La collection Graves Fullerton

La collection de montres anciennes Graves Fullerton est en vente chez Sotheby’s. Henry Graves Jr est un banquier américain qui a eu une importance si grande dans la survie et le développement de l’industrie horlogère suisse, en particulier Patek Philippe, que cette vente aux enchères exceptionnelle a fait l’objet d’un petit documentaire. Henry Graves fit construire la fameuse Patek Philippe Super-complication en 1933. Elle fut vendue aux enchères en 1999 pour la somme record de 11 millions de dollars. Record toujours détenu. Pete Fullerton, le petit-fils d’Henry Graves, a maintenu et étendu la collection, en particulier de très nombreuses montres à calendrier perpétuel de Patek. C’est probablement la plus incroyable collection jamais rassemblée, d’où une importance historique considérable.

Le record Man vs. Machine : mille joueurs simultanés sur une carte

Ce dimanche, l’équipe de MuchDifferent va tenter de battre le record du plus grand nombre de joueurs simultanés dans un jeu FPS (tir à la première personne). Il s’agit de rassembler 1000 joueurs sur internet qui s’affronteront en direct dans un décor virtuel. J’ai la chance et le plaisir de connaître Patrick, Senior Developer chez MuchDifferent. Je lui ai donc demandé de me parler de ce record.

francbelge — Peux-tu nous présenter MuchDifferent ?

Patrick — MuchDifferent est une ASBL suédoise qui joue le rôle d’incubateur de projets IT pour des idées ambitieuses. L’organisation a été créée par un groupe d’étudiants de l’université d’Uppsala suite à un travail de groupe qui a pris des proportions assez importantes et qui leur a permis de se rendre compte du potentiel qu’ils avaient à travailler ensemble.

francbelge — C’est en développant le jeu SnowHard ?

Patrick — SnowHard est un jeu de batailles de boules de neiges à la troisième personne. SnowHard a mis en avant le manque de certains outils pour le développement de jeux et c’est à partir de là que des projets comme Pikkoserver et uLink ont démarré.

francbelge — Et que faites vous aujourd’hui ?

Patrick — Dans le domaine du jeu, MuchDifferent se positionne aujourd’hui comme société de middleware pour le développement de jeux. On travaille principalement sur des plateformes de développement existantes comme Unity.

francbelge — La technologie que vous mettez en avant pour ce record, elle s’appelle comment ?

Patrick — Elle s’appelle PikkoServer. C’est un outil de balance de charge permettant une très haute densité de joueurs. Elle est disponible depuis novembre 2011. L’idée avec cet événement, c’est de faire connaître la technologie et surtout prouver que c’est possible, parce qu’on a souvent droit au scepticisme des développeurs. On voudrait avec cet outil ouvrir des nouvelles possibilités dans le domaine du jeu, pour de nouveaux concepts !

francbelge — J’ai eu le droit à une petite démonstration privée et je peux juste dire que ça marche très bien. Comment va se passer le record ce dimanche ?

Patrick — Le record sera un événement unique qui durera une heure pendant laquelle on fera jouer jusqu’à 1000 joueurs en même temps dans l’espace proposé par le jeu. Le jeu est un FPS programmé pour l’occasion mettant en conflit les hommes contre les machines, d’où son nom, Man vs. Machine.

francbelge — Et pourquoi c’est un record ?

Patrick — Cinq cents joueurs dans chaque équipe se feront face dans un espace plutôt réduit. Nous voulons montrer qu’il est possible pour les 1000 joueurs d’interagir en direct avec tous les autres à tout moment et ce malgré un nombre important d’actions par minute. C’est une prouesse technique.

francbelge — Pas trop de trac pour ce dimanche ?

Patrick — On est assez sûrs que notre technologie marche car on teste intensivement depuis des semaines. Mais bon, on espère évidemment ne pas avoir laissé passer quelque chose qui nous ferait rater notre occasion d’écrire un petit bout de l’histoire du jeu vidéo. C’est autre chose dans des conditions réelles et on ne maîtrise sans doute pas tous les paramètres.

francbelge — Quelles sont les prochaines étapes pour MuchDifferent ?

Patrick — Aujourd’hui la suite d’outils UnityPark Suite pour le développement de jeux se concentre sur la plateforme Unity. Nous aimerions rendre ces outils disponibles sur d’autres plateformes comme Unreal ou Cry-Engine.

francbelge — Merci, on vous souhaite bonne chance et rendez-vous dimanche 29 janvier à 16h00 !

World Record – 29 Jan 2012 from MuchDifferent on Vimeo.

Check this out!

Checkthis sort sa nouvelle version !

Les blogs, c’est dépassé. Tumblr, c’est pour les hipsters. Pourtant, énormément de gens ont envie de dire quelque chose sur le web et surtout de le partager. Simplement. Sans installer un blog. Sans souscrire à un nouveau service de plus. C’est exactement ce que propose Checkthis. Si vous voulez partager une opinion, vendre quelque chose, organiser un événement, si vous cherchez quelqu’un et que vous n’avez ni le temps, ni les moyens d’y passer plus de cinq minutes, checkthis est la solution idéale.

Primo, vous créez une page. Il y a trois templates déjà tout fait pour les usages les plus courants (tell, sell & hire). Secundo, publiez là et partagez là. Tertio… rien. À part la télépathie, je ne vois pas comment ils pourraient faire plus simple. Ce que j’aime le plus : l’aspect frictionless de l’expérience. C’est fou comme tout va plus vite quand on ne vous demande pas dix fois votre email. La feature qui tue : l’intégration avec Paypal. Très bien fait. Énorme potentiel.

Go check it out.

J'ai survécu au Startup Weekend Brussels

Ce weekend, j’ai participé au Startup Weekend Brussels organisé par Ramon, Leo et Gilbert au BetaGroup Coworking. Le principe de l’événement est simple : rassembler des porteurs de projets, des geeks, des marketeux, des designers et des curieux pendant une cinquantaine d’heures pour travailler. L’objectif est de présenter le dimanche soir une startup, une idée validée ou un premier prototype, à un jury d’experts. En chemin, chaque équipe aura appris, échangé, créé des liens et développé des compétences entrepreneuriales, avec l’aide de mentors.

IMG_6941

J’ai eu le plaisir de faire partie de l’équipe Cloud App Finder, un annuaire d’applications dans le cloud qui fournit des analyses et des conseils d’experts pour bien choisir en fonction de vos besoins, que vous soyez un particulier, un indépendant, une petite structure ou une entreprise moyenne. L’idée a été proposée par Florent et l’équipe était constituée de Pascal, Mehdi et Muriel. Le projet a obtenu le prix du “Most Promising Business”. Il faut souligner la contribution de nos mentors, en particulier Xavier Corman, Loïc Bar et Thibaud Elziere. (j’en oublie)

J’ai beaucoup apprécié l’expérience et j’espère que je pourrai participer encore plus activement à la prochaine édition. Je conseille aux passionnés de la création, quel que soit leur domaine, de rejoindre le mouvement. En tant que chercheur et universitaire, j’ai aussi trouvé l’exercice très rafraichissant. Je vais inviter mes collègues à “sortir du building” et aller à la rencontre de la communauté des startups pour prendre le pouls de l’industrie. Après tout, quand on prétend faire du génie logiciel, c’est la moindre des choses. Et puis c’est très amusant.

P.S. : Un lecteur attentif et exigeant (un bon lecteur, donc) me fait remarquer que mon article est très premier degré. J’assume. Je ne peux pas tout le temps faire rigololer les gens. Il s’agissait de mettre en lumière cet événement original et intéressant pour tous les professionnels de l’informatique. Comme je suis chercheur en informatique, vous comprendrez que ça m’intéresse. Comme je suis en train de monter une entreprise pour valoriser les travaux de mon laboratoire, vous comprendrez que ça m’intéresse doublement.

Il ne s’agit pas d’un “miroir aux alouettes”. C’est même rigoureusement l’inverse. Bien sûr, le monde des startups a tendance à pratiquer la pensée positive, parfois jusqu’à l’absurde. En l’occurrence, les mentors et le jury avaient pour objectif de “faire atterrir” les participants. Sur 11 équipes au départ, 9 ont survécu et une bonne moitié a fortement transformé l’idée initiale (parfois dans la douleur). Enfin, cela reste aussi un jeu. Un jeu sérieux mais un jeu tout de même. Les idées se ramassent à la pelle, c’est l’exécution qui est difficile.

2012, la fin du temps ?

Depuis le début de la civilisation humaine, la mesure du temps a toujours été liée à l’astronomie. C’est grâce au mouvement du soleil, de la lune, des planètes et des étoiles lointaines dans le ciel que furent déterminées la position des solstices dans l’année, la durée du jour et de la nuit, la subdivision de la journée en heures puis en secondes. Le calendrier maya est astronomique, le nôtre aussi. Jusqu’au XXe siècle, l’augmentation de la précision de la mesure du temps est allée de conserve avec les progrès de l’astronomie. Il se pourrait bien que cette définition astronomique du temps disparaisse en 2012.

Il existe pour l’instant trois définitions normalisées du temps : 1) le Temps atomique qui est extrêmement stable et précis mais complètement décorrélé de la rotation de la Terre ; 2) le Temps universel, astronomique mais fort variable ; enfin 3) le temps UTC qui est basé sur le temps atomique mais décalé de 34 secondes pour approcher le Temps universel. UTC est la référence internationale du temps civil. C’est le temps « de tous les jours ».

L’Union internationale des télécommunications (UIT) qui définit le Temps universel coordonné (UTC) songe à ne plus mettre à jour ces secondes intercalaires et à laisser UTC dériver lentement par rapport au mouvement de notre planète. L’UIT convie d’ailleurs les scientifiques et les ingénieurs intéressés par ce sujet à un colloque pour préparer cette décision, qui ne sera prise qu’en janvier 2012 pour une application en 2017.

Cette décision aura des conséquences importantes puisque le temps UTC ne pourra plus être utilisé pour déterminer la position de la Terre dans l’espace. Si l’heure d’ouverture des magasins ne requiert pas une connaissance précise du ciel, de nombreuses applications techniques et scientifiques seront concernées. Mais plus symboliquement, 2012 sera peut-être la fin du temps que nous connaissons.

BitCoin : la crise financière des geeks

Vous n’avez sans doute pas entendu parler de la crise financière qui s’est déroulée ce weekend. Elle n’a touché ni Londres, ni New-York, ni Francfort, ni Paris. Elle s’est déroulée sur internet, sur le site MtGox. La spécialité de ce site de trading, ce sont les BitCoins, une monnaie virtuelle. Que s’est-il passé exactement ? Et c’est quoi, les BitCoins ? Nous allons essayer de résumer.

Le principe de la monnaie

La théorie économique explique très bien que la valeur d’une monnaie est essentiellement basée sur la confiance. Pour chaque bien ou service acheté, le vendeur accepte en contre partie une écriture sans valeur réelle. Cette écriture peut être une ligne sur votre compte en banque, un morceau de papier, voire un petit morceau de métal. Le vendeur comme l’acheteur conviennent que cette écriture représente la valeur du bien ou service échangé et que cette écriture pourra être à son tour transférée à un tiers. Finalement, ce n’est pas le support qui fait la monnaie. Les euros que vous avez en poche sont tout aussi virtuels que les emails. C’est même presque aussi simple de créer de l’argent que d’écrire un email : quand votre banque vous prête de l’argent, elle crée en fait de la monnaie. Et elle vous fait confiance pour pouvoir la récupérer. Les crises récentes montrent que ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

BitCoins, une monnaie virtuelle pas comme les autres

Les BitCoins sont une monnaie virtuelle décentralisée basée sur la cryptographie. Toutes les transactions sont publiques et partagées entre tous les utilisateurs de la monnaie, si bien qu’on sait toujours quel argent a été dépensé par qui, ce qui permet de s’assurer que la monnaie n’est jamais dépensée deux fois (toutes les écritures sont signées). La confiance est basée sur la solidité des mécanismes cryptographiques mis en œuvre. En revanche, les utilisateurs peuvent être complètement anonymes. Tous les utilisateurs de la monnaie forment donc un réseau global décentralisé anonyme et la cohérence de l’ensemble est assurée par la difficulté à casser les protections. Ce rêve de geek et de libertarien est théoriquement très difficile à briser. D’ailleurs, il n’a toujours pas été compromis.

Pourquoi le krach ?

Pour avoir une quelconque utilité dans la « vie réelle », les BitCoins doivent être échangés avec d’autres monnaies. Pour échanger des BitCoins, les utilisateurs se réunissent sur une place de marché et s’échangent des BitCoins contre des dollars. C’est la spécialité du site MtGox. Dimanche 19 juin dans la soirée, l’un des comptes de MtGox qui possédait de nombreux BitCoins a été infiltré frauduleusement. Les pirates ont tenté de vendre en quelques minutes l’intégralité des réserves de ce compte et de les échanger contre des dollars. Devant l’afflux massif d’ordres de vente, les cours ont plongé de 17$ par BitCoin à quelques centimes. Sur l’image ci-dessous, la courbe indique le cours du BitCoin en dollars et le cercle indique les volumes échangés. Vous pouvez constater que les quantités ont été très importantes. C’est le krach.

MtGox BitCoin Krack

La sortie de crise et quelques leçons

Les transactions frauduleuses sont en cours d’annulation sur le site MtGox et le cours du BitCoin devrait revenir mardi matin au niveau précédent le krach. Les comptes piratés ont été désactivés et tout devrait rentrer dans l’ordre. Il y a pourtant quelques leçons à tirer. Tout d’abord, que la solidité d’un système est toujours égale à celle du maillon le plus faible. Si les BitCoins sont sécurisés par la cryptographie décentralisée, la place de marché MtGox était un site web comme les autres, centralisé et vulnérable à des attaques. Ensuite que l’ajout d’une dose de centralisation est parfois nécessaire, même dans un système libéral « parfait en théorie ». Qu’on soit plutôt favorable ou pas au centralisme, on tirera du krach des BitCoins un fructueux sujet de méditation. Enfin, qu’il faut éviter à tout prix de prendre des conseils financiers auprès des geeks rêveurs.

PS: mon compte BitCoin est le 1BMSzjHnVEmChZKq6DXbkymgdstpW42K76 😉

[exclu] L’application STIB mobile pour iPhone : les photos

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles, vénérable institution qui transporte chaque jour des milliers de bruxellois, se modernise : nouvelles lignes, nouveaux véhicules et nouveaux services. Si vous êtes bruxellois ou si vous vous y baladez souvent, vous n’aurez pas pu rater la publicité pour le site mobile de la STIB qui recouvre le mobilier urbain. Ce site mobile propose les informations essentielles pour circuler en transport en commun dans la région. Les utilisateurs de la plateforme Android avaient déjà leur application mobile dédiée. C’est maintenant au tour des utilisateurs d’iPhone, iPad et autres iPod Touch. Après une première impression en exclusivité, je vous invite à découvrir la première version de cette application au moment de sa disponibilité sur l’App Store.

Petite visite

L’application STIB mobile a trois fonctionnalités principales : 1) vous donner accès aux horaires de bus, métro et tram partout à Bruxelles, 2) vous donner la position en temps réel de tous les véhicules en circulation et 3) vous localiser sur une carte et vous donner les arrêts les plus proches. Des fonctionnalités « de base » mais essentielles quand on est à pied, pressé, stressé ou quand on a simplement envie de se rendre à son bureau le matin. Voici des captures d’écran de l’application en fonctionnement. Elle est disponible en français, en néerlandais et en anglais.

Mon impression

Après quelques semaines d’utilisation comme beta-testeur, ma première impression, c’est que l’application est ultra-rapide. C’est l’avantage d’une application native sur un site web mobile, qui a pourtant été réalisé par la même équipe. Le deuxième avantage, c’est qu’on peut enfin enregistrer ses arrêts préférés en favori. En quelques secondes, je sais quand le prochain tram arrive à Princesse Élisabeth ou quand le 92 part de la gare de Schaerbeek. La troisième remarque, c’est que ce n’est qu’un début : il y a encore de nombreux services à inventer pour faciliter la mobilité.

Le seul bémol, c’est que le système d’information de la STIB est encore perfectible. Les horaires en temps réel sont souvent hors service, la localisation des véhicules parfois approximative. Je sais que c’est loin d’être un problème facile à régler mais avec l’accroissement du trafic (web mobile, pas le trafic routier), les clients de la STIB vont devenir de plus en plus exigeants : elle devra être à la hauteur. Sacré défi mais motivant, non ?

Dernier détail : l’application STIB mobile est DISPONIBLE !!!