Illumination

La lumière de l’évidence a enfin ébloui avec la force de la vérité certains politiques wallons. L’idée d’une scission percole lentement, malgré la torpeur et l’aveuglement du personnel politique au sud de la Belgique. Il serait temps que les hommes et femmes politiques s’emparent de ce sujet, au lieu de regarder les trains (flamands) passer… En particulier, on notera qu’un des points de discussion proposé par Marie Arena est : « Et si demain, on devait se séparer ? ». Peut-être cela poussera-t-il enfin nos chers politiques à adopter une stratégie différente de l’apathie observée jusqu’à présent.

Je suis d’avis (ça n’engage que moi) de prendre au mot les politiciens flamands et d’exiger une bonne fois pour toutes la séparation du pays. Cela éclairerait la scène du crime avec des lumières de cinéma. On verrait enfin qui tient un couteau, et qui veut tuer la Belgique.

Will it blend?

Une citation du général de Gaulle trouvée en commentaire d’un billet de Jean Quatremer. Je recopie une courte phrase ici :

« J’avais reçu une délégation de Wallons, bien décidée à préparer le rattachement. Elle m’avait expliqué que les Flamands étaient de plus en plus arrogants et finiraient par faire d’eux-mêmes sécession. C’est peut-être comme ça que ça finira. »

P.S. : « Will it blend? », c’est une série de vidéos très marrantes où un fabricant démontre l’efficacité de ses mixeurs (blender) avec des objets insolites, comme un baladeur numérique, une pied de biche ou une boîte de Bic. Le prochain sur la liste, c’est peut-être l’état fédéral…

Mince, il est temps…

Le mois d’août est déjà bien entamé. Je ne pensais pas avoir si peu de choses à raconter et si peu de temps pour l’écrire. Voilà justement que la moutarde me monte au nez :

Imaginez un pays merveilleux qui, tous les quatre ans, vote pour désigner des gens censés les représenter. Ces représentants vont ensuite passer trois mois à essayer de former un gouvernement alors qu’ils ne sont d’accord sur rien, perdant ainsi plus de 5% de la durée leur mandat en palabres sur des sujets sans intérêt. En effet, vous imaginez sans doute naïvement que les sujets de discorde sont d’une grande importance, qu’ils nécessitent un grande réflexion et que ces discussions sont nécessaires à la formation d’un consensus.

Détrompez-vous. Ce pays a inventé la méta-politique. Le seul et unique sujet de discussion, c’est — pour faire simple — la manière dont on va discuter.

Ces représentants n’ont en fait qu’une seule idée : les institutions. Fi du chômage, du développement économique, de la recherche scientifique et technologique, de la construction de l’Union Européenne, etc. Non, ces problèmes sont indignes d’un homme politique belge d’envergure nationale. Car vous l’avez sans doute deviné, ce beau pays, c’est la Belgique. L’envergure nationale, la hauteur de vue qu’exige le gouvernement fédéral, ne saurait se réduire à régler les problèmes des citoyens. Redessiner les arrondissements, ergoter sur la responsabilité de la gestion des immatriculations des véhicules, arranger les chaises sur le pont du Titanic, ça ! Avouez que ça a quand même plus de gueule…

Le gouvernement a démissionné le 10 juin. Depuis, il expédie les affaires courantes. Ça fait plus de deux mois.

P.S. : Voir à ce sujet le récent billet de Jean Quatremer

Tout ça ne nous rendra pas le Congo

Expression ironique utilisée pour se lamenter du triste état de la Belgique ou des affaires du monde, ou de la météo, des crottes de chien sur les trottoirs ou du programme du parti socialiste.

Retour des vacances

J’ai passé une excellente semaine à rien faire… le bonheur. J’ai quand même eu le courage de faire un peu de tourisme en Belgique. J’ai donc fait le tour des lieux touristiques indispensables de Bruxelles, à l’exception de l’Atomium. J’ai surtout vu l’exposition « Blicke auf Europa » sur la peinture allemande du XIXe. Très bien, même si je ne suis pas très fan de la peinture romantique et des grandes envolées wagnériennes (sur fond de paysage embrumé et de montagnes majestueuses). Disons que ces tableaux me touchent moins par leurs qualités artistiques que pour ce qu’ils racontent des transformations sociales majeures de l’Europe à cette époque. La fin du parcours se termine en apothéose avec quelques tableaux d’Adolph Menzel : d’une modernité incroyable, pour moi qui ne le connaissait pas du tout. On peut y voir le fameux tableau « La Forge ».