Porno wallon

C’est parti d’une blague à l’heure du diner. À défaut d’un pôle de compétitivité wallon en IT, on pourrait développer de nouveaux secteurs. Comme le porno, par exemple…

francbelge : Bourrinage dans le Borinage, double pén’ dans les Ardennes, partie de boules à Hognoul.

francbelge (encore) : Prends moi les fesses à Han-sur-Lesse.

Himad : Virton string, que je rentre dans ton Uccle.

thomasi : Les 20cm de Bruxelles.

ecuvelier : J’aime quand tu me Flémalle.

tigrevert : Mets-moi un doigt à Charleroi.

sichemJ : Les femmes les aiment Dour.

Sphearis : Un Trooz, c’est un Trooz.

deras: Jamais elle ne Dinant.

Somebaudy : Les voyeurs vont tous à Yvoir.

fredericroe : En plein dans l’Hannut.

Le résultat est au-delà de mes espérances. Vous êtes tous formidables.

Sexting

Conversation importune avec +32470292914 :

— [+32470292914] J’ai encore envie de te baiser bien à fond j’ai adore notre baise

— [Moi, surpris à défaut d’être émoustillé] Hihi. 😀

— Qd est ce qu on pourrait se faire ça? Ma bite bande rien qu en y pensant

— [Je tente de l’appeler, curieux. Sans succès.] Tu bandes pas tant que ça, visiblement.

— Déso je suis en cours la 😀 T’ES libre le soir? Ton cul en veut encore?

— [Tu rêves !] En cours de quoi ?

— Ben tu vois un mec de 19ans comme t’aimes ça à encore des cours. Alors j passe chez toi ce soir?

— [Pas des cours de grammaire, apparemment] Ce soir, comme souvent, je suis chez mon mec. Tu passeras tes envies sur quelqu’un d’autre.

— Tas un mec depuis qd? Tetais seul qd on à baise?

— Dans la mesure où je ne baise qu’avec mon mec depuis des mois et que ça me va très bien, j’imagine que notre plan cul, si il a bien eu lieu (ce dont je doute), a eu lieu l’année dernière. [J’aime les longs SMS]

— Tu venais de te séparer jpense. Lan passe à ce mom ci jpense [Je ne suis pas sûr qu’il pense très souvent]

— M’en souviens pas. C’est quoi ton nom ?

— Bon laisse tomber si tas un mec [C’est la débandade !]

— Comment t’as pas de courage. J’y crois pas. Minable.

— [Et j’ajoute…] Soit tu es un petit con refoulé et je t’emmerde donc cordialement, à défaut de t’enfiler comme tu le mérites. Soit tu me fais une blague. Dans les deux cas, je ris beaucoup.

Je suis pourtant certain de ne pas avoir abandonné mon numéro privé sur Twitter. Monsieur +32470292914 en revanche a bêtement laissé traîner son numéro sur le web.

C’est balot.

Moment clé

Pour aller plus loin, à un moment, il faut aller plus près. Pour cela, ma phrase favorite est : « j’ai très envie de vous embrasser. » ((c’est encore plus beau quand on vouvoie, non ?)) J’aime le dire et me l’entendre dire. 🙂

Et vous ? Quelle est la phrase que vous aimez dire ou entendre ? Celle qui signale le moment clé… 😉

Le jour où j'ai rencontré Clara Morgane

Nous étions, deux amis et moi, dans l’endroit le plus désolé de France, quelque part dans le grand Est. Quand on vous dit « Est de la France », vous imaginez sans doute l’Alsace proprette et les bords du Rhin. Peut-être imaginez vous la Champagne, ses champs fertiles et ses prestigieuses maisons de vin à bulles. Mais vous feriez erreur, nous étions dans une région rurale, sans ville importante ni autoroute. Les habitants avaient pourtant trouvé le moyen de fuir et ne restaient là que les trop vieux ou les trop jeunes, avec pour seule occupation l’alcool ou les grossesses précoces. Nous étions donc coincés entre l’Alsace et la Champagne, comme en une métaphorique raie des fesses, pour ne pas dire un trou, dans une région qui résista longtemps aux empereurs et aux rois, pour la simple raison qu’ils n’avaient rien à y faire.

Heureusement, la distraction principale (et unique) de cette ancienne ville thermale nous attendait : la discothèque. Je vous vois sourire. Remplie exclusivement de soldats désœuvrés et d’adolescents en échec scolaire, l’établissement était suffisamment petit pour paraître animé. Nous nous y engouffrâmes donc dans le seul but de consommer une grande quantité de boissons alcooliques à des prix modérés. Pour oublier où la fortune nous avait laissés (cette salope), nous nous abreuvâmes de liquides maltés et de breuvages slaves.

Et c’est là qu’elle apparut. Dans une assourdissante musique techno qui était de sa composition (d’après les méchantes langues), elle se lança dans un spectacle chorégraphique, au milieu de la piste de danse. Accorte, voire libertine, elle commença à enlever ses vêtements, pour le plus grand plaisir des mâles de l’établissement (moins un). Son tour de chant était aussi rodé que son tour de poitrine et nous ne loupâmes bientôt rien de son anatomie ; sans surprise, car tout le monde l’avait déjà vue en gros plan.

Elle invita sur scène un bidasse en t-shirt et commença une de ces danses lascives auxquelles des années d’art gynéco-dramatique l’avaient habituée. Clara, c’est son nom d’artiste, déshabilla lentement le jeune homme, et pas qu’avec ses mains. J’ai pris des notes mais je ne préciserai pas la manière, car on dit qu’une magicienne ne dévoile jamais ses tours. Le jeune homme se retrouva dans le plus simple appareil, visiblement pour son plus grand plaisir et celui d’au moins un mâle dans l’assistance. Elle disparut à la fin de son récital. Il n’y eut point de rappel.

Nous restâmes longtemps à nous étonner du formidable spectacle. Je ne sais si nous avions trop bu ou pas assez, mais la magie s’estompa bien vite. Nous quittâmes la discothèque, la ville, la région enfin, résolus de n’y plus jamais foutre les pieds. Pour ma part, je pris même des années plus tard la décision de quitter le pays. Mais je peux affirmer sans rougir qu’un jour ou plutôt une nuit ((près d’un lac où j’étais endormi)), j’ai rencontré Clara Morgane.