Auteur/autrice : francbelge

  • Du sable au fond du sac

    Samedi. Thomas a fêté son anniversaire. Barbecue délicieux au soleil. Discussions alcoolisées jusqu’au bout de la nuit. Certains breuvages délient les langues mais ils ne font pas tout. Il faut parfois insister un peu. Et des fois… raté.

    Dimanche. Lever avec grande difficulté. On rejoint Nico et Georges à Ostende, pour passer un après-midi iodé. Baignade en mer du nord ? Non, merci. Mais certains courageux l’on fait. Du vent, des embruns, des bateaux et un cornet de frites plus tard, on finira la soirée autour d’une pizza.

    Lundi. Ce matin, j’ai trouvé au fond de mon sac une poignée de sable. Au boulot, j’ai finalement terminé les cotes des examens de juin. Un massacre. Heureusement, le soir nous sommes allé boire un verre avec quelques amis. Finalement, les choses s’arrangent. Des histoires commencent et d’autres finissent. C’est beau comme du Lelouch.

    Divers.

    • À la rentrée, je m’occuperai sans doute d’Homosphère. La radio, c’est très amusant et j’adore m’écouter parler. Mais de quoi vais-je bien pouvoir parler ?
    • Ma sœur n’a pas encore accouché. Suspens.
  • L'expérience de Milgram

    Connaissez-vous l’expérience de Milgram ? C’est une expérience scientifique très célèbre réalisée au début des années soixante par le psychologue Stanley Milgram et son équipe. Elle teste la capacité à obéir à des ordres donnés par une figure d’autorité légitime, quand bien même ces ordres rentrent en conflit avec la conscience d’un sujet. Elle montre qu’influencés par des ordres ayant l’apparence de l’autorité, la plupart d’entre nous est un bourreau obéissant.

    Cette expérience a été reproduite récemment, et les résultats sont tout à fait les mêmes. Soumis aux injonctions d’un professeur en blouse blanche, la majorité des sujets est prête à infliger des souffrances à autrui. Elle montre aussi que si l’on ajoute un complice réticent à poursuivre l’expérience, la proportion des sujets prêts à continuer décroît faiblement. Milgram avait montré qu’avec deux complices, la proportion diminuait encore.

    J’y vois plusieurs enseignements intéressants :

    1. Nous sommes tous plus ou moins conditionnés à obéir ;
    2. Pour rendre l’obéissance supportable, on décharge la responsabilité de ses actes sur l’autorité ;
    3. La morale est plus sociale qu’individuelle.

    C’est vrai, nous sommes tous plus ou moins des tortionnaires en puissance. Notre excuse : j’obéissais aux ordres, je faisais ce qu’on me disait. C’est à la fois terrible et rassurant. La démocratie est tout autant basée sur l’obéissance que sur la liberté individuelle. L’obéissance est un mécanisme commun dans nos sociétés ; elle règle certains rapports sociaux. Elle n’est pas en soi indésirable. Mais elle n’est pas sans limite. C’est le regard du groupe sur soi qui fixe en grande partie nos barrières morales et limite l’obéissance. C’est donc dans le rapport changeant entre la soumission à l’autorité que confère la majorité des suffrages d’une part, et le jugement moral réflexif de la société sur elle-même et sur l’individu d’autre part que naît la démocratie, autant que l’oppression… J’avais dit rassurant ?

  • Ze biougueule

    Connaissez-vous The Bugle ? C’est un podcast très amusant animé par John Oliver et Andy Zaltzman, chacun d’un côté du Pond. Leur devise : the audio newspaper for a visual world. J’ai bien envie d’expérimenter un audio blog for a visual world, tenez…
    [audio:http://www.francbelge.be/wp-content/uploads/2008/06/ze_biougueule.mp3]

    P.S. : le morceau qui m’a servi d’habillage s’intitule Kes tu fais dans la vie ? de Hold-up.

  • Barbecue et contrôle fiscal

    Samedi. Visite familiale. Tout le monde va bien. Ma sœur n’a pas encore mis bas mais ça ne saurait tarder. Je lui ai suggéré le saut à l’élastique pour accélérer le mouvement. Barbecue avec un cousin pas vu depuis longtemps. Mon petit neveu adore jouer à la « patate à modeler ».

    Dimanche. Pris un verre avec B., égal à lui même. Le monde est séparé en deux : ceux qui ont des problèmes d’argent et ceux qui ont des problèmes d’impôt. B. se situe résolument dans la deuxième catégorie. Difficile de rester de gauche, hein ? Étant moi-même à la tête d’une confortable fortune (trafic d’armes, traite d’esclaves, drogue…), je conseille à B. l’émigration en Belgique. Nous devisâmes encore sur les différentes exonérations fiscales, la position idéale en terrasse pour mater les culs et le fait que 25 étaient largement suffisant.

    En le quittant, il m’a traité de traînée. Je suppose que c’est affectueux.

  • Nouvelles de l'auteur en vrac

    • On a un peu bu hier soir (fraise-gin-malibu, vodka noire, maredsous) et j’ai mal aux cheveux ;
    • Selon les rumeurs, l’iPhone serait vendu en Belgique unlocked… mais à 500 ou 600€. Si une gentille taupe veut bien m’en dire plus, je promets que je garde ça pour moi ;
    • J’ai entendu dire qu’il n’arriverait qu’en fin d’année. Pas un mot de Mobistar… Allez quoi, c’est l’iPhone ! Y a-t-il un attaché de presse dans la maison ?
    • Visites d’appartements toujours en cours. Le prochain, c’est le bon, j’en suis sûr ;
    • J’ai des copies à corriger. Vais avoir besoin d’eau chaude, de linges propres et de café. Poussez fort, madame. Poussez fort.

    J’ai besoin d’un remontant 🙂
    [audio:http://www.francbelge.be/wp-content/uploads/2008/06/09-jveux-pas-travailler.mp3]

  • A priori, ça n'a rien à voir

    Mais au fait, c’est quoi mon travail ? Glissons nous discrètement dans une réunion avec quelques collègues pour m’écouter parler.
    [audio:http://www.francbelge.be/wp-content/uploads/2008/06/mon_travail.mp3]
    Je confirme, ça n’a rien à voir.

  • [french]L'iPhone en Belgique[/french][english]The iPhone in Belgium[/english]

    [french]Enfin, il est là. Voyons voir à quelle sauce Mobistar nous mangera. Ils sont apparemment le seul fournisseur ici. Ça risque donc de coûter un pont (belgicisme inside). Il n’y a encore aucune info sur leur site web…[/french]
    [english]Finally, here it is. It remains to be seen what plans Mobistar will offer. No word yet… but because it is the only reseller here, it should be expensive.[/english]

  • Bomel über alles

    Conversation avec S.

    — C’est un quartier populaire : des turcs, des maghrébins…
    — Mon Dieu, on ne peut pas acheter une maison là. Et mon standing ?
    — La municipalité a un projet de réaménagement urbain très important. Ce pourrait être un bon investissement.
    — Ah ? Ils vont virer les turcs ?
    — Oui, ils vont reconvertir les anciens abattoirs en camp de concentration.

    On peut rire de tout, mais vraiment pas avec n’importe qui. 😀

  • Le travail, c'est la liberté

    Mon travail consiste aussi à surveiller les examens. Samedi matin, quatre heures d’examen m’attendent. Je me réveille en retard, comme d’habitude. Je cours pour être à l’heure, comme d’habitude. Mon chef est en retard, comme… Non, en fait il est tout le temps à l’heure, lui. Son train a été supprimé.

    Nous arrivons au bureau pour prendre les énoncés et les feuilles de réponse. Nous descendons dans la salle. Personne.

    C’est pas la bonne salle. Nous faisons une fine équipe, je trouve.

    Arrivée dans la bonne salle : trois étudiants présents. Je m’attendais à une dizaine. Ça fera moins à corriger. Distribution des énoncés, consignes, un, deux, trois, partez !

    — Je peux aller aux toilettes ?
    — Non, tu fais dans le seau, comme tout le monde. Quelle question !

    Mon chef va faire ses courses au marché, et me rapporte une gosette aux cerises et une gosette aux abricots. Gosette = chausson. Franc belge, le belge sans peine. Du bio équitable fait par des vieux babas en réinsertion, je présume. Pas mauvais. Manque de glutamate et d’E312.

    Un des étudiants a faim. Je fais tourner les patisseries dans une petite assiette. Ici, c’est ambiance famille. Un étudiant (le même) n’a pas son tipex. Je fais tourner le tipex. Je suis trop gentil mais c’est la dernière fois. Après, il me faudra quelque chose en échange. 🙂

    Finalement, il reste des patisseries. Je crois que je vais sauter le repas de midi.

  • Parlons peu, parlons cul

    Dans la vie, il n’y a pas que le cul, il y a la bite aussi. Le sujet de la prochaine émission d’Homosphère – la planète d’un autre genre – sera donc : comment ça s’enfile ? Elle aura lieu le lundi 16 juin de 19 h 30 à 20 h 30 sur la RUN.
    La prévention des infections sexuellement transmissibles sera le prétexte d’une émission à la limite du soutenable, mais vous n’étiez pas dupes… 😉

    Au fait, la dernière émission avait pour thème : la guerre des sexes.
    Le podcast est disponible à l’endroit habituel.
    [audio:http://www.homosphere.be/page5/files/podcast_39.mp3]

    PS : pour lire des histoires de cul en attendant, vous pouvez ne pas aller chez B. 😀