Auteur/autrice : francbelge

  • Vivre sans Facebook, fin et suite

    Comme je l’ai raconté ici, et par là, j’ai supprimé mon compte Facebook. Il semble qu’il ait été effectivement effacé.

    Les gens semblent avoir de plus en plus tendance à quitter Facebook. Néanmoins, cette tendance n’est pas vraiment nouvelle et elle s’explique aussi par le grand succès du site. Ce qu’on peut en revanche signaler, c’est que la presse mainstream commence à en parler. On verra si le Quit Facebook Day remportera du succès. J’ai des doutes.

    Et maintenant, que faire ? Que puis-je espérer ? Je pense que je retournerai sur Facebook, pour rester en contact avec mes amis très proches. Malheureusement, si l’on veut être prudent et ne pas confier à Facebook trop de données, l’intérêt du site devient très limité. Et surtout, je ne suis pas sûr que j’aie besoin d’une distraction supplémentaire.

    Les vrais amis, de toutes façons, savent où me trouver…

  • Le gang des calculettes

    Les calculatrices ne furent pas tout le temps des machines. Pendant la deuxième guerre mondiale, les mathématiciens anglais ou américains aidaient leur pays en guerre en allant décoder à la main les chiffres allemands ou calculer les tables balistiques qui permettaient aux artilleurs de toucher leur cible.

    Dans l’armée américaine, on appelait ces bataillons de l’ombre des computers. Comme les hommes étaient au feu, ils étaient constitués de femmes. Parmi les 80 mathématiciennes qui résolvaient à la main les équations différentielles de balistique pour l’armée, six furent sélectionnées pour programmer le premier calculateur électronique : l’ENIAC. Elles s’appelaient Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence et Ruth Lichterman Teitelbaum.

    Le terme pionnier est assez faible pour qualifier leur travail. L’ENIAC n’avait ni manuel, ni documentation. Elles n’avaient que les schémas logiques et quelques techniciens pour répondre à leurs questions. Elles ont développé les premiers langages de programmation, les premiers équipements de contrôle, les premiers manuels de programmation. Certaines de ces femmes ne sont plus parmi nous mais cet article témoigne, sans doute tardivement, de la reconnaissance de leurs pairs.

    They had none of the programming tools of today. Instead, the programmers had to physically program the ballistics program by using the 3000 switches and dozens of cables and digit trays to physically route the data and program pulses through the machine. Therefore, the description for the first programming job might have read: “Requires physical effort, mental creativity, innovative spirit, and a high degree of patience.”

    De quoi relativiser les débats sur les langages de programmation…

    [EDIT] Si ce genre de personnages vous intéresse, j’en ai une petite de série de portraits de femmes en informatique.

  • Vivre sans Facebook, épisode 3

    Oui je sais, ça fait un peu croisade. Mais depuis que la moutarde m’est montée au nez, il ne se passe pas une journée sans que j’entende parler de Facebook. Surtout des problèmes qui vont avec. Voici un pearltree créé par Koz avec plein d’articles sur les problèmes de vie privée au sein de Facebook. On dirait que l’abandon de Facebook devient tendance. Pour une fois, je suis content d’être à la mode.

    http://cdn.pearltrees.com/s/embed/getApp

  • Vivre sans Facebook, épisode 2

    Voilà 10 raisons de supprimer votre compte Facebook (en cliquant là) :

    1. Les conditions d’utilisation sont en votre défaveur. Facebook a tous les droits sur tout. Et vous, rien.
    2. Le PDG de Facebook a des problèmes avec l’éthique.
    3. Facebook pense que la vie privée est une notion périmée.
    4. Facebook vous cache les conséquences de son utilisation et change la façon dont il utilise vos données quand ça l’arrange.
    5. Facebook utilise parfois l’intimidation pour faire taire les critiques.
    6. Même vos données « privées » sont partagées avec les applications tierces.
    7. Facebook n’est pas assez diligent et compétent pour lui confier vos données.
    8. Facebook a un bouton de suppression de compte très bien caché.
    9. Facebook prétend être ouvert sur le web mais veut le posséder (et vos données) pour lui seul.
    10. Le site Facebook est assez pourri.

    Traduction libre…

  • Vivre sans Facebook, épisode 1

    Les récents changements de politique de confidentialité sur Facebook ont fini par me lasser. Je ne suis pas vraiment un hystérique de la vie privée. D’abord car ce que je mets en ligne est soit anodin, soit précisément là pour être lu. Ensuite parce que j’en connais les mécanismes (référencement, branding et tutti quanti). Enfin parce que c’est quand même assez utile et fun, il faut avouer. D’ailleurs, sur Facebook, il y a de nombreux outils pour protéger ses photos, ses vidéos, ses liens, sa vie en somme. On peut faire des groupes d’utilisateurs et définir pour chaque type de données les droits d’accès correspondants. C’est très puissant et complètement rébarbatif.

    Ce que je reproche à Facebook n’est donc pas tant un manque de mécanismes de protection des données que de balader ses utilisateurs en permanence. En bref, leurs conditions changent tout le temps, de manière strictement unilatérale et sans préavis. La seule et unique valeur de Facebook étant dans les données qu’on y met, j’ai décidé de voter avec mes pieds et de m’en aller définitivement. Vous pouvez toujours retrouver mes bavardages sur twitter ou sur ce blog. Les conditions d’utilisation sont toujours les mêmes. Promis.

    Il est très aisé de désactiver son compte Facebook. Il est mis en sommeil mais votre réseau est toujours là. Pour supprimer définitivement votre compte Facebook, le lien est plus difficile à trouver. Facebook promet que mon compte sera définitivement supprimé dans 14 jours. On verra. Facebook a l’habitude de mentir…

  • Les Témoins de la Java

    La confrérie des Témoins de la Java, bruxelloise mais pas bruxello-centrée, vous apporte la bonne parole en matière de musique, de littérature et de ripaille, toujours fidèle à sa devise : « ne vous emmerdez plus, emmerdez les autres ! »

    L’objectif poursuivi est simple : prodiguer un évangélisme aussi varié que différent sur la réalité, communier sur des billets sucrés-salés et ce, bien loin des couvertures traditionnelles et des publireportages. Entre le blog et le journal, nous prêchons des versets passionnés et, parfois, sulfatés sur la réalité quotidienne et sans frontières.

    Les Témoins de la Java

    Les plumes sont acérées et exigeantes. On peut ne pas être d’accord. Rappelez vous seulement que choisir, c’est faire preuve de goût.

  • Le breton pour les geeks

    Le Télégramme a lancé une grande campagne pour remplacer les anglicismes qui tapissent fora, salons et gazouillis par des bretonnismes. Je ne peux que soutenir cette proposition.

    • Buzz = reuz. Exemple : l’affaire Ribery a fait du reuz. Si le reuz ne concerne que la Bretagne, on peut utiliser la variante breuzh (avec des vrais morceaux de BZH dedans). Exemple : les panneaux de Landrevarzec ont fait du breuzh.
    • Geek = pen bleo (Geek ça fait un peu soirée-disco alors que pen bleo donne la dimension pathologique de l’addiction aux nouvelles technologies. Exemple : Fillon est un pen bleo).

    L’auteur s’attaque d’ailleurs à tous les vocables anglais, même très courants. Celui qui m’a fait le plus rire, c’est « shit = butun drol ». C’est un double jeu de mot anglais-breton. Il faut avoir souffert à Saint-Pol, Plouescat et Quimper pour comprendre.

  • Liquidation totale avant fermeture

    « Il n’est pas possible de négocier avec des nationalistes, parce qu’ils ne reviendront jamais sur un fait acquis pour eux (la “frontière linguistique”), et ne respecteront jamais les concessions qu’ils font (les facilités) si celles-ci ne servent pas leur idéal national. Négocier avec des nationalistes revient à grimper marche par marche un escalier mobile pour espérer monter dans un avion qui est déjà parti. »

    Belgique ou bien démocratie, à nous de choisir (Marcel Sel)

    Je considère que la nation peut être un cadre commode pour l’expression de la démocratie, quand elle est basée sur l’adhésion aux valeurs et non pas l’appartenance « ethnique ». La nation française ou la nation américaine se sont constituées, de manière littéralement révolutionnaire, sur des valeurs inclusives et pas sur le droit du sang. Même si, en France en tout cas, ces idéaux généreux ont été un peu dilués ces dernières années dans le sang impur et la méfiance de l’étranger, les nationalistes flamands n’ont en revanche aucun scrupule : ils bafouent les droits de la minorité francophone sans vergogne. Ils ont aussi contaminé une bonne partie du discours politique et des représentations, au point de rendre cette crise à la fois inévitable et insoluble. Il est temps de changer de perspective et de choisir radicalement le camp de la démocratie. Quitte à en finir avec la Belgique ?

  • Gravitas

    « Les affaires de pédophilie dans l’Église sont, pour tous les catholiques, une source de peine profonde et de douleur extrême. Des membres de la hiérarchie de l’Église ont eu, sur certains dossiers, de graves manquements et dysfonctionnements, et nous saluons la volonté du pape de faire toute la lumière sur ces affaires.

    Avec les évêques, et en tant que membres de la même Église, les laïcs catholiques assument le poids des crimes de certains prêtres et des défaillances de leurs supérieurs ; ils se rangent résolument, ainsi que le Christ invite à le faire, du côté de ceux qui souffrent le plus de ces crimes, c’est-à-dire les victimes, tout en priant pour les coupables. »

    Appel à la vérité

    « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu, 25, 40)

  • Turing Machine

    Lorsque le mathématicien Alan Turing a développé sa théorie, il a imaginé une machine comprenant :

    • un ruban infini sur lequel sont inscrits des symboles,
    • une tête de lecture qui peut lire ou écrire un symbole à la fois,
    • une suite finie d’instructions qui changent le symbole courant et déplacent la tête de lecture.

    À quoi sert cette machine ?

    Elle décrit simplement le fonctionnement de tout ordinateur. Tout ce qui peut s’écrire comme une suite finie d’instructions, c’est-à-dire tout programme ou algorithme, peut donc être exécuté par cette machine. Avec un ensemble bien choisi d’instructions, une machine de Turing peut simuler n’importe quelle autre machine de Turing : c’est ce qu’on appelle une machine de Turing universelle.

    À quoi ça ressemble ?

    Une machine de Turing est d’abord une expérience de l’esprit. Néanmoins, rien n’empêche d’en construire une. C’est ce qu’a fait Mike Davey.

    (Via Seweryn)