Rondeau

Ce poème me tire les larmes à chaque fois. Un peu moins d’un siècle avant Villers-Cotterêts, la beauté de la langue est déjà éblouissante :

Mort, j’appelle de ta rigueur
Qui m’as ma maistresse ravie
Et n’es pas encore assouvie
Se tu ne me tiens en langueur,
Oncques puis n’euz force, vigueur,
Mais que te nuysoit elle en vie?
Mort.

Deux estions et n’avions qu’ung cuer,
S’il est mort, force est que devie,
Voire, ou que je vive sans vie
Comme les images, par cuer,
Mort.

François Villon

Dit par Jean Deschamps.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.