Les merveilles du monde : le cheese-burger

Les progrès de l’humanité sont étonnants. En quelques milliers d’années, quel chemin nous avons collectivement parcouru ! Aujourd’hui, l’objet de mon émerveillement est le cheese-burger de McDonald’s et plus généralement les remarquables apports de l’industrie agro-alimentaire à la civilisation occidentale.

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Le cheese-burger me fascine à chaque fois. Avez-vous jamais pensé au nombre d’ingénieurs, de diététiciens, de spécialistes du marketing qu’il a fallu pour concevoir ce hamburger ? Moi, si. La quantité des ingrédients, leur forme, leur qualité, leur goût, tout a été pensé dans ce repas qui tient dans la main : pas un ingrédient en trop, pas une goutte de sauce superflue. Dans son petit emballage en papier très pratique, il reste chaud assez longtemps. On peut le manger sans s’en mettre plein les doigts ou la figure. Un jeune enfant malhabile ou un homme d’affaires pressé peuvent le manger rapidement et sans taches.

On fait beaucoup de reproches à l’industrie agro-alimentaire, très légitimement. Mais que peut-on reprocher au cheese-burger ? Certes, ce n’est pas le repas le plus nutritif qui soit, mais ses apports caloriques sont raisonnables (20 ou 30 % des apports journaliers recommandés). Il est surtout parfaitement sans danger. Je n’aurais sans doute pas pu trouver un repas aussi bon marché, aussi nutritif et inoffensif il y a deux siècles. Et comme beaucoup d’européens à cette époque, je serais mort d’une simple infection ou d’une intoxication alimentaire.

Si l’industrie agro-alimentaire pollue, pousse les agriculteurs au gigantisme, elle assure aussi un apport nutritif plus que suffisant à tous, même aux plus pauvres. En revanche, il y a près d’un milliard d’humains qui souffrent de la faim, et cette même industrie n’y est pas étrangère. Étonnant paradoxe que l’industrie et ses techniques qui enrichissent le paysan du nord affament aussi le paysan du sud, non ? Pas vraiment, mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet.

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6 commentaires

  1. B. · septembre 9, 2008

    Je me doutais bien que ta tirade du cheeseburger de samedi soir ne resterait pas sans expression plus littéraire! :o)

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  2. L. · septembre 10, 2008

    Tout ça pour un plaisir coupable de fromage industriel.

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  3. Franc belge · septembre 11, 2008

    Je l’ai fait en vitesse. C’est mal. Ça mériterait une monographie de 500 pages, à mon avis… 😀

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  4. Georges · septembre 12, 2008

    Il y a 6 ans, en Roumanie un cheese-machin coûtait le prix d’un repas fait maison.

    La viande n’est pas faite pour l’homme. On élève du bétail, on pollue, on fait souffrir les animaux, on fait disparaître les plantes.

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  5. Franc belge · septembre 15, 2008

    L’Homme, comme tous les grands singes, est tout à fait omnivore. La façon dont il se procure la viande, en revanche, fait toute la différence. L’élevage intensif fait des ravages sur l’environnement et la consommation excessive de viande nuit à la santé.

    « Soyez féconds, multipliez-vous… » C’est bien à ça que sert l’agriculture intensive, non ? 😉

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  6. Nicolas · septembre 16, 2008

    Mmh! Discutable, puisque l’agriculture intensive est un modèle qui ne peut fonctionner qu’à court terme… Si la pollution qu’elle cause détruit l’environnement, cela finir par lui nuire à elle-même.

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