Nicolas Sarkozy regarde avec attention la crise gouvernementale en Belgique. En tout cas il regarde la RTBF…
N Sarkozy, la crise belge, l’alcool et les journalistes
Vidéo envoyée par Pingui75
Nicolas Sarkozy regarde avec attention la crise gouvernementale en Belgique. En tout cas il regarde la RTBF…
La lumière de l’évidence a enfin ébloui avec la force de la vérité certains politiques wallons. L’idée d’une scission percole lentement, malgré la torpeur et l’aveuglement du personnel politique au sud de la Belgique. Il serait temps que les hommes et femmes politiques s’emparent de ce sujet, au lieu de regarder les trains (flamands) passer… En particulier, on notera qu’un des points de discussion proposé par Marie Arena est : « Et si demain, on devait se séparer ? ». Peut-être cela poussera-t-il enfin nos chers politiques à adopter une stratégie différente de l’apathie observée jusqu’à présent.
Je suis d’avis (ça n’engage que moi) de prendre au mot les politiciens flamands et d’exiger une bonne fois pour toutes la séparation du pays. Cela éclairerait la scène du crime avec des lumières de cinéma. On verrait enfin qui tient un couteau, et qui veut tuer la Belgique.
Le mois d’août est déjà bien entamé. Je ne pensais pas avoir si peu de choses à raconter et si peu de temps pour l’écrire. Voilà justement que la moutarde me monte au nez :
Imaginez un pays merveilleux qui, tous les quatre ans, vote pour désigner des gens censés les représenter. Ces représentants vont ensuite passer trois mois à essayer de former un gouvernement alors qu’ils ne sont d’accord sur rien, perdant ainsi plus de 5% de la durée leur mandat en palabres sur des sujets sans intérêt. En effet, vous imaginez sans doute naïvement que les sujets de discorde sont d’une grande importance, qu’ils nécessitent un grande réflexion et que ces discussions sont nécessaires à la formation d’un consensus.
Détrompez-vous. Ce pays a inventé la méta-politique. Le seul et unique sujet de discussion, c’est — pour faire simple — la manière dont on va discuter.
Ces représentants n’ont en fait qu’une seule idée : les institutions. Fi du chômage, du développement économique, de la recherche scientifique et technologique, de la construction de l’Union Européenne, etc. Non, ces problèmes sont indignes d’un homme politique belge d’envergure nationale. Car vous l’avez sans doute deviné, ce beau pays, c’est la Belgique. L’envergure nationale, la hauteur de vue qu’exige le gouvernement fédéral, ne saurait se réduire à régler les problèmes des citoyens. Redessiner les arrondissements, ergoter sur la responsabilité de la gestion des immatriculations des véhicules, arranger les chaises sur le pont du Titanic, ça ! Avouez que ça a quand même plus de gueule…
Le gouvernement a démissionné le 10 juin. Depuis, il expédie les affaires courantes. Ça fait plus de deux mois.
P.S. : Voir à ce sujet le récent billet de Jean Quatremer
Le nouveau gouvernement de Nicolas Sarkozy compte plusieurs personnalités de gauche. Bien sûr, le PS est immédiatement tombé dans le panneau. Dans un geste plein d’élégance, d’ouverture d’esprit et de fair-play, François Hollande les a sur le champ vouées aux gémonies. On peut certes reprocher à ces personnes de ne pas avoir respecté la discipline du parti (pour ceux qui en sont). Mais on ne peut pas les attaquer sur leurs convictions. Bernard Kouchner ou Martin Hirsch ne sont ni des godillots, ni des pantins. Ils mesurent très bien le gain politique que Nicolas Sarkozy peut tirer de leurs ralliements. Mais ils savent aussi, et ces deux personnes en particulier croient fermement à l’action politique, que pour changer les choses, il vaut mieux être au gouvernement que dehors. Le PS n’a pas les moyens politiques d’appliquer son programme, si tant est qu’il en ait encore un. Et même s’ils étaient aux affaires, ils auraient comme d’habitude écarté Kouchner, un homme à la stature internationale incontestable, pour quelqu’un de moins bon. Je comprends donc parfaitement qu’un homme de conviction et d’action comme Kouchner ait choisi le maroquin plutôt que le strapontin. Et je leur souhaite bonne chance : il va quand même falloir supporter Christine, Michèle, Roger, Alain et les autres…
Les élections présidentielles sont passées mais c’est pas fini. On va en avoir plein les urnes. En France, il y a l’élection de l’Assemblée nationale (qui verra probablement une victoire de l’UMP) et en Belgique, les élections fédérales sont pour bientôt. Ploum nous explique tout ça avec ses mots de Belge.
Ça y est, Nicolas Sarkozy est élu… Et maintenant quoi ? J’espère que :
Les soubresauts réactionnaires de quelques gauchistes sont déjà loin. Les blocages d’université sont levés, les manifestations sont finies. Il est temps d’agir. On sait déjà que François Fillon sera Premier ministre. Les ministres seront peu nombreux et les contours des ministères seront redéfinis. On nous promet des surprises, comme un grand « ministère du boulot » rassemblant croissance, emploi, relations sociales, etc. On parle aussi d’un grand « ministère du pognon » qui rassemblerait le Trésor et la Sécu. Espérons que les surprises soient bonnes.
Ségolène Royal promet l’apocalypse si Nicolas Sarkozy est élu. On croit rêver… Cette campagne sera vraiment allée de billevesées en conneries. Je crois qu’au Parti Socialiste, on touche le fond.
J’ai beau faire des efforts, je n’arrive pas à supporter Ségolène Royal. Je sais, c’est pas bien. C’est sans doute parce que je suis un vilain sarkoziste (ça doit être dans mes gênes). Il n’empêche, il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Voici justement une parodie des plus distrayantes. Poursuivre la lecture de « Le bon, le brut et … le net »
L’élection présidentielle est non seulement l’élection d’un parti, d’un courant mais aussi celle d’un homme ou d’une femme, qui devra incarner le pays tout entier et le guider. Cette confusion des genres est malheureuse, car on peut être compétent et intelligent (comme François Hollande ou Lionel Jospin) et avoir le charisme d’une huître (euh… les mêmes). Le président doit donc être à la fois une personne de volonté, de charisme (choses toutes irrationnelles) et doit également posséder un projet cohérent et pragmatique : ce compromis est difficile. Ma critique de Ségolène Royal porte sur ces deux aspects. Poursuivre la lecture de « Pourquoi je ne voterai pas pour Ségolène Royal »
Alors que je commençais à m’inquiéter de savoir pour qui j’allais voter, voilà que les choses s’arrangent. On aura probablement pas de prochain président de la République. En effet, le palais de l’Élysée est à vendre. Il y sûrement de quoi rembourser un partie de nos dettes, c’est très bien situé et il y a un parc magnifique… on en trouve plus.
Le lien sur eBay ne fonctionnant plus, voir L’Élysée est à vendre.