Le gang des calculettes

Les calculatrices ne furent pas tout le temps des machines. Pendant la deuxième guerre mondiale, les mathématiciens anglais ou américains aidaient leur pays en guerre en allant décoder à la main les chiffres allemands ou calculer les tables balistiques qui permettaient aux artilleurs de toucher leur cible.

Dans l’armée américaine, on appelait ces bataillons de l’ombre des computers. Comme les hommes étaient au feu, ils étaient constitués de femmes. Parmi les 80 mathématiciennes qui résolvaient à la main les équations différentielles de balistique pour l’armée, six furent sélectionnées pour programmer le premier calculateur électronique : l’ENIAC. Elles s’appelaient Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence et Ruth Lichterman Teitelbaum.

Le terme pionnier est assez faible pour qualifier leur travail. L’ENIAC n’avait ni manuel, ni documentation. Elles n’avaient que les schémas logiques et quelques techniciens pour répondre à leurs questions. Elles ont développé les premiers langages de programmation, les premiers équipements de contrôle, les premiers manuels de programmation. Certaines de ces femmes ne sont plus parmi nous mais cet article témoigne, sans doute tardivement, de la reconnaissance de leurs pairs.

They had none of the programming tools of today. Instead, the programmers had to physically program the ballistics program by using the 3000 switches and dozens of cables and digit trays to physically route the data and program pulses through the machine. Therefore, the description for the first programming job might have read: “Requires physical effort, mental creativity, innovative spirit, and a high degree of patience.”

De quoi relativiser les débats sur les langages de programmation…

[EDIT] Si ce genre de personnages vous intéresse, j’en ai une petite de série de portraits de femmes en informatique.

Publicités

2 commentaires

  1. Pingback: Tweets that mention Le gang des calculettes - franc belge -- Topsy.com
  2. Kévin Hinault · juin 7, 2010

    Si ce genre d’histoires sur les codes te plait, tu peux lire « Cryptonomicon » de Neal Stephenson 😉

    D’ailleurs on y trouve plein de choses qui prennent leur sens dans l’actualité (alors que le bouquin a une dizaine d’année)

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s