent n’était pas, en elle-même, une raison suffisante pour cacher mon manque d’inspiration. Après tout, des gens beaucoup moins intelligents que moi s’expriment sur des sujets beaucoup moins graves comme ils leur passent par la tête. Vous souffrirez donc, j’en suis sûr, que je vous entretienne d’un sujet d’une cruciale importance : moi.

J'aime être un conard

Le scandale est en fait tout autre et je vous ai bien eu en écrivant ce deuxième paragraphe. Car le scandale, mesdames et messieurs, n’est pas que je n’ai ni inspiration ni talent. Ce problème est tout à fait surmontable. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la télévision. Le vrai scandale, qui devrait je pense vous révolter tout comme moi, c’est qu’il y a des gens qui ont beaucoup plus de talent que moi. La voilà, la révoltante vérité ! Elle montre enfin son hideuse figure, l’ignominieuse certitude !

Hélas, il n’y a pas grand chose que je puisse faire pour remédier à cette regrettable situation. Il faudrait convaincre les gens qui ont du talent d’arrêter de s’en servir. Ce serait très gentil de leur part et je suppose que quelques-uns, en écoutant ma supplique, seraient même heureux d’y avoir égard. Il n’empêche que la plupart des gens talentueux ne consentiront pas à cesser leur détestable habitude d’être meilleurs que moi. Peut-être certains accepteront d’avoir comme moi moins d’inspiration. Ils seraient d’ailleurs très aimables de m’envoyer un sujet pour me permettre de le traiter à leur place. Merci déjà.

En attendant, et comme il n’y a pas dans ce que je viens de dire un scandale digne des gazettes, et que je vous ai donc bien eu en écrivant les paragraphes précédents, j’ai décidé de continuer à m’épancher toutes les semaines et de rassembler ces chroniques en un réceptacle digne de l’absence momentanée de mon inspiration et de l’absence définitive de mon talent, c’est-à-dire, comme tous les gens dans le même cas, sur mon blog.

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Ciel, mon mari est community manager !

Je trouvais qu’il passait de plus en plus de temps sur Twitter et Facebook. Je commençais à trouver ça très louche alors j’ai commencé à le surveiller discrètement. Mes soupçons ont été confirmés quand il a commencé à parler de marketing, de cible, de trafic, de clics et toutes ces sortes de choses.

— Dis donc, chéri, tu passes beaucoup de temps sur le web, ces temps-ci…

— Oui, j’anime la communauté d’Akamusic et j’essaye de vendre des disques.

— Tu fais du marketing, quoi ?

— Oui mais sur le web. À travers les réseaux sociaux, tu vois ?

— Ça ressemble furieusement à du community management, dis moi.

— Bah oui, c’est ça. Je community manage, en fait.

— Quoi ? Tu veux dire que tu es une pute comme le dit si bien Thierry Crouzet (qui n’a rien à vendre, lui) ?

— Non, pas du tout. Akamusic a un métier basé entièrement sur la communauté et le réseau. C’est assez logique d’animer cette communauté, non ?

— Mais tu as plein d’autres clients à qui tu revends ton influence ? Tu n’as pas peur de vendre du vent, à l’inverse de ce grand professionnel de Genaro Bardy ?

— Aucun risque, je bosse exclusivement pour Akamusic. Le community management, on ne peut le faire qu’en étant intégré complètement à la stratégie de l’entreprise. Il faut adhérer aux valeurs, aussi. Sinon ça ne sert à rien. Comme toutes ces vilaines campagnes de blog marketing qui pourrissent la blogosphère.

— Tu veux dire que tu fais juste du marketing mais sur les réseaux, en fait ?

— Voilà, c’est ça. J’essaye de le faire honnêtement et c’est pas facile.

— Tu es bien obligé de mentir, quand même ? C’est comme ça qu’on vend des choses, non ?

— Sur les réseaux sociaux, ça devient compliqué de ne pas être transparent. Tu penses vraiment qu’on peut encore cacher quelque chose sur Facebook ?

— Non, c’est vrai. Mais alors, tu vas devoir passé ton temps sur Facebook ?

— Oui. Désolé chou.

— Ciel, mon mari est community manager !

Pour une application stricte des lois de la physique

Les lois de la physique sont inévitables. Quoi que vous fassiez, elles finissent toujours par se rappeler à votre souvenir. François Reichelt en apporta une preuve éclatante et définitive en 1912, en testant un costume parachute de son invention du premier étage de la tour Eiffel. La pelouse du Champ de Mars s’étant bien remise de sa rencontre avec M. Reichelt, n’en a gardé aucun souvenir. Heureusement, cet exploit fut filmé pour la postérité. De la même manière, nous pouvons facilement constater qu’il est difficile de remplir un récipient déjà plein, sauf à augmenter considérablement la pression que le contenant exerce sur ses parois. D’ailleurs, notre espèce, s’adaptant à son environnement, a développé toute une série de techniques pour utiliser, contrôler ou se protéger des forces de la nature. Parmi ces avancées, il y a par exemple le train, qui nous permet de nous déplacer bien au-delà de nos limites physiologiques.

François Reichelt

Ces expériences de physique, nous les répétons tous les jours, au point qu’on les considère souvent comme des évidences. Un enfant, lorsqu’il a chu une fois, finira par comprendre qu’on ne défie pas impunément la gravitation. Un amateur de vin comprend bien qu’il est difficile de faire rentrer un bouchon dans une bouteille pleine à ras bord.

Pourtant, il y des gens qui, avec constance, oublieux des leçons depuis longtemps apprises, repoussent les limites de la connaissance humaine et font fi du danger. N’écoutant que leur courage, sans souci pour leur intégrité physique et celle des autres, tels des Reichelt du 21e siècle, ils bravent les règles d’airain du monde physique, trop à l’étroit sans doute dans les frontières où nous autres humains habitons.

Je veux saluer ici avec toute ma considération les gens qui se mettent devant la porte du train et t’empêchent de descendre. En effet, s’il est évident pour les gens comme vous et moi irrémédiablement limités par le bon sens, l’éducation et un minimum de patience, qu’il est impossible de remplir de nouveaux voyageurs une voiture qui n’a pas été préalablement vidée de son contenu de voyageurs arrivés à destination, ces pionniers, eux, entendent prouver qu’il est parfaitement possible de marcher sur la gueule de leurs contemporains pour monter d’abord dans le-dit train.

Sans égard pour l’évidence première, sans doute trompeuse, qui voudrait qu’il faille en premier lieu laisser descendre ceux qui, déjà debout, s’apprêtent à vaquer à leurs occupations à l’arrivée du train, ces héros modernes manifestent leur scepticisme et leur curiosité toute scientifique en démontrant le théorème inverse.

On saluera leur génie à l’aune des résultats obtenus. C’est-à-dire rien. On leur souhaite donc une carrière aussi brillante qu’un tailleur qui se croyait parachutiste.

Retrouvez la chronique hebdomadaire de mes grands combats sur le podcast « On a toujours raison » !

Ghetto Hair Style in Cooter County

C’est endémique à la culture noire américaine, bordélique et créole, génialement drôle et inventif. Je parle du style ghetto. Pour la postérité, je vous laisse en compagnie de Shocantelle Brown, la patronne du salon de coiffure “I Be-Weave”.

Take care of yo hair! Okrrr?

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Cette publicité me donne envie d’aller faire un tour à Cooter County

Via Danny Wilde.

Le monde virtuel et ma main sur la gueule

Quand j’entends l’expression monde virtuel, je sors mon revolver. Mon bullshit detector s’allume, clignote et fait du bruit.

« Où est la vraie vie ? Irréelle et IRL…Les deux réalités se confondent et s’imbriquent de plus en plus inextricablement. Peut-être sommes nous des transhumains, en train de fusionner avec le réseau grâce nos pseudopodes numériques – smartphones, tablettes et autres laptop – qui deviennent comme des prolongements de nous mêmes… »

Frères humains, qu’est-ce que Twitter a fait de nous ? par Jean-Christophe Féraud

Ce n’est pas que les expériences sur les réseaux informatiques soient plus ou moins réelles qu’une soirée au coin du feu avec un bouquin, c’est qu’elles sont différentes. Les relations que nous avons avec nos proches sont tout aussi virtuelles que celles qu’on peut avoir avec un étranger à l’autre bout de la planète. Ou plutôt, elles sont aussi réelles. Quelle différence, vraiment, entre des relations sociales entretenues via un réseau et celles entretenues par la rencontre physique. Et ce mode de socialisation est-il vraiment nouveau ? J’en doute. Cette distinction binaire n’a, je le crains, pas beaucoup de sens.

P.S.: mettre un extrait de Blade Runner en VF. quelle horreur…