Mois : mai 2008

  • Reprise par interversion

    C’est le titre d’une œuvre de Messiaen (dans son Livre d’orgue). C’est aussi ce que le billet d’un ami m’a inspiré : passer du « il » au « je » et du positif au négatif. Simple exercice de style.

    Je ne suis pas gentil,
    Je ne suis pas ton meilleur ami,
    Je ne suis ni méchant, ni rancunier,

    Je ne suis pas content de notre époque,
    Je ne suis pas ouvert et tolérant (la tolérance, il y a des maisons pour ça),
    Je ne suis pas un citoyen du monde,

    Je ne suis pas prêt à tout pour réussir,
    Je ne suis pas indifférent au sort de mes contemporains,
    Je ne suis pas cynique non plus,

    Je ne suis pas infidèle en amour ou en amitié,
    Je n’aime ni la distance, ni la promiscuité,
    Je ne suis pas le mec idéal…

  • Amour toujours

    « Il vaut mieux aimer qu’être aimé. C’est plus sûr. »
    Sacha Guitry

  • Émission du 21 avril maintenant en ligne

    Le nouveau podcast d’Homosphère – la planète d’un autre genre – est maintenant disponible. Le thème de l’émission était : les gays, cibles de la publicité. On s’en est sorti très honorablement, je trouve.

    Errata :

    • Ceux qui regardent Sissi impératrice ne seront pas tondus à la libération ;
    • C’est difficile d’associer un produit à une image positive quand celle-ci est uniquement composée de cadavres d’animaux en décomposition ;
    • On peut jouer au mini-golf dans le noir ;
    • Le 17 mai n’est pas la Saint Théodule (celui qui rit quand on l’en…) mais la Saint Pascal Baylon.

    Pour l’émission de lundi, le sujet est toujours les « queens ». Vous pouvez donc laisser vos queens préférées en commentaire. 🙂

  • An Evening Hymn (Z. 193)

    An Evening Hymn, sung by Jay Carter
    [audio:http://www.earlymusic.net/jaycarter/purcell.mp3]

    Now, now that the sun hath veil’d his light
    And bid the world goodnight;
    To the soft bed my body I dispose,
    But where shall my soul repose?
    Dear, dear God, even in Thy arms,
    And can there be any so sweet security!
    Then to thy rest, O my soul!
    And singing, praise the mercy
    That prolongs thy days.
    Hallelujah!

    Text by William Fuller
    Music by Henry Purcell

  • Immobilier

    C’est fou comme il suffit de quelques centaines d’euros pour trouver de superbes appartements en plein centre

  • C'est vendredi, c'est poésie

    Je suis dur
    Je suis tendre
    Et j’ai perdu mon temps
    À rêver sans dormir
    À dormir en marchant
    Partout où j’ai passé
    J’ai trouvé mon absence
    Je ne suis nulle part
    Excepté le néant
    Mais je porte caché au plus haut des entrailles
    À la place où la foudre a frappé trop souvent
    Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
    Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement

    Tard dans la vie, Pierre Reverdy

  • Je dors, mais mon cœur veille

    Citation du Cantique des cantiques et dix-neuvième des Vingt regards sur l’enfant Jésus, d’Olivier Messiaen. Toute la poésie mystique du Maître dans cette œuvre évoquant à la fois la communication particulière entre Dieu et les hommes dans leur sommeil et la miséricorde infinie de Jésus. Cet état de conscience, hors du monde et pourtant plus proche de la Vérité. Une sorte de berceuse mystique, orientale et rêveuse. J’en tremble les yeux mouillés en l’écoutant

  • Pom pom pom pom, ici Namur

    Petite pub pour Homosphere, l’émission sur les « questions de genre » de la RUN (radio universitaire namuroise), tous les quinze jours. Dernière émission le 7 avril, sur un sujet fun et décontracté : le suicide. On s’est bien marré, si si ! Le podcast est là pour le prouver.

    Je sais, « les Pêcheurs de perles », c’est de Bizet. En même temps, je suis là que pour dire des conneries.

    Prochaine émission lundi 5 mai.

    [MàJ] Le sujet de l’émission de lundi sera les Queens (rien à voir avec la musique ou les têtes couronnées), c’est-à-dire les caricatures de gay :

    • Drag Queen
    • Control Queen
    • Gym Queen
    • Ebony Queen
    • Drama Queen

    Festival de clichés en perspective. Ça risque d’être très drôle.

    Vous pouvez laisser des queens commentaires à l’endroit prévu à cet effet.

  • Le port de la moustache n'est pas obligatoire

    Alain Bernard va porter l’uniforme de la Gendarmerie. Heureusement, le port de la moustache n’est plus obligatoire depuis 1933. Et puis le bleu, ça va avec tout. 🙂

    Craquant, non ?

  • Incommunication

    J’ai des amis de vingt ans, je les compte sur les doigts d’une main de lépreux. J’en connais d’autres depuis presque dix ans. Disons que je crois les connaître. Je crois m’être fait une image fidèle d’eux. J’ai même une bonne opinion d’eux ; après tout, si ce sont des amis, c’est qu’ils sont plutôt bien.

    Et puis, soudain je réalise que je ne les connais pas vraiment. Qu’un pan entier de leur vie m’est inconnaissable. Même si j’avais eu l’occasion d’en discuter, les circonstances ont toujours fait que ç’aurait été incongru, absurde, hors de propos d’aborder certains sujets. Et puis l’illusion respectable et lisse que je m’évertue (et d’autres aussi) à projeter à l’extérieur rend toute expérience de communication : théâtrale, factice et – finalement – vaine.

    Et pourtant, ça fait longtemps que je sais que le spectacle ne durera pas. Qu’il faudra bien un jour lire à haute voix les didascalies, éclairer d’une lumière crue la scène, enlever les masques et les costumes. J’ai bien aussi remarqué les signes, les équivoques… Mais bon sang, suis-je aveugle, suis-je con ?

    Il faudrait revenir à la source, aux premiers regards, aux premières impressions, aux opinions encore vierges et pourtant tout savoir déjà ! Hélas le temps fuit, et nos jeunes années sont derrière nous. N’est-ce pas, M. B. ? 😉

    Ô inaccessible altérité, ô mystérieux mécanisme, intelligible seulement lorsqu’il est brisé !

    Ma vie n’est que remords de ma vie consumée.
    Mon histoire n’est qu’étude pour la postérité.
    Impuissant toujours à retenir les mains
    et les visages qu’à moi présente le destin,
    À me courber dessus, me voilà condamné,
    À déverser mes larmes, et ma tête inclinée
    Mélancolique, sur le tombeau de mes regrets.

    Ouh là… Faut que je me calme, moi. 😀

    En parlant de regrets, faudra que je vous parle de mon éducation sentimentale. Dix-sept ans. Des uniformes… Tout un programme. 🙂