Si, si… Dix ans et il n’a pas bougé. C’est pas de l’ingénierie agro-alimentaire, c’est de la magie ! 😀
Catégorie : Humeur
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Faut pas pousser « me meme » dans les orties
Un nouveau mème complètement débile, the me meme (mi mime) :
- Take a picture of yourself right now.
- Don’t change your clothes, don’t fix your hair…just take a picture.
- Post that picture with NO editing.
- Post these instructions with your picture.

me, myself and… me From Paul Cobbaut’s blog‘s stupid category. 🙂
Et comme les chaînes, c’est con mais c’est bon : Thomasi, B. peut-être ? (niark, niark)
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De l'existence de Dieu
Le Pape était à Paris il y a peu. J’ai suivi avec plaisir les réflexions de Koz sur le sujet. Son point de vue de chrétien catholique m’intéresse beaucoup, car les religions sont un sujet mal traité dans les médias traditionnels. Ils tombent souvent dans le sensationnel ou l’anecdotique.
Un billet sur Embruns m’a fait réfléchir à propos de la nature et de l’existence de Dieu. On y parle d’agnosticisme et d’athéisme. Le capitaine considère que l’agnosticisme est plus rationnel qu’une position athéiste dogmatique qui nie toute possibilité de Dieu et finalement confine à la croyance irrationnelle. Dans les commentaires, une réflexion m’a particulièrement intéressé : nommer Dieu, c’est admettre l’existence du concept, le décrire par la parole pour le faire exister. On retrouve ce genre d’idée dans les trois grandes religions monothéistes. Dieu est Verbe et crée le monde par la parole. Tout comme l’Homme (à son image, en somme) comprend le réel en le décrivant par les mots. Ce thème de la parole est présent dans les textes sacrés un peu partout : la révélation, les Évangiles, les textes des pères de l’Église.
Et c’est là qu’on revient à la raison. Une parole, un discours (logos), ce n’est pas que des mots, c’est aussi une construction, un raisonnement. C’est exactement pour cette raison que le Pape insiste sur le lien entre foi et raison. La question de l’existence de Dieu est accessible à la raison. Ce n’est pas parce qu’elle est indécidable (il n’existe pas de preuve formelle) ou infalsifiable (il n’y a pas d’expérience physique mesurable qui pourrait confirmer ou infirmer l’hypothèse) que cette question doit être rejetée, considérée comme inexistante. C’est peut-être de l’onanisme neuronal mais c’est intéressant.
Au delà de cette question métaphysique, il y a aussi la religion. Comme tout phénomène socio-culturel d’importance (au moins numériquement), il est intéressant à étudier. Considérer que parce que Dieu n’existe peut-être pas (agnosticisme) ou sûrement pas (athéisme pur et dur), toute religion est nulle et sans objet me semble être une analyse un peu courte. Justement, j’y reviendrai…
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Les merveilles du monde : le cheese-burger
Les progrès de l’humanité sont étonnants. En quelques milliers d’années, quel chemin nous avons collectivement parcouru ! Aujourd’hui, l’objet de mon émerveillement est le cheese-burger de McDonald’s et plus généralement les remarquables apports de l’industrie agro-alimentaire à la civilisation occidentale.
Le cheese-burger me fascine à chaque fois. Avez-vous jamais pensé au nombre d’ingénieurs, de diététiciens, de spécialistes du marketing qu’il a fallu pour concevoir ce hamburger ? Moi, si. La quantité des ingrédients, leur forme, leur qualité, leur goût, tout a été pensé dans ce repas qui tient dans la main : pas un ingrédient en trop, pas une goutte de sauce superflue. Dans son petit emballage en papier très pratique, il reste chaud assez longtemps. On peut le manger sans s’en mettre plein les doigts ou la figure. Un jeune enfant malhabile ou un homme d’affaires pressé peuvent le manger rapidement et sans taches.
On fait beaucoup de reproches à l’industrie agro-alimentaire, très légitimement. Mais que peut-on reprocher au cheese-burger ? Certes, ce n’est pas le repas le plus nutritif qui soit, mais ses apports caloriques sont raisonnables (20 ou 30 % des apports journaliers recommandés). Il est surtout parfaitement sans danger. Je n’aurais sans doute pas pu trouver un repas aussi bon marché, aussi nutritif et inoffensif il y a deux siècles. Et comme beaucoup d’européens à cette époque, je serais mort d’une simple infection ou d’une intoxication alimentaire.
Si l’industrie agro-alimentaire pollue, pousse les agriculteurs au gigantisme, elle assure aussi un apport nutritif plus que suffisant à tous, même aux plus pauvres. En revanche, il y a près d’un milliard d’humains qui souffrent de la faim, et cette même industrie n’y est pas étrangère. Étonnant paradoxe que l’industrie et ses techniques qui enrichissent le paysan du nord affament aussi le paysan du sud, non ? Pas vraiment, mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet.
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Attachez vos ceintures
Samedi matin. Je donne cours jusqu’à midi. J’ai une demi-heure pour photocopier ces énoncés mais l’imprimante et la photocopieuse conspirent contre moi. La loi de Murphy est implacable.
Samedi après-midi. Ce weekend, c’était la Grande Braderie de Lille, une occasion de plus de revoir les amis. Je file prendre mon train mais le voyage fut particulièrement catastrophique. On perd le pantographe, on change de train(s), on patiente longtemps sur un quai venteux. Heureusement, le temps n’était pas trop mal.
Le reste de la soirée fut essentiellement composé de bière, de frites, de moules et de blagues vaseuses sur ces dernières. On finit par regarder le pavé et boire de la vodka polonaise dans des verres givrés. Je dépasse le mur du çon avec une histoire d’éponge à foutre et une blague raciste du plus mauvais goût.
Dimanche. Je rentre mollement à la maison, en espérant que le voyage se déroule (pour une fois) sans encombre. Le contrôleur s’étonne que mon billet aller-retour soit poinçonné deux fois hier. Je lui fais remarquer qu’habitant à Namur et repartant de Lille ce dimanche, j’aurais difficilement pu tromper la si diligente et performante SNCB, ainsi que la vigilance de son personnel dont l’acuité intellectuelle est légendaire (ce qui veut dire qu’elle est plus fantastique que réelle, donc). J’ai calmé mes envies de meurtre en écoutant David Bowie.
Divers. L’épisode pilote d’un podcast qui promet : Bonjour Bonsoir (point be). Peut-être les 17 plus belles minutes de votre vie. Satisfait ou remboursé.
Ce soir. Homosphère sera consacrée au cinéma LGBT, et plus particulièrement à son évolution ses dernières années. Normalisation ? Banalisation ? Le cinéma militant a-t-il fini par imposer des thèmes, une vision au cinéma plus mainstream ? Olivier, de l’association La Lucarne, sera là pour nous en parler.
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Bruits de bouche
J’ai une passion secrète, une sorte de fascination pour la linguistique. C’est sans doute pour ça que j’aime l’informatique, qui n’est en fin de compte qu’une affaire de langage, de traduction.
Aujourd’hui, un collègue regardait le plafond, cherchant une idée, et a fait un bruit de bouche, une sorte de claquement pour indiquer son agacement. Il me demande comment on appelle cela en français (il est germanophone). Je n’ai pas su quoi lui dire. En allemand, on utilise le verbe schnalzen, qui signifie aussi faire claquer un fouet.
Résultat : j’ai encore perdu une heure sur Wikipedia à écouter puis tenter de reproduire les enregistrements des clics phonétiques. De page en page, je suis tombé sur les 83 consonnes, 31 voyelles et 4 tons de la langue !xóõ. Cette langue est parlée par un peu plus de 4000 personnes. Et ils ont 2 dialectes.
Moi, je trouve ça fascinant. 😀
P.S. : un autre collègue me signale un documentaire sur deux linguistes partis à la recherche des langues en cours d’extinction, The Linguists. On peut voir la bande-annonce par ici.
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Bons baisés de Géorgie
La Russie a réussi à déstabiliser durablement la Géorgie, et a maintenant toutes les raisons de « maintenir la paix » et de reconnaître les provinces séparatistes. Le BTC ? DTC !
Les américains ont vendu à toute l’Europe de l’est leur bouclier anti-missile.
Les capitales d’Europe occidentale passent pour des cons.
Russia : one point.
USA : one point.
Europe : nil.Addendum : excellent article chez Causeur à propos de la Russie, où l’on voit que la puissance russe est toute relative.
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Le combat ancestral de l'Homme contre la Nature
Le lundi avait assez mal commencé. J’étais en retard, l’atmosphère était déjà lourde et orageuse. Voulant aérer un peu mon logis avant de partir pour une longue et harassante journée de travail, j’avais ouvert en grand les fenêtres de l’appartement. Je retournais dans la cuisine pour y chercher mon ordinateur, préparer mon sac et partir. Une guêpe inspectait les restes de repas qu’on avait oubliés sur la table. Je n’aurais jamais l’idée de visiter un nid de guêpes sans y avoir été invité, aussi décidais-je de chasser l’intruse du mien.
Je me saisis d’un essuie (un torchon, en belge) qui traînait là et lance l’assaut. La première escarmouche se passe bien. Le champ de bataille est dégagé et, comme à Austerlitz, je réserve mes meilleures troupes à l’abri des regards de l’ennemi. Celui-ci est contraint de faire retraite vers l’endroit que j’ai choisi (la fenêtre, pour qu’elle dégage, cette p***). Et là, par une manœuvre audacieuse de retournement tactique, la bête disparaît quelques instants à mes yeux. Je ne me démonte pas, recule pour embrasser de ma vue d’aigle le champ de bataille et réévaluer mes positions. La troupe ennemie, voulant sans doute conclure le combat rapidement, surgit devant moi. Je recule… Et là, c’est le drame. Je trébuche sur une chaise. Je chois. Comme une grosse merde. Mes cervicales servent d’amortisseur entre ma tête et le mur. C’est pas Austerlitz, c’est Waterloo. Les Français sont vraiment maudits en Belgique, hein ?
Résultat : je file à l’hosto (merci, chéri) et passe quatre heures délicieuses aux urgences. L’interne (pas mal, d’ailleurs) me demande si je bouge mes membres. Oui, tous mes membres fonctionnent bien, merci. Tu veux voir ? Je contrôle mes sphincters et je sens mes doigts de pied (et pas l’inverse). Radio OK. Le médecin me manipule un peu et fait craquer tout ça :
— Mettez-vous sur le dos.
Moi, comme un con, je m’allonge sur le ventre (l’habitude, sans doute).
— Non, sur le dos.
— Ah oui, l’autre dos, celui qui est derrière…
— Détendez-vous, vous êtes contracté.
— Tu m’étonnes.Je repars avec un accessoire de mode indispensable. C’était le dernier, c’est la fin des soldes : un magnifique collier en mousse. J’ai passé deux jours à me faire dorloter, c’est toujours ça.
Nature : 1. Moi : 0.
Hier, on a mangé une salade en terrasse. J’ai de nouveau était sauvagement agressé par une guêpe. Je pense que c’est la même, probablement venue me narguer. On est peu de choses…
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Rattachisme
Le rattachisme est un courant politique (minoritaire) belge ou, plus exactement, wallon qui prone le rattachement de la région wallonne à la France. En ces temps troublés où les politiciens flamands semblent décidés à en finir, cette idée est de plus en plus d’actualité.
Petit clin d’œil à Georges, qui relevait naguère une « abomination », voici un texte que je trouve pertinent sur la situation de la Wallonie en Europe et son rattachement à la France. Je ne suis pas vraiment rattachiste moi-même (et ce n’est pas mes affaires, après tout) mais si les Wallons en expriment le désir je n’y suis pas non plus opposé. Ceci dit, l’hypothèse me semble encore fort lointaine.
Mise à jour : un texte intéressant, et fort différent, sur la position de la France sur le rattachisme.
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Sarkozy bashing
L’opposition en France est aux abois. Tout est bon pour critiquer le pouvoir, jusqu’à l’absurde, l’anecdotique. La venue récente de Bachar al-Assad à Paris semblait encore un bon prétexte pour l’indignation hypocrite et facile, l’opposition grandiloquente mais creuse. Je dois avouer que je n’aime pas les dictateurs non plus, surtout quand ils sont reçus avec les honneurs qu’ils ne méritent pas. Il n’empêche, la diplomatie française a semble-t-il réussi (peut-être temporairement) à faire avancer des dossiers jusque là bloqués. On peut critiquer Sarkozy tant qu’on veut, son volontarisme (affiché, un peu cynique sans doute) est parfois efficace.
P.S. : tiens, ils veulent virer Jack Lang aussi. Parce que pendant ce temps là, y avait une réforme de la constitution, paraît-il…




