Ici Bruxelles, à vous Paris

Dans quelques heures, je repars à Paris passer le weekend avec mon chéri et des amis. Je vais en profiter pour me changer les idées. Je serai sans doute à Paris Photo. Si vous êtes dans les parages, vous pouvez toujours faire signe.

Tour Eiffel

Bon, je retourne au boulot. Il reste encore à expédier les affaires courantes…

L'angoisse de la carotte

Je viens de passer une semaine auprès de ma famille pour la soutenir dans l’épreuve qu’elle traverse. J’ai moi aussi été très éprouvé par la mort brutale d’A. Cette disparition a provoqué chez moi des angoisses étranges, irrationnelles. Mon romantisme se confronte soudainement aux faits, aussi terribles qu’indiscutables. La journée d’hier s’est si bien déroulée. De retour en Belgique, je pensais avoir laissé le plus grande partie du fardeau derrière moi. Pourtant, lorsque le soleil a quitté nos régions pour aller luire ailleurs, à l’heure du repas, une simple carotte m’a replongé dans l’angoisse. Ce légume m’a rappelé la finitude de nos existences. Et la mienne, bien sûr. Le ridicule de la situation et les attentions de mon chéri ont dissipé ces pensées. Il faudra quand même que je consulte un spécialiste de la question. Un horticulteur ou un psy, j’hésite encore. Je m’en voudrais d’être définitivement fâché avec les tubercules bataves…

Daucus_Carota

Au siècle dernier

J’ai demandé à mes parents de m’envoyer cette photo qui doit encore orner les murs de la cuisine familiale. N’ayant pas eu la chance d’avoir des parents communistes, j’avais été déguisé en cosaque pour marquer une silencieuse mais légitime désapprobation du virage marxiste du gouvernement Mauroy. À moins que ce ne soit parce que mes parents trouvaient que ce costume m’allait très bien. Avouez qu’on a rarement vu un odieux réactionnaire aussi mignon depuis.

German Ferdinand Yevgeniy Petrovitch, XXe siècle
German Ferdinand Yevgeniy Petrovitch, XXe siècle
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Trente ans

Je n’attache pas d’importance aux révolutions de la Terre autour du soleil. Je contemple le monde comme il court. Il m’arrive de l’accompagner dans sa fuite. Il m’arrive aussi de m’asseoir et de regarder le chemin parcouru.

En trente ans, j’ai eu l’occasion de voyager, de parler d’autres langues, de réfléchir, de soutenir, de m’opposer, d’écrire des choses intelligentes, de dire des bêtises, de plaire, de déplaire, d’aimer, d’être aimé. C’est tout à fait suffisant pour l’honnête homme que je ne suis pas encore mais que j’aspire à devenir.

Merci pour tous vos gentils messages.

Germain Saval - Profil Google

Soirée démentielle

Vendredi dernier, j’étais au Fuse pour fêter les vingt ans de La Démence, une soirée devenue incontournable. Je n’étais pas seul…

demence

Chaude ambiance, DJ set pléthorique et beaucoup, beaucoup de monde. On lira avec intérêt dans Têtu l’interview de Thierry Coppens, créateur de la soirée. L’anecdote de l’alerte à la bombe vaut son pesant de paillettes. 🙂

Hasard du calendrier (comme disent les journalistes), la Loco à Paris devrait bientôt fermer ses portes. Nostalgie…

Gagner du temps

J’ai toujours eu une petite obsession pour les montres et les horloges. L’approche des trente ans n’a fait qu’empirer les choses. Ma dernière acquisition est une lip à diode Mach 2000, réédition d’un modèle des années 1970 dessiné par Roger Tallon. Solidaire des ouvriers de lip menacés par la faillite de l’entreprise, il se lance dans la définition d’une toute nouvelle gamme, avec la radicalité d’un créateur qui n’a jamais travaillé pour l’horlogerie. Le résultat est étonnant de modernité, intemporel. Si l’entreprise n’a pas survécu à la fin des trente glorieuses, la marque vit toujours et développe de nouveaux produits sous la direction artistique de Prisca Briquet.

lip mach 2000 diode

Mon kyste pilonidal, ou « j'ai deux trous de cul et je le vis bien »

Avertissement et note liminaire : je vais vous raconter le banal ennui de santé qui m’occupe actuellement. Absolument rien de grave, je le jure. C’est même franchement rigolo si comme moi, vous aimez la médecine, les blouses blanches et les détails gores. Cependant, ne cherchez pas ici autre chose que mon expérience et ma modeste compréhension des événements. Pour des conseils médicaux, préférez des professionnels de santé diplômés.

Comme tous les imbéciles heureux en bonne santé, j’ai durant mes presque trente années d’existence toujours échappé aux maladies graves. Cette fois-ci ne fait pas exception.

Depuis plusieurs mois, un kyste se formait sous ma peau au niveau du sacrum dans mon sillon ((ô combien labouré)) interfessier. C’est une façon polie de dire que j’avais une petite boule au début de la raie du cul. C’est ce qu’on appelle un kyste pilonidal. Étant du genre soucieux de ma santé et de mon anatomie ((et celle des autres aussi, d’ailleurs)), je surveillais donc attentivement la croissance de cette boule, qui n’était heureusement que très légèrement douloureuse. Comme tout kyste inflammé, celui-ci avait néanmoins fini par devenir franchement douloureux et par se fistuliser (c’est à dire trouver la lumière).

Male_human_buttocks

La première étape du traitement fut de combattre l’inflammation. Pour cela, on m’a prescrit des antibiotiques à forte dose. Après avoir découvert que j’étais allergique à la pénicilline (et failli y passer en faisant un petit choc anaphylactique), j’ai finalement obtenu un kyste sans infection. Ce qui, vous l’avouerez, ne nous avance pas beaucoup.

La deuxième étape consiste à retirer le kyste chirurgicalement. Une simple rachianesthésie suffit et 15 minutes plus tard, vous voilà avec un deuxième trou. Le chirurgien commence par injecter du bleu de méthylène pour repérer le kyste et les éventuelles fistules associées. Il retire ensuite toute la zone de peau, presque jusqu’à l’os du sacrum ((j’avais dit que c’était un peu gore, hein…)). Dans mon cas, ayant hérité d’un dos pourri ((merci maman 🙂 )), l’anesthésiste n’a pas réussi à m’endormir le rachis et j’ai donc eu droit à une anesthésie générale. J’aurais vraiment préféré discuter avec mon chirurgien… ((sans blague !)) Tant pis.

Je me suis réveillé allongé, pansé et en très grande forme. Il faut savoir que l’opération ne consiste ni plus ni moins qu’à réaliser un beau cratère de quelques centimètres. C’est assez impressionnant mais dans mon cas, ce n’est presque pas douloureux. Oui, j’ai un trou béant ((enfin plus que le premier, quoi)) et j’ai même pas mal. Dans la plupart des cas, il est déconseillé de refermer la plaie. Il faut au contraire la laisser cicatriser lentement. Cela garantit une guérison complète et évite les infections et les récidives. L’inconvénient de la technique, c’est qu’un gentil infirmier viendra tous les jours pendant au moins un mois vous tripoter le derrière pour refaire votre pansement. Un pansement sanguinolent avec une mèche de 40 cm. Soooo sexy.

On dit parfois de nos chers disparus qu’ils sont morts d’une longue et cruelle maladie. Quant à moi, je survivrai sans doute très bien à cette longue maladie rigolote. J’ai vraiment beaucoup de chance.

Pour en savoir plus :

Signé : Monsieur Mal-au-pète

Tu viens avec qui ?

C’est une question qu’on finit par entendre trop souvent, quand on est pédé et qu’on a plus de 25 ans. Alors puisqu’en ce moment on m’accompagne volontiers : oui, je viens avec quelqu’un. Et parce qu’en plus c’est quelqu’un de bien, je l’emmène avec plaisir.

Je vais faire un tour à Lille ce weekend. Et je serai très bien accompagné. 🙂

C'est la rentrée !

Je reprends activement du service sur ce blog. Finie la vie de Bohème, les fêtes VIP de la RTB et autres joyeusetés… maintenant, c’est du sérieux.

rtbf dj experience

Au programme cette semaine : une recette d’iPhone à la cerise pas très digeste, Tata et ses conseils mode/beauté((épilation de l’anus ou quelque chose comme ça…)) et du cinéma avec des nazis. Entre autres.

You’re welcome.

Offline

Pour le reste de la semaine, j’aurai normalement cette vue là.

La plage de Poulfoën
La plage de Poulfoën

Je serai de retour la semaine prochaine. Soyez sages.