Guérir le sida ?

Doctors who carried out a stem cell transplant on an HIV-infected man with leukaemia in 2007 say they now believe the man to have been cured of HIV infection as a result of the treatment, which introduced stem cells which happened to be resistant to HIV infection.

The man received bone marrow from a donor who had natural resistance to HIV infection; this was due to a genetic profile which led to the CCR5 co-receptor being absent from his cells. The most common variety of HIV uses CCR5 as its ‘docking station’, attaching to it in order to enter and infect CD4 cells, and people with this mutation are almost completely protected against infection.

The case was first reported at the 2008 Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections in Boston, and Berlin doctors subsequently published a detailed case history in the New England Journal of Medicine in February 2009.

They have now published a follow-up report in the journal Blood, arguing that based on the results of extensive tests, “It is reasonable to conclude that cure of HIV infection has been achieved in this patient.”

Stem cell transplant has cured HIV infection in ‘Berlin patient’, say doctors, by Keith Alcorn

Une première mondiale, extraordinaire à bien des égards, mais prometteuse pour la recherche des vingt prochaines années. Les recherches génétiques sont sur le point de produire des avancées spectaculaires.

Via Rubin

Mon kyste pilonidal, ou « j'ai deux trous de cul et je le vis bien »

Avertissement et note liminaire : je vais vous raconter le banal ennui de santé qui m’occupe actuellement. Absolument rien de grave, je le jure. C’est même franchement rigolo si comme moi, vous aimez la médecine, les blouses blanches et les détails gores. Cependant, ne cherchez pas ici autre chose que mon expérience et ma modeste compréhension des événements. Pour des conseils médicaux, préférez des professionnels de santé diplômés.

Comme tous les imbéciles heureux en bonne santé, j’ai durant mes presque trente années d’existence toujours échappé aux maladies graves. Cette fois-ci ne fait pas exception.

Depuis plusieurs mois, un kyste se formait sous ma peau au niveau du sacrum dans mon sillon ((ô combien labouré)) interfessier. C’est une façon polie de dire que j’avais une petite boule au début de la raie du cul. C’est ce qu’on appelle un kyste pilonidal. Étant du genre soucieux de ma santé et de mon anatomie ((et celle des autres aussi, d’ailleurs)), je surveillais donc attentivement la croissance de cette boule, qui n’était heureusement que très légèrement douloureuse. Comme tout kyste inflammé, celui-ci avait néanmoins fini par devenir franchement douloureux et par se fistuliser (c’est à dire trouver la lumière).

Male_human_buttocks

La première étape du traitement fut de combattre l’inflammation. Pour cela, on m’a prescrit des antibiotiques à forte dose. Après avoir découvert que j’étais allergique à la pénicilline (et failli y passer en faisant un petit choc anaphylactique), j’ai finalement obtenu un kyste sans infection. Ce qui, vous l’avouerez, ne nous avance pas beaucoup.

La deuxième étape consiste à retirer le kyste chirurgicalement. Une simple rachianesthésie suffit et 15 minutes plus tard, vous voilà avec un deuxième trou. Le chirurgien commence par injecter du bleu de méthylène pour repérer le kyste et les éventuelles fistules associées. Il retire ensuite toute la zone de peau, presque jusqu’à l’os du sacrum ((j’avais dit que c’était un peu gore, hein…)). Dans mon cas, ayant hérité d’un dos pourri ((merci maman 🙂 )), l’anesthésiste n’a pas réussi à m’endormir le rachis et j’ai donc eu droit à une anesthésie générale. J’aurais vraiment préféré discuter avec mon chirurgien… ((sans blague !)) Tant pis.

Je me suis réveillé allongé, pansé et en très grande forme. Il faut savoir que l’opération ne consiste ni plus ni moins qu’à réaliser un beau cratère de quelques centimètres. C’est assez impressionnant mais dans mon cas, ce n’est presque pas douloureux. Oui, j’ai un trou béant ((enfin plus que le premier, quoi)) et j’ai même pas mal. Dans la plupart des cas, il est déconseillé de refermer la plaie. Il faut au contraire la laisser cicatriser lentement. Cela garantit une guérison complète et évite les infections et les récidives. L’inconvénient de la technique, c’est qu’un gentil infirmier viendra tous les jours pendant au moins un mois vous tripoter le derrière pour refaire votre pansement. Un pansement sanguinolent avec une mèche de 40 cm. Soooo sexy.

On dit parfois de nos chers disparus qu’ils sont morts d’une longue et cruelle maladie. Quant à moi, je survivrai sans doute très bien à cette longue maladie rigolote. J’ai vraiment beaucoup de chance.

Pour en savoir plus :

Signé : Monsieur Mal-au-pète