Catégorie : Geekdom

  • iPhone outragé ! iPhone brisé ! iPhone martyrisé ! Mais iPhone réparé !

    iPhone réparé non pas par lui-même, mais par les bons services de Mobistar. Quatre petits jours ont suffi. Il est comme neuf. D’ailleurs il est neuf. Ils me l’ont simplement échangé.

    Voilà du service client comme on les aime. Je m’attendais franchement à pire. Là, chapeau ! Et merci au Mobistar Center de la rue de Fer à Namur. Ils ont été impeccables.

    Oui quand ça va bien, on peut le dire aussi. Ça fait pas de mal.

    Leur site web, en revanche… misère. 😀

  • Géologie, histoire et politique : pourquoi Obama a gagné le sud

    Via kottke, je suis tombé sur un article fascinant à propos de la victoire de Barack Obama dans le sud-est des États-unis. L’auteur y explique comment les dépôts sédimentaires de la fin du crétacé ont fourni au dix-neuvième siècle un sol fertile à la production cotonnière et a favorisé la concentration des esclaves noirs. Ce qui cent cinquante ans plus tard fournira la base électorale du prochain président américain. C’est l’analyse politique la plus crédible que j’ai lue ces jours-ci.

  • Widget Twitter pour WordPress

    Dans le but d’optimiser la maintenabilité du blog dans une optique pro-active de communication out-bound, et surtout parce que c’est rigolo, ce week-end, comme ça, j’ai fait un petit widget wordpress qui affiche vos dernier tweets, comme ici (là, à droite, juste là ->).

    Voir la page de WP Twidget pour de plus amples détails.

  • L'addition binaire pour les nuls

    Pour continuer sur le mode geek, voici une explication simple de l’addition binaire à l’aide d’une petite machine en bois. J’espère que nous pourrons faire fabriquer un tel engin pour le Printemps des Sciences l’année prochaine. Voilà qui plaira sans doute aux petits et aux grands. 🙂

  • Parallélisme

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    Un microprocesseur, grosso modo, c’est une grosse calculatrice programmable avec de la mémoire. Elle fait des additions ou des multiplications les unes après les autres, de manière séquentielle.

    L’amélioration des technologies et des procédés de fabrication permet d’augmenter la taille de la mémoire et de réduire la taille des transistors (les briques de base du microprocesseur) et donc la vitesse de traitement. Cette progression était jusqu’à présent exponentielle, comme la remarqué Gordon Moore avec sa fameuse « loi » : le nombre de transistors a doublé tous les deux ans ces trente-cinq dernières années.

    Mais l’industrie est aujourd’hui confrontée à trois défis : (1) la dissipation thermique est très problématique et (2) les limites physiques dues à l’apparition de phénomènes quantiques se rapprochent et (3) tout ça coûte de plus en plus cher à fabriquer.

    Pour limiter ces problèmes et continuer à proposer des produits de plus en plus performants, les fabricants ont trouvé la parade : on met plusieurs microprocesseurs en même temps. La plupart des machines vendues aujourd’hui en contiennent deux. Demain, ce sera huit ou trente-deux. Tout cela semble simple, non ? Pour calculer plus vite, il suffit d’ajouter des calculateurs.

    En fait, tout devient plus compliqué. Les instructions ne sont plus exécutées les unes après les autres, dans un ordre strict, mais toutes en même temps. La seule contrainte est d’ordre logique : avant de calculer une opération, il faut d’abord calculer ses opérandes. Pour le reste, tout peut arriver dans n’importe quel ordre. Et aussi en parallèle, puisque plusieurs calculateurs travaillent dans la machine.

    Or, il ne vous aura pas échappé qu’un programme informatique est une suite d’instructions, c’est-à-dire une séquence. Sur le papier ou sur l’écran, toutes les instructions sont donc dans un ordre strict. Cela pose des défis nouveaux aux programmeurs et aux chercheurs :

    • Comment passer d’une séquence d’instructions à diverses exécutions parallèles ?
    • Peut-on faire ce travail automatiquement ? À quel moment ?
    • Quels langages et quelles technologies utiliser ?

    Avec ces nouvelles architectures dites multi-cœur, on a donc un problème de parallélisme et plus précisément un problème de distribution. Si un calcul est fait dans un des calculateurs mais que son résultat est nécessaire à un autre calculateur, il faut un mécanisme de communication entre les deux. Et la communication prend du temps. Et plus il y a de calculateurs, plus la communication va constituer une part importante de leur travail. Pour n processeurs, il faut au plus n×(n-1) canaux de communication, ce qui fait aussi une progression exponentielle.

    Mais alors, me direz-vous, comment peut-on bénéficier de cette puissance de calcul parallèle ? D’abord, dans un ordinateur personnel, l’immense majorité du temps, le micro-processeur ne fait rien. On pourrait donc lui attribuer des tâches « de fond » comme indexer les fichiers ou plier des molécules. Ensuite, il existe de nombreux langages de programmation, qui ne sont pas nouveaux mais encore considérés comme marginaux, qui permettent de programmer de manière plus parallèle : les langages fonctionnels ou logiques, ou bien les langages synchrones par exemple.

    Tout cela va nécessiter un changement radical dans la manière de programmer et beaucoup dans l’industrie informatique devront tout réapprendre.

    Ce qui est, somme toute, assez réjouissant. :-p

  • Financial crisis, there and back again

    “[Y]ou can be sure that we will have another major financial crisis sometime in the future, once this one has disappeared into the recesses of our memory. You can bet your life savings on it. In fact, you probably will.”

    Who Killed Wall Street? by Dani Rodrik

    Via Alexandre Delaigue.

  • Faut pas pousser « me meme » dans les orties

    Un nouveau mème complètement débile, the me meme (mi mime) :

    1. Take a picture of yourself right now.
    2. Don’t change your clothes, don’t fix your hair…just take a picture.
    3. Post that picture with NO editing.
    4. Post these instructions with your picture.
    me, myself and... me
    me, myself and… me

    From Paul Cobbaut’s blog‘s stupid category. 🙂

    Et comme les chaînes, c’est con mais c’est bon : Thomasi, B. peut-être ? (niark, niark)

  • Les merveilles du monde : le cheese-burger

    Les progrès de l’humanité sont étonnants. En quelques milliers d’années, quel chemin nous avons collectivement parcouru ! Aujourd’hui, l’objet de mon émerveillement est le cheese-burger de McDonald’s et plus généralement les remarquables apports de l’industrie agro-alimentaire à la civilisation occidentale.

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    Le cheese-burger me fascine à chaque fois. Avez-vous jamais pensé au nombre d’ingénieurs, de diététiciens, de spécialistes du marketing qu’il a fallu pour concevoir ce hamburger ? Moi, si. La quantité des ingrédients, leur forme, leur qualité, leur goût, tout a été pensé dans ce repas qui tient dans la main : pas un ingrédient en trop, pas une goutte de sauce superflue. Dans son petit emballage en papier très pratique, il reste chaud assez longtemps. On peut le manger sans s’en mettre plein les doigts ou la figure. Un jeune enfant malhabile ou un homme d’affaires pressé peuvent le manger rapidement et sans taches.

    On fait beaucoup de reproches à l’industrie agro-alimentaire, très légitimement. Mais que peut-on reprocher au cheese-burger ? Certes, ce n’est pas le repas le plus nutritif qui soit, mais ses apports caloriques sont raisonnables (20 ou 30 % des apports journaliers recommandés). Il est surtout parfaitement sans danger. Je n’aurais sans doute pas pu trouver un repas aussi bon marché, aussi nutritif et inoffensif il y a deux siècles. Et comme beaucoup d’européens à cette époque, je serais mort d’une simple infection ou d’une intoxication alimentaire.

    Si l’industrie agro-alimentaire pollue, pousse les agriculteurs au gigantisme, elle assure aussi un apport nutritif plus que suffisant à tous, même aux plus pauvres. En revanche, il y a près d’un milliard d’humains qui souffrent de la faim, et cette même industrie n’y est pas étrangère. Étonnant paradoxe que l’industrie et ses techniques qui enrichissent le paysan du nord affament aussi le paysan du sud, non ? Pas vraiment, mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet.

  • Bruits de bouche

    J’ai une passion secrète, une sorte de fascination pour la linguistique. C’est sans doute pour ça que j’aime l’informatique, qui n’est en fin de compte qu’une affaire de langage, de traduction.

    Aujourd’hui, un collègue regardait le plafond, cherchant une idée, et a fait un bruit de bouche, une sorte de claquement pour indiquer son agacement. Il me demande comment on appelle cela en français (il est germanophone). Je n’ai pas su quoi lui dire. En allemand, on utilise le verbe schnalzen, qui signifie aussi faire claquer un fouet.

    Résultat : j’ai encore perdu une heure sur Wikipedia à écouter puis tenter de reproduire les enregistrements des clics phonétiques. De page en page, je suis tombé sur les 83 consonnes, 31 voyelles et 4 tons de la langue !xóõ. Cette langue est parlée par un peu plus de 4000 personnes. Et ils ont 2 dialectes.

    Moi, je trouve ça fascinant. 😀

    P.S. : un autre collègue me signale un documentaire sur deux linguistes partis à la recherche des langues en cours d’extinction, The Linguists. On peut voir la bande-annonce par ici.

  • Une semaine de vacances

    Lundi. Fumé une chicha avec quelques collègues.

    Mardi. Bavardages.

    Mercredi. On arrête de bavarder et on passe à l’action.

    Jeudi. Visite de Bruges, la Venise du nord. La première partie du surnom est moins vraie que la seconde. Parler de sodomie en regardant le soleil se coucher, c’est de l’humour ou simplement de l’esprit d’à-propos ?

    Vendredi. Bruges encore. La sortie de l’iPhone 3G ne me fait ni chaud ni froid. Passé de très bons moments avec Thomas. On fait les magasins comme deux pétasses, mais une certaine personne manque à mes côtés. Vite le train, vite !

    Samedi. Achat de l’iPhone 3G. Je crois que j’ai eu le dernier de la ville. Le vendeur était prêt à aller chercher du stock à l’autre bout du pays. Le soir, sushi bar avec une certaine personne. Itada kimasu !

    Dimanche. Préparé un petit repas pour une certaine personne qui obsède mes pensées. Tout va bien, tout va très (mais vraiment très) bien. Prêt pour la rentrée.

    P.S. : ah oui, j’oubliais… vive la France !