Auteur/autrice : francbelge

  • Porno wallon

    C’est parti d’une blague à l’heure du diner. À défaut d’un pôle de compétitivité wallon en IT, on pourrait développer de nouveaux secteurs. Comme le porno, par exemple…

    francbelge : Bourrinage dans le Borinage, double pén’ dans les Ardennes, partie de boules à Hognoul.

    francbelge (encore) : Prends moi les fesses à Han-sur-Lesse.

    Himad : Virton string, que je rentre dans ton Uccle.

    thomasi : Les 20cm de Bruxelles.

    ecuvelier : J’aime quand tu me Flémalle.

    tigrevert : Mets-moi un doigt à Charleroi.

    sichemJ : Les femmes les aiment Dour.

    Sphearis : Un Trooz, c’est un Trooz.

    deras: Jamais elle ne Dinant.

    Somebaudy : Les voyeurs vont tous à Yvoir.

    fredericroe : En plein dans l’Hannut.

    Le résultat est au-delà de mes espérances. Vous êtes tous formidables.

  • Élections, piège à…

    Dimanche, c’est journée électorale en Belgique. J’entends beaucoup de mes amis se demander pour qui ils vont voter. Comme je ne suis qu’un immigré ici, je n’ai pas ce choix difficile à faire. Heureusement, d’ailleurs.

    La campagne a été courte et molle. Personne n’a vraiment abordé les deux seules questions qui valent, sauf à coups de slogan. La première, c’est la question socio-économique. La deuxième, c’est la question communautaire.

    Le problème, c’est qu’on ne peut pas régler la première sans régler la seconde. Je suis convaincu qu’une majorité silencieuse des Belges n’en a rien à caler, mais le pays est divisé culturellement et politiquement. Cette majorité n’est donc pas représentée et tout le monde subit la dictature des minorités agissantes : un vrai deal perdant-perdant.

    Le résultat ? À défaut de voter pour un projet, la plupart des électeurs voteront pour leur couleur, en fonction de leurs affinités. D’après les sondages, cette situation nous garantit une solide victoire du PS en Wallonie et des nationalistes en Flandre.

    Bon courage…

  • Berlusconi, pénis en liberté

    Un portrait extraordinaire de Silvio « Il Presidente » Berlusconi par Devin Friedman dans GQ :

    “If there’s a distillation of that fun, an image that, along with the proud, bleeding face, explains why the Presidente survives, it is the famous old-man penis from the Summer of Love, the penis belonging to the former Czech prime minister. It is a normal penis, white, either semitumescent or caught in an upswing so that, captured there in the air, it looks semitumescent, perched above a pair of legs that are not the legs of a young man — a little skinny, a little short. But here in the world provided by the Presidente, this penis is allowed to swing in the bright Mediterranean sunlight, for once freed from the suit pants of respectable early old age, happy and carefree and unashamed, surrounded by friendly women in thong bikinis who love and accept this penis for what it is. You can be that penis, Italy. You don’t have to pretend to be young or virile or world-beating; you can just be you, an aging, graying, stagnating nation, and still thrive in the world of fun.”

    The Mussolini of Ass, by Devin Friedman

    Quand l’Italie se réveillera le lendemain de la fête, se rendra-t-elle compte qu’elle s’est bien fait baiser ?

  • Du whisky par la poste

    J’ai reçu un joli colis de la part de @flexyflow et @boskabout. Voyons voir ce qu’il contient…

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=Ym73LZAgCKo&w=480&h=390]

  • iPhone 4 : résumé de la #stevenote

    « Steve présente enfin le nouvel iPhone. Il s’appelle iPhone Stolen. »

    francbelge, 7 juin 2010

    Si vous avez tout raté hier soir, vous pouvez retrouver la transcription en léger différé.

  • Pourquoi la 3D ne sert à rien (ou presque)

    Cerveau gauche

    J’ai toujours pensé que la visualisation en 3D ne servait à rien. Même avec des technologies stéréoscopiques (c’est-à-dire qui exploitent la capacité des yeux et du cerveau à « ressentir » la troisième dimension), on arrive au mieux à ne pas avoir la gerbe. Pour le reste, c’est très généralement sans intérêt pour les applications sérieuses.

    Quand on veut représenter beaucoup de données pour les analyser et les comprendre, rien ne remplacera jamais vraiment un bon vieux tableau et quelques courbes faites avec un tableur. Il vaut bien mieux exploiter les capacités d’abstraction et d’analyse du cerveau (le métaphorique cerveau gauche) plutôt que ses capacités spatiales (le tout aussi métaphorique cerveau droit). Avec des gens comme Hans Rosling, on peut même atteindre le sublime. [must see]

    http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf

    Néanmoins, la visualisation en 3D s’est perfectionnée au point de permettre la simulation d’environnement suffisamment réaliste pour avoir des applications utiles (simulateurs de vol, opérations chirurgicales, etc.). Il n’empêche, c’est avec beaucoup de doutes que j’ai accepté l’invitation de Samsung à leur soirée de présentation de leur gamme d’écran plats 3D.

    Ma vie d’influent 2.0

    Commençons par dégager tout de suite le sujet épineux des événements blogueurs. Oui, il y avait à manger et à boire, l’endroit était joli et les gens étaient très contents de répondre à nos questions, en trois langues. Je ne jouerai pas le couplet du faux cul, celui qui ne voit aucun problème à bouffer gratos et donner son avis « en toute indépendance ». Alors si toi aussi tu veux gagner une téloche, tu peux cliquer sur le lien et répondre au quizz. De rien, c’est Samsung qui paye.

    J’ai toujours cru que les événements de ce genre ne servaient à rien et que tout ce petit monde (RP et blogueurs) vivait en circuit fermé sur le dos des boîtes qui ne comprennent rien au web. Il s’avère que ce genre d’opération n’est pas très couteuse et rapporte suffisamment en notoriété pour valoir le coup. Les blogueurs sont cheap. Comme les journalistes. [une remarque d’un journaliste belge que je ne nommerai pas]

    Et alors, la 3D ?

    J’ai été plutôt convaincu par le côté ludique de la chose. Comme d’autres, j’ai été impressionné par l’immersion dans les jeux vidéos. Au cinéma, Avatar a montré qu’on pouvait avoir du succès. Peut-être au détriment de la qualité d’écriture du film mais ça n’a pas d’importance pour l’industrie de l’entertainment.

    Avec la 3D, l’industrie du cinéma revient aux sources, aux Lumière et à Méliès. Le cinéma, de plus en plus dans le salon, sera demain comme il fut jadis une attraction de foire. J’espère juste qu’on ne devra pas revoir un Antoine Doinel en couleurs et 3D courant sur la plage. Ce serait le plus sûr moyen de me filer la gerbe.

  • Statistiques

    D’après Google Analytics, ce blog a reçu de juin 2009 à juin 2010 19 753 visites de la part de 14 051 visiteurs qui ont consulté 38 620 pages. Le mois dernier, ce blog a reçu 2 697 visites de la part de 2 235 visiteurs qui ont consulté 4 426 pages. Les billets les plus lus le mois dernier sont, sans surprise, « Vivre sans Facebook » et « Deux leçons de communication politique sur twitter ».

    Voilà.

    Sinon, dans les prochains billets, je parlerai du concours Samsung #s3dtv et d’autres statistiques plus marrantes.

  • Deux leçons de communication politique sur twitter

    La campagne électorale bat son plein en Belgique. C’est une sorte de blitz médiatique et politique, provoqué par la chute inattendue du gouvernement. Toutes les initiatives de communication des hommes politiques sont donc suspectées de n’être que des coups.

    Dans ce contexte, Christos Doulkeridis vient de lancer son blog. On pourrait hâtivement taxer l’initiative d’opportuniste, même si le projet est dans les cartons depuis plusieurs mois. Avec quelques autres twittos, j’ai été invité jeudi dernier à discuter avec lui au sujet de sa communication sur le web et les réseaux sociaux. La discussion fut très intéressante pour plusieurs raisons. D’abord car les personnes présentes n’étaient pas là pour lui cirer les pompes. Ensuite car Doulkeridis est un type intelligent et qu’il est très intéressé par la communication chez Ecolo, le parti écologiste belge francophone.

    Exemples de discussion sur twitter

    Durant la conversation, on se remémorait en particulier un petit clash arrivé sur twitter un dimanche soir (ci-dessous). On voit que Doulkeridis réagit vivement à un message un peu limite (et inutilement méchant). Vous pouvez constater que l’incompréhension une fois dissipée, tout le monde a appris quelque chose sans perdre ni la face, ni son sang-froid.

    Discussion avec Christos Doulkeridis

    Un exemple complètement différent avec Rudy Demotte, ministre-président de la Région wallonne (3,5 millions d’habitants, quand même). J’ai plutôt de l’estime pour les qualités intellectuelles et morales de Rudy Demotte mais je dois avouer que son comportement sur twitter est assez mauvais, voire contre-productif.

    Rudy Demotte se lâche sur twitter

    On voit qu’une simple remarque, un peu sévère peut-être, déclenche une série de tweets particulièrement nulle de la part de l’ami Rudy. J’avoue que j’ai pris ensuite un malin plaisir à l’allumer avec mauvaise foi. Il fallait parler plus gentiment à Yann. 😉

    Quelles leçons en tirer ?

    La première et plus importante leçon, c’est qu’il convient pour un personnage public de garder son sang-froid. Qu’on soit sur twitter ou un plateau de télévision, il faut éviter de s’énerver car celui qui crie a toujours tort.

    Deuxièmement, contrairement à la télévision, on peut choisir son adversaire, sa conversation et à qui on répond. Il vaut mieux passer les controverses stériles et participer aux conversations constructives.

    Troisièmement, si on passe son temps sur les réseaux sociaux, on finit par établir une relation de confiance basée sur le contexte ou la personnalité des interlocuteurs. Si Doulkeridis avait lu au fur et à mesure les tweets de son interlocutrice, il aurait bien vu que c’était une petite pique humoristique (ou du moins inoffensive). Si Demotte avait pris la peine de lire un peu mieux son interlocuteur, il aurait sans doute remarquer que c’était un conseil de communication (qui venait d’un professionnel, d’ailleurs) plutôt qu’une attaque gratuite.

    Quatrièmement, l’engagement sur twitter prend du temps. Je ne suis pas convaincu que ce medium soit pertinent pour un homme politique, surtout en campagne. Demotte reconnait lui-même qu’il est plus à l’aise sur Facebook. J’ai entendu la même remarque de Doulkeridis.

    Finalement, sur twitter, « la Mecque des réseaux sociaux », comme sur les réseaux sociaux en général, les utilisateurs cherchent soit un vrai talent de plume, soit un minimum d’authenticité. Bombarder sa timeline de photos de campagne pour affirmer, une fois qu’on vous le fait remarquer, que vous n’êtes « pas un stratège obsédé par des calculs électoraux », c’est un peu prendre les gens pour des imbéciles. C’est donc rigoureusement à éviter.

    EDIT : Sur la manière de sélectionner ses adversaires à la télévision, vous pouvez consulter le très bon billet de Paminaaah à ce sujet. Décidément, sur twitter, il n’est pas toujours simple de répondre aux questions…

  • L'avenir de la presse en ligne belge francophone

    Le café numérique du mercredi 26 mai a rassemblé la fine fleur de la presse web francophone belge : Yves Thiran (rtbf.be), Philippe Laloux (lesoir.be), Ralph Vankrinkelveldt (dh.be), Jean-Jacques Deleeuw (RTL), Philippe Siuberski (AFP) et Fabrice Lambert (BFM Today). Le débat portait sur l’avenir de la presse en ligne. Ce que j’en ai retiré, en vrac :

    • La presse belge se porte plutôt relativement mieux que la presse française. Cela tient à une structure économique assez différente et à une habitude de consommation de la presse sans doute plus forte en Belgique. La presse belge francophone ne touche pas de presque aucune subventions (voir EDIT infra). Les télévisions privées sont chichement dédommagées depuis l’apparition de la pub sur les chaînes publiques.
    • La RTBF a servi de piñata géante, il ne manquait qu’un orchestre de mariachis. En effet, en tant que radio et télévision publique, elle touche une manne substantielle. La presse belge a donc déclaré la guerre au site web d’information de la RTBF.
    • La réflexion sur l’avenir du métier est assez peu avancée : dix ans de retard sur les États-Unis, deux ans de retard sur la France. En particulier, la réflexion sur les différences fondamentales entre le journalisme « traditionnel » et le journalisme web semble être au niveau zéro. On a pas entendu parler de data journalism, de gonzo journalism, de personal branding pour les journalistes, de lol journalism, etc.
    • La réflexion sur les modèles économiques ne va pas beaucoup plus loin. On remarquera que le site du Soir vient d’atteindre le break even. Pour le reste, la plupart de ces messieurs croient toujours qu’ils pourront proposer des abonnements. J’ai bien peur que pour la presse généraliste, ce soit impossible.
    • Enfin, un big up à Fabrice Lambert qui a eu le culot de lancer BFM Today, un vrai magazine 100% web. Certes, l’aventure s’est terminée récemment mais l’échec est toujours la condition du succès. Je lui souhaite bon vent.

    EDIT: Voir aussi « Quel avenir pour la presse online » – Débat à deux balles (dans le pied) par brasjul

    En ce qui concerne les subsides à la presse, l’aide totale se monte à presque 7 millions.

  • Hugo Chavez et les Juifs

    L’arrivée de Hugo Chavez au pouvoir au Venezuela m’avait ravi. L’idée que les plus pauvres se réapproprient un peu des richesses du pays me semblait fort louable. En plus, il avait été élu démocratiquement. Au grand dam de la CIA qui avait bien failli le dégommer. Ce côté politique sud-américaine vintage m’avait plu.

    Quand j’ai lu ça :

    “Imagine you’re a Jew living in a country where you don’t feel safe practicing your religion.

    Imagine your place of business being smeared with anti-Semitic messages, your synagogue attacked and desecrated, and the school your children attend raided on trumped up suspicions of conspiracy.

    Imagine the media calling for your people’s expulsion, articles suggesting your religion is the root of the world’s ills.

    Imagine — perhaps worst of all — that these actions and messages are being sponsored by your own government.

    Now imagine you speak Spanish.

    Because what I’m describing isn’t pre-war Germany, but present-day Venezuela.”

    Chavez’ War Against the Jews

    Je crois que 1938 est un peu trop vintage pour moi.