Auteur/autrice : francbelge

  • Sexting

    Conversation importune avec +32470292914 :

    — [+32470292914] J’ai encore envie de te baiser bien à fond j’ai adore notre baise

    — [Moi, surpris à défaut d’être émoustillé] Hihi. 😀

    — Qd est ce qu on pourrait se faire ça? Ma bite bande rien qu en y pensant

    — [Je tente de l’appeler, curieux. Sans succès.] Tu bandes pas tant que ça, visiblement.

    — Déso je suis en cours la 😀 T’ES libre le soir? Ton cul en veut encore?

    — [Tu rêves !] En cours de quoi ?

    — Ben tu vois un mec de 19ans comme t’aimes ça à encore des cours. Alors j passe chez toi ce soir?

    — [Pas des cours de grammaire, apparemment] Ce soir, comme souvent, je suis chez mon mec. Tu passeras tes envies sur quelqu’un d’autre.

    — Tas un mec depuis qd? Tetais seul qd on à baise?

    — Dans la mesure où je ne baise qu’avec mon mec depuis des mois et que ça me va très bien, j’imagine que notre plan cul, si il a bien eu lieu (ce dont je doute), a eu lieu l’année dernière. [J’aime les longs SMS]

    — Tu venais de te séparer jpense. Lan passe à ce mom ci jpense [Je ne suis pas sûr qu’il pense très souvent]

    — M’en souviens pas. C’est quoi ton nom ?

    — Bon laisse tomber si tas un mec [C’est la débandade !]

    — Comment t’as pas de courage. J’y crois pas. Minable.

    — [Et j’ajoute…] Soit tu es un petit con refoulé et je t’emmerde donc cordialement, à défaut de t’enfiler comme tu le mérites. Soit tu me fais une blague. Dans les deux cas, je ris beaucoup.

    Je suis pourtant certain de ne pas avoir abandonné mon numéro privé sur Twitter. Monsieur +32470292914 en revanche a bêtement laissé traîner son numéro sur le web.

    C’est balot.

  • Google Sync pour Mac et iPhone

    La dernière version de l’iPhone OS supporte la synchronisation Active Sync. Comble de joie, les applications Google dont je suis féru font la même chose. À moi les calendriers, mails et contacts synchronisés automatiquement. Reste à savoir comment câbler tout ce bazar. C’est le but de ce petit tutoriel.

    1. Préparer la synchronisation

    Nous faisons l’hypothèse que vous avez tous vos calendriers dans iCal, vos contacts dans le Carnet d’adresses et vos mails dans Google Mail. Vos données sont donc avant tout sur votre bureau. Vous prendrez donc soin, avant toute chose, de synchroniser votre iPhone avec votre bureau par iTunes. Attention, une fois votre iPhone configuré avec Google Sync, il va effacer tous ses calendriers et contacts et les remplacer par les données de Google. Il est donc crucial de tout faire dans l’ordre.

    Première étape : faire des sauvegardes.

    Deuxième étape : faire des sauvegardes… Bon j’arrête.

    1.1. Sauvegarder ses calendriers

    Vous êtes quelqu’un de bien organisé donc vous avez plusieurs calendriers pour le travail, la vie privée, certains projets, etc. Il vous faut donc les sauvegarder un par un. Ouvrez iCal, sélectionnez chaque calendrier et choisissez le menu Fichier > Exporter > Exporter. Réservez à température ambiante.

    1.2. Sauvegarder ses contacts

    De la même façon, sauvegardez chaque groupe de contacts du Carnet d’adresses en sélectionnant chaque groupe et en choisissant le menu Fichier > Exporter > Exporter vCard. Réservez.

    1.3. Sauvegarder ses emails

    Si vous utilisez Mail sur votre Mac, il est configuré en POP, en IMAP ou en Exchange. Peu importe, tous vos mails sont de toutes façons chez Google. Fastoche.

    Si vos mails ne sont pas chez Google, vous pourrez néanmoins y accéder sur votre iPhone ou votre bureau en configurant un autre compte.

    2. Importer dans le Google

    Nous allons maintenant importer toutes nos informations dans Google. Attention, vous allez avaler la pilule bleue.

    2.1. Importer ses calendriers dans Google Calendar

    Vous devez créer un calendrier par calendrier sauvegardé précédemment. Sachez qu’un calendrier par défaut existe déjà chez Google. Rien ne vous empêche de l’utiliser, moi je m’en sers pour les événements personnels. Dans Google Calendar, choisissez Paramètres > Agendas. Créez un agenda puis choisissez Importer l’agenda. Sélectionnez le fichier à importer, puis le calendrier que vous venez de créer. C’est dans celui-ci que les événements seront ajoutés. Répétez pour chaque calendrier.

    2.2. Importer ses contacts dans Google Mail

    Dans Google Mail, choisissez Contacts > Importer. Sélectionnez le fichier d’adresses créé précédemment et c’est parti. Vous pouvez aussi créer des groupes, comme pour les calendriers.

    2.3. Nettoyage

    Il convient de vérifier que les données de Google sont maintenant présentables. Vous pouvez en profiter pour nettoyer vos calendriers et vos contacts. Sachez qu’avec Google Sync vous êtes limité à 25 calendriers, par exemple. Je pense qu’une dizaine de calendriers devraient être suffisants, même pour une personne très occupée. Vous pouvez aussi vous abonner à des calendriers externes.

    Google collecte les adresses de vos correspondants dans le carnet d’adresses de Google Mail. Ce dernier devient donc rapidement une pétaudière. Mon carnet d’adresses sur mon Mac est bien mieux rangé et à jour. Vous pouvez donc éliminer les éventuels doublons dans Google. L’avantage, c’est que vous n’aurez qu’à faire le travail une seule fois, grâce à la synchronisation.

    3. iPhone, le grand saut

    On passe maintenant à la configuration de l’iPhone. Elle est on ne peut plus simple. Les instructions en anglais sont assez compréhensibles donc je ne donnerai ici que l’essentiel.

    3.1. Configurer votre compte Google Sync

    Il suffit d’aller dans les réglages, choisissez Mail, Contacts, Calendriers puis l’option Ajouter un compte. Pour Google Sync, choisissez Microsoft Exchange (je sais, je sais…). Les données de votre compte sont assez évidentes (votre nom d’utilisateur est votre adresse email complète). Le nom du serveur est m.google.com.

    Votre iPhone va effacer tous vos calendriers et contacts par ceux de Google. Don’t panic (yet).

    3.2. Définir les calendriers à partager

    Toujours avec l’iPhone, allez sur google.com et connectez vous avec votre compte. Allez ensuite à l’adresse m.google.com/sync. S’il refuse de vous servir parce que vous parlez français, gardez votre fierté linguistique mal placée et changez de langue (Anglais US, par exemple). L’écran vous propose de sélectionner les calendriers à afficher sur votre iPhone. Sauvegardez et c’est bon.

    3.3. Vérifier que tout fonctionne

    Normalement, vos calendriers et contacts Google sont donc apparus dans les applications respectives de votre iPhone. Sinon, vous pouvez maintenant paniquer.

    4. Synchroniser avec son bureau

    On repasse maintenant sur le Mac. Vous pouvez tout laisser comme ça mais vos calendriers et contacts ne sont pas vraiment synchronisés avec Google. Pour l’instant…

    4.1. Configurer iCal avec Google Calendar

    Vous pouvez conserver des calendriers locaux qui ne seront pas synchronisés. Pour ma part, j’ai tout mis online, c’est quand même beaucoup plus pratique. Allez dans les préférences d’iCal, créez un nouveau compte, sélectionnez le type Google puis rentrez vos informations. Dans les paramètres du compte, allez dans l’onglet Délégation et choisissez les calendriers Google à afficher.

    4.2. Configurer le Carnet d’adresses avec Google

    Dans les préférences du Carnet d’adresses, cliquez simplement sur votre compte local et sélectionnez Synchroniser avec Google. Et hop !

    4.3. Synchroniser la lecture des mails avec Google Mail

    En fonction de votre lecteur de mail, plusieurs solutions s’offrent à vous. Étant donné que l’espace disque de Google Mail n’est  pas limité, vous pouvez utiliser IMAP pour avoir vos emails toujours avec vous, sur votre bureau ou sur votre iPhone.

    Conclusion

    Si vous êtes arrivé jusque là sans encombre, bravo. En cas de problème, les commentaires sont très bien venus !

  • Premier tour des élections régionales

    Voici trois articles qui analysent, assez différemment, les résultats du premier tour des élections régionales en France. Notez que comme leur nom l’indique, ces élections mettent en jeu des dynamiques locales particulières (voir les résultats en Languedoc, par exemple) ; on ne peut donc tirer que des conclusions générales.

  • Foule sentimentale

    La liberté d’expression est un droit sacré. En Europe, on est prompt à défendre le droit des opposants des tyrannies du sud. Malgré l’oppression bien réelle qu’ils subissent là-bas, ils ont l’immense courage de continuer à l’ouvrir. Par ici, on prétend que c’est bien sûr l’inverse. Ici, mon cher, on peut tout dire, on est libre enfin. C’est évidemment bien plus compliqué que cela. Ces dernières années, de nouvelles lois font la liste de ce qu’il est interdit, sous peine d’amende voire de prison, de dire ou d’écrire. La liberté d’expression, même en zone libre, est strictement limitée. Pour quelqu’un comme moi viscéralement attaché à la liberté, cette judiciarisation du langage et, finalement, de la pensée est intolérable. Pourtant, je dois reconnaître que ces lois ont permis de faire taire (un peu) les négationnistes bas de plafond et les racistes les plus décomplexés.

    Hélas, ces lois de censure ont aussi créé un dangereux précédent. Pourquoi s’arrêter aux salopards les plus scandaleux ? Après le racisme ordurier, le négationnisme absurde, pourquoi pas les insultes, les blagues, la promotion du tabac ? Pourquoi pas la contestation politique ? La pente de la censure est glissante. Une glissade qui se termine invariablement mal. Cette glissade est pourtant compréhensible : elle est avant tout animée de bons sentiments. C’est là que se trouve le problème fondamental. Au lieu de s’opposer au discours par la raison, on préfère l’interdire au nom des sentiments.

    Illustration avec une petite aventure sur twitter ce weekend. L’ami PaKaL fait profession de dénoncer l’apathie sur twitter. Il a le chic pour allumer sans pitié les experts web auto-proclamés, les no-life qui racontent leur sortie au MacDo et leur vie sans intérêt. Il dénonce avec gourmandise la médiocrité technologique et les faux geeks qui s’ébaubissent devant les hochets neufs qu’on leur fourgue. Il fait tout cela dans un style… iconoclaste. Parfois carrément limite. Tout ceci n’est pas très grave car voyez-vous, sur twitter, on peut tout simplement choisir qui on veut lire. Ceux qui n’aiment pas le style viril du monsieur peuvent donc aller se faire cuire un œuf ailleurs.

    Justement, le jeune blogueur Nathan Soret avait décidé très imprudemment de suivre cet admirable enfoiré de PaKaL. Celui-ci n’a pas manqué cette occasion pour se foutre de la gueule de l’adolescent verviétois. Je tiens à préciser que j’apprécie la personnalité et le style de Nathan. Voilà un gamin de 14 ans qui sait écrire, qui vole bien au dessus de la majorité de ses camarades de classe. Je ne suis pas vraiment fan de ses sujets de prédilection (le web, les réseaux sociaux, le personal branling, toussa) mais je suis sûr qu’il a assez de talent pour trouver sa voi(e/x).

    « tien? le touche pipi de @nathansoret ne me follow déjà plus… halala si j’étais pédophile je lui aurais démonté son petit trou d’balle! »

    PaK’ dans ses œuvres… 2:41 PM Mar 11th

    On reconnait toute la finesse, l’élégance du style et les thèmes chers à l’auteur (essentiellement le caca). Cette vilaine blague est calibrée comme un missile (ou un suppositoire, disons) pour susciter l’ire du lecteur non averti. Avec l’efficacité redoutable qu’on lui connaît, l’enfant sauvage de Charleroi a donc provoqué des réactions.

    C’est là qu’intervient notre chevalier blanc. Ce brasseur de vent, toujours à promouvoir son expertise sans jamais avoir rien réalisé pour la prouver, ayant senti le bon coup compassionnel, se lance sans qu’on ne lui ait rien demandé dans une petite croisade. S’il avait simplement appelé à ne plus suivre l’ami PaKaL, il se serait donné une image sympathique à bon compte. Et j’aurais bien ri en constatant que le genre de guignols que PaKaL exècre est précisément le moins sensible à son humour, préférant ne pas écouter l’importun plutôt que d’admettre leur médiocrité.

    Là où tout dérape définitivement dans le n’importe-quoi, c’est qu’il appelle non pas à ne plus lire mais à le bloquer carrément. Non seulement je n’aime pas ce que vous dites, mais je me battrai pour vous faire taire définitivement. Bonne ambiance… L’appel aux sentiments de la foule m’a toujours révulsé. C’est sans doute pour de très bonnes raisons qu’on lynchait les noirs dans l’Alabama pour venger l’honneur d’une jeune fille. Je déteste les foules sentimentales.

    Enfin, et pour rassurer tout le monde. Nathan est assez intelligent pour se défendre tout seul (bloquer PaKaL, par exemple). En tout cas, aux dernières nouvelles, Nathan va très bien, il est occupé par sa vraie vie d’ado. Merci pour lui.

  • Barbie docteur en informatique

    Pour la journée internationale des droits de la femme, et en attendant le Ada Lovelace Day, je continue ma série de portraits de femmes en informatique. Aujourd’hui, je quitte les personnages historiques pour parler d’une contemporaine : Barbara Liskov. Avec le Professeur Liskov, nous quittons le domaine des pionniers (et des pionnières) pour celui de l’industrie informatique moderne ; on passe d’un machin hybride entre l’électronique et les mathématiques à une véritable discipline d’ingénierie. Enfin, qui essaye de l’être…

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    Barbara Liskov est arrivée en informatique un peu par hasard. Après son baccalauréat de mathématique à Berkeley en 1961, elle hésite à démarrer des études doctorales. Elle cherche un boulot mais ne trouve que des métiers ennuyeux. C’est comme programmeur qu’elle finit par trouver un métier qui l’intéresse. Elle reprend ses études à l’université de Stanford et en 1968, elle est la première femme à recevoir un doctorat d’informatique aux États-Unis. Son sujet de thèse concerne l’intelligence artificielle pour les échecs et les jeux.

    Ses contributions scientifiques sont nombreuses mais on peut les résumer sans trop d’injustice en trois points :

    1. L’abstraction de données. Elle a été une pionnière dans ce domaine. Elle a démontré qu’en adoptant une méthode rigoureuse de développement et en utilisant des formalismes adaptés, on pouvait construire des logiciels à la fois plus complexes et plus sûrs.
    2. Le principe de substitution. Le principe de Liskov est une extension de la notion de type de données (point 1) aux langages orientés objet. Dans un langage orienté objet, on encapsule à la fois des données mais également des comportements. Barbara Liskov a donc développé une méthode de développement basée sur le contrat entre les objets, qui permet de préserver les propriétés des données et d’éviter des comportement inadaptés.
    3. Les systèmes distribués. Elle a développé le premier langage qui permet la programmation distribuée (sur plusieurs machines). Elle dirige le département de méthodologie de la programmation au MIT où elle travaille principalement sur la résistance aux pannes byzantines dans les systèmes distribués.

    Pour tout ça (et bien d’autres choses encore), elle a reçu la médaille John von Neumann et le Prix Turing en 2008, pour son travail tant fondamental que pratique pour le progrès de la discipline informatique. Si le prix Turing ne vous dit rien, remplacez le par « Nobel d’informatique ». Si Barbie est ingénieur en informatique, c’est un peu grâce à Barbara.

    Sources :
    [1] Barbara Liskov, wikipedia.
    [2] Barbara Liskov, profile from the National Academy of Engineering
    [3] Q&A: Turing Award winner Barbara Liskov, CNET
    [4] Barbara Liskov Wins Turing Award, Dr. Dobb’s

  • Sept logiciels sur mon Mac

    On me demande souvent comment je fais pour être si productif et efficace. Même si la phrase précédente est complètement fausse, voici sept logiciels qui sont sur mon mac comme les sept doigts de la main, c’est-à-dire indispensables et toujours ensemble :tools.jpg

    1. Cyberduck

      Cyberduck est un outil pour naviguer sur les serveurs de fichiers. Il gère les signets et retient les mots de passe, ce qui permet de se connecter en un clic. Je l’utilise pour plus d’une dizaine de serveurs différents (mes serveurs perso, les serveurs pro, les cachettes des copains, etc). Je ne me vois pas taper mes commandes ftp à la main. Et pourtant je pourrais… mais je me fais vieux, je m’embourgeoise.

    2. Dropbox

      Imaginez que vous vouliez partager un fichier rapidement avec un ami. Fastoche, vous lui envoyez un email. Et si le fichier fait 500 Mo ? Pas possible. Imaginez que vous voulez envoyer un fichier à tout le monde, sur facebook ou twitter par exemple. Il vous faut un serveur quelque part (et Cyberduck). Vous n’en avez pas ? Dommage. Vous balancez ça sur megaupoad ? Pas classe…

      C’est pour tout cela que Dropbox est un miracle permanent. Vous prenez un fichier, vous le déposez dans votre dossier Dropbox et boum. Il est téléchargé et disponible. En public ou en privé. Sur le web ou sur le bureau de vos amis. Entre vos ordinateurs, aussi. Dropbox est plus efficace et mieux intégré que MobileMe, la solution d’Apple : c’est dire comme c’est bien. Ah j’oubliais… c’est gratos.

    3. Evernote

      Evernote est un outil de prise de notes « dans les nuages ». Vous lisez une page web intéressante ? Une note. Vous avez un document important à lire ? Une note. Vous devez absolument racheter du PQ ? Une note. Vous avez un iPhone et vous tombez à 2h du matin sur un flyer qui vous intéresse (toute ressemblance, blabla…) ? Une photo ! Et une note. Le tout est synchronisé avec le site et avec vos ordinateurs. Le plus fort, c’est que vous pouvez prendre une photo d’une carte de visite ou d’un poster avec l’application iPhone, la retrouver sur votre ordinateur de bureau et Evernote fait de la reconnaissance de caractères. Donc vous pouvez toujours retrouver les infos. Juste brillant. Et gratuit aussi.

    4. TextMate

      C’est mon éditeur de texte favori, ma boîte à outils. TextMate est extensible, supporte des dizaines de langages différents et tout un tas de plugins. Il est aussi entièrement configurable. Il est tellement polyvalent qu’il est lancé en permanence sur ma machine.

    5. OmniGraffle et Pixelmator

      Deux outils payants mais qui valent largement leur prix. OmniGraffle est un outil de dessin de diagrammes. C’est le meilleur logiciel de cette catégorie, et de loin, sur toutes les plateformes. Ultra-performant, extensible et fiable, il permet de réaliser des diagrammes complexes avec simplicité et élégance. Quant à Pixelmator, c’est la même chose pour la retouche d’images. Je suis une buse en logiciel de retouche alors il me faut quelque chose de simple. Celui-là suffit largement à mes besoins.

    6. 1Password

      Le grand problème de l’homo connecticus, si on oublie son nom à la con, c’est de retenir des dizaines de mots de passe différents pour tous les sites web qu’il utilise. Vous n’utilisez pas qu’un seul mot de passe pour tous les sites, non ? C’est bien ce que je pensais. 1Password est la solution idéale. Il peut générer des mots de passe aléatoires, il les stocke en sécurité et il remplit les formulaires de connexion à votre place. Plus aucune excuse pour avoir des mots de passe différents, longs et durs pour chacun de vos sites. Je l’utilise intensivement dans Safari et sur mon iPhone.

    7. The Google

      Pour tenir en respect le flot de tâches, de nouvelles, de projets qui m’arrivent sur le coin de la figure, j’utilise très souvent les outils web. Pour la gestion quotidienne des emails, des contacts, de mes agendas, j’utilise Google. Il se synchronise automatiquement avec mon iPhone. Très pratique.

    P.S. : pour écrire ce billet, j’ai utilisé ecto. Pas mal…

  • The Amazing Grace Hopper

    Je continue la série sur les femmes en informatique. Après Ada Lovelace, voici une autre héroïne : Grace Murray Hopper.

    Une femme au service de son pays

    Grace Murray est née en 1906. Étudiante brillante, elle est diplômée en mathématique et en physique par l’université de Yale en 1930, et elle épouse Vincent Hopper. Elle défend sa thèse de doctorat dans la même université en 1934. Elle enseigne alors les mathématiques à l’université Vassar, un college d’élite réservé aux femmes. En 1941, elle y devient associate professor.

    Sa carrière semble toute tracée mais un événement mineur vient troubler cette routine : la deuxième guerre mondiale. En 1943, peut-être lassée d’enseigner aux jeunes filles de l’élite new-yorkaise, elle intègre la division féminine de la réserve de la marine américaine. Après ses classes, elle est affectée au projet de calculateur de l’université de Harvard. Elle travaille sur la programmation du premier calculateur automatique – le Mark I – conçu par IBM à Harvard.

    Grace Hopper
    Grace Hopper, UNIVAC, Computer History Museum

    À la fin de la guerre, elle tente de poursuivre sa carrière militaire dans la marine mais elle est refusée à cause de son âge. Elle refuse un poste permanent de professeur à Vassar et préfère rester dans la réserve pour continuer à faire de la recherche dans le laboratoire d’informatique de Harvard. Cependant, en 1949, elle décide de rejoindre le secteur privé et va travailler pour l’entreprise fondée en 1947 par Eckert et Mauchly (les créateurs de l’ENIAC, le premier véritable ordinateur électronique). Durant les années 1950, Grace Hopper travaille sur UNIVAC, le premier ordinateur commercial disponible aux États-Unis. Elle conçoit le premier compilateur (appelé A-0). Elle concevra ensuite plusieurs compilateurs commerciaux, dont celui pour le langage FLOW-MATIC (aussi appelé B-0). Ce langage aura une très grande influence sur l’un des premiers langages de programmation modernes.

    En 1959, devant l’augmentation des puissances de calcul et la demande croissante des entreprises et de l’administration américaine, il devient urgent de définir un langage de programmation standardisé. Ce langage devra être business oriented, c’est-à-dire satisfaire les besoins en gestion et calcul d’une entreprise ou d’une administration moderne. Le travail de Grace Hopper aura une énorme influence sur le résultat, appelé COBOL. Très populaire dans les années 1960 à 1980, ce langage est toujours employé de nos jours.

    Dans les années 1960, à la tête du groupe des langages de programmation au sein du bureau des systèmes d’information de la marine, Grace Hopper développe des tests de standardisation pour le langage COBOL et son compilateur. Son travail forcera les différents fabricants d’ordinateur à standardiser leur langage.

    Elle participe encore à de nombreux projets civils et militaires. Elle est rappelée par la Marine américaine en 1966, retourne encore au service actif en 1972 et est élevée au grade de capitaine en 1973. En 1983, son grade de commodore est renommé en vice-amiral (une étoile). Elle reçoit la Defense Distinguished Service Medal en 1986. Au moment de son départ définitif de la marine, elle en était le plus vieil officier supérieur. Elle travaille encore pour l’entreprise DEC jusqu’à sa mort en 1992. Elle est enterrée au cimetière national d’Arlington en Virginie, avec les honneurs militaires.

    Une pionnière de l’industrie informatique

    Pendant longtemps, la programmation consistait à dire à l’ordinateur ce qu’il devait faire. Il s’agissait de donner une suite d’instructions très simples qui indiquait pas à pas l’opération à effectuer. À l’époque, tout comme Ada Lovelace, on devait donc de manière fastidieuse écrire une longue liste d’instructions. Ce niveau de détail avait beaucoup d’inconvénients.

    Avec les premiers ordinateurs généralistes, une propriété intéressante est apparue. Ces ordinateurs sont ce qu’on appelle des machines de Turing (je simplifie un peu cette propriété). Elles sont théoriquement capables de simuler n’importe quel autre algorithme. Cela signifie qu’on peut écrire un programme qui simule l’exécution d’une autre machine (qui elle même exécute un programme). On peut aussi écrire un programme qui écrit un autre programme. C’est ce qu’on appelle un compilateur.

    Plutôt que d’écrire une liste d’instructions simples, on peut définir une seule instruction complexe (par exemple, parcourir les éléments d’un tableau ou afficher un bouton dans une fenêtre) pour réaliser une tâche qui a un sens pour le programmeur. Comme l’ordinateur ne comprend rien à ces instructions, le compilateur est chargé de les traduire en une liste d’instructions pour la machine. C’est grâce à cela qu’ont été conçus les premiers langages de programmation.

    Avant l’apparition des premiers compilateurs, la programmation dépendait du matériel. À chaque génération, à chaque nouveau calculateur, on changeait de langage et il fallait tout recommencer. Les compilateurs ont permis d’écrire pour plusieurs machines, de transformer et d’adapter les programmes au fur et à mesure des besoins. C’est à cette innovation d’une grande importance pour l’industrie informatique naissante que Grace Hopper a largement contribué. Le fait que de nombreux programmes en COBOL sont toujours en service aujourd’hui prouve l’importance de son travail.

    Pour terminer, voici une interview amusante de Grace Hopper par Dave Letterman en 1986.

    — How did you know so much about computers then?

    — I didn’t. It was the first one.

    Cette femme était vraiment formidable.

  • Google Buzz ou l'inutilité des blogueurs high tech francophones

    Hier soir, dans mon twitter, à l’heure où je vaquais à toute autre chose, Google a lancé un peu par surprise son nouveau service appelé Google Buzz. On ne s’étendra pas sur le nom (minable) ou sur la multitude de services (mal connectés). On ne glosera pas plus sur le fait que Google semble décidé à lancer tout et n’importe quoi, à copier n’importe quelle idée qui marche. Et même celles qui ne marchent pas. C’est un problème de riche.

    Le plus drôle, ce sont les messages de certains spécialistes « aïetèque » francophones, apparemment coincés dans le métro, qui demandaient à la ronde ce que c’était, et à quoi cela pouvait bien servir. On cherchera en vain sur les blogues « high tech » de référence une quelconque info pertinente à ce sujet. Certains ont tout de même jeté un coup d’œil circonspect. De toutes façons, comme le service est encore en cours d’activation, la plupart ne saurait dire grand chose. Il ne reste qu’à profiter de la publicité en retapant les dépêches. Un peu comme ici. :-p

    Je crois que cette observation ne fait que confirmer l’inanité, la vanité, l’inutilité du blogging « high tech » ((dans la mesure où internet peut encore être considéré comme de la haute technologie)) francophone. L’innovation se passe surtout en anglais. L’actualité se passe quand vous dormez.

  • La maison web : charpente et peinture

    Vendredi et samedi se tenait le WIF Belgium, la manche belge du Webdesign International Festival, organisée par l’agence web namuroise Dogstudio. Durant deux jours, on pouvait assister gratuitement à une série de conférences et ateliers. Mais surtout, durant la Webjam, des équipes belges s’affrontaient pendant 24 heures pour créer un site web. L’épreuve consistait à imaginer le nouveau portail belgium.be. Les vainqueurs gagnent un voyage à Limoges pour la finale. On ne fera pas de blague sur Limoges, c’est pas si pire.

    Après quelques abandons pour des causes diverses (fatigue, bière, jeux en réseau), cinq prix ont été attribués. Le prix du jury revient à l’équipe Lost Boys, qui propose de reconstruire la Belgique avec beaucoup d’humour. Le prix des étudiants revient à l’équipe Leser de l’HEAJ, qui démontre de belles qualités techniques. Le deuxième prix revient à l’équipe EPIC, pour leur idée d’application iPhone en réalité augmentée qui, si elle suit la tendance, est très bien réalisée. Enfin, le premier prix revient à l’équipe Pfaff Staff pour leur interprétation très drôle et décalée du sujet, puisqu’ils vous proposent de vous offrir un belge à vos mesures (la livraison en 24 heures est possible). La qualité graphique est remarquable et fourmille de bonnes idées.

    Bigger Than Pixels

    On soulignera la performance des copains de Bigger Than Pixels (@gregone@exibit et @mychacra ici en photo ((Photo de paperjam / CC BY 2.0))). Vous pouvez suivre leurs aventures sur leur tumblr. Ils ont interprété le sujet de manière beaucoup plus classique, mais aussi beaucoup plus intéressante, à mon avis. En effet, un tweet de Roald Sieberath, serial entrepreneur belge bien connu, m’a inspiré la rédaction de ce billet :

    Web in Belgium: les charpentiers à Bruxelles (#fosdem) et les décorateurs à Namur (#wifbelgium).

    Si le parallèle entre le FOSDEM, le forum international des geeks purs et durs, et le WIF est amusant, l’analogie avec la construction est limitée. Une maison, ce n’est pas qu’une charpente et de la peinture. Je ne voudrais pas faire mon chieur (juste un peu) et je félicite sincèrement tous les candidats et les lauréats pour leur superbe travail et Dogstudio pour l’organisation. On remarquera quand même que les lauréats du WIF, s’ils ont réalisé avec talent de très belles décorations, n’ont pas jugé utile de s’intéresser au plan de la maison, à l’inverse de Bigger Than Pixels (par exemple). Il me semblait que le design, c’était la forme et la fonction.

    P.S. : la liste des participants et leurs projets sont par là, jetez-y un coup d’œil. 🙂