Vivre sans Facebook, épisode 2

Voilà 10 raisons de supprimer votre compte Facebook (en cliquant là) :

  1. Les conditions d’utilisation sont en votre défaveur. Facebook a tous les droits sur tout. Et vous, rien.
  2. Le PDG de Facebook a des problèmes avec l’éthique.
  3. Facebook pense que la vie privée est une notion périmée.
  4. Facebook vous cache les conséquences de son utilisation et change la façon dont il utilise vos données quand ça l’arrange.
  5. Facebook utilise parfois l’intimidation pour faire taire les critiques.
  6. Même vos données « privées » sont partagées avec les applications tierces.
  7. Facebook n’est pas assez diligent et compétent pour lui confier vos données.
  8. Facebook a un bouton de suppression de compte très bien caché.
  9. Facebook prétend être ouvert sur le web mais veut le posséder (et vos données) pour lui seul.
  10. Le site Facebook est assez pourri.

Traduction libre…

Vivre sans Facebook, épisode 1

Les récents changements de politique de confidentialité sur Facebook ont fini par me lasser. Je ne suis pas vraiment un hystérique de la vie privée. D’abord car ce que je mets en ligne est soit anodin, soit précisément là pour être lu. Ensuite parce que j’en connais les mécanismes (référencement, branding et tutti quanti). Enfin parce que c’est quand même assez utile et fun, il faut avouer. D’ailleurs, sur Facebook, il y a de nombreux outils pour protéger ses photos, ses vidéos, ses liens, sa vie en somme. On peut faire des groupes d’utilisateurs et définir pour chaque type de données les droits d’accès correspondants. C’est très puissant et complètement rébarbatif.

Ce que je reproche à Facebook n’est donc pas tant un manque de mécanismes de protection des données que de balader ses utilisateurs en permanence. En bref, leurs conditions changent tout le temps, de manière strictement unilatérale et sans préavis. La seule et unique valeur de Facebook étant dans les données qu’on y met, j’ai décidé de voter avec mes pieds et de m’en aller définitivement. Vous pouvez toujours retrouver mes bavardages sur twitter ou sur ce blog. Les conditions d’utilisation sont toujours les mêmes. Promis.

Il est très aisé de désactiver son compte Facebook. Il est mis en sommeil mais votre réseau est toujours là. Pour supprimer définitivement votre compte Facebook, le lien est plus difficile à trouver. Facebook promet que mon compte sera définitivement supprimé dans 14 jours. On verra. Facebook a l’habitude de mentir…

Sexting

Conversation importune avec +32470292914 :

— [+32470292914] J’ai encore envie de te baiser bien à fond j’ai adore notre baise

— [Moi, surpris à défaut d’être émoustillé] Hihi. 😀

— Qd est ce qu on pourrait se faire ça? Ma bite bande rien qu en y pensant

— [Je tente de l’appeler, curieux. Sans succès.] Tu bandes pas tant que ça, visiblement.

— Déso je suis en cours la 😀 T’ES libre le soir? Ton cul en veut encore?

— [Tu rêves !] En cours de quoi ?

— Ben tu vois un mec de 19ans comme t’aimes ça à encore des cours. Alors j passe chez toi ce soir?

— [Pas des cours de grammaire, apparemment] Ce soir, comme souvent, je suis chez mon mec. Tu passeras tes envies sur quelqu’un d’autre.

— Tas un mec depuis qd? Tetais seul qd on à baise?

— Dans la mesure où je ne baise qu’avec mon mec depuis des mois et que ça me va très bien, j’imagine que notre plan cul, si il a bien eu lieu (ce dont je doute), a eu lieu l’année dernière. [J’aime les longs SMS]

— Tu venais de te séparer jpense. Lan passe à ce mom ci jpense [Je ne suis pas sûr qu’il pense très souvent]

— M’en souviens pas. C’est quoi ton nom ?

— Bon laisse tomber si tas un mec [C’est la débandade !]

— Comment t’as pas de courage. J’y crois pas. Minable.

— [Et j’ajoute…] Soit tu es un petit con refoulé et je t’emmerde donc cordialement, à défaut de t’enfiler comme tu le mérites. Soit tu me fais une blague. Dans les deux cas, je ris beaucoup.

Je suis pourtant certain de ne pas avoir abandonné mon numéro privé sur Twitter. Monsieur +32470292914 en revanche a bêtement laissé traîner son numéro sur le web.

C’est balot.

L'angoisse de la carotte

Je viens de passer une semaine auprès de ma famille pour la soutenir dans l’épreuve qu’elle traverse. J’ai moi aussi été très éprouvé par la mort brutale d’A. Cette disparition a provoqué chez moi des angoisses étranges, irrationnelles. Mon romantisme se confronte soudainement aux faits, aussi terribles qu’indiscutables. La journée d’hier s’est si bien déroulée. De retour en Belgique, je pensais avoir laissé le plus grande partie du fardeau derrière moi. Pourtant, lorsque le soleil a quitté nos régions pour aller luire ailleurs, à l’heure du repas, une simple carotte m’a replongé dans l’angoisse. Ce légume m’a rappelé la finitude de nos existences. Et la mienne, bien sûr. Le ridicule de la situation et les attentions de mon chéri ont dissipé ces pensées. Il faudra quand même que je consulte un spécialiste de la question. Un horticulteur ou un psy, j’hésite encore. Je m’en voudrais d’être définitivement fâché avec les tubercules bataves…

Daucus_Carota

Au siècle dernier

J’ai demandé à mes parents de m’envoyer cette photo qui doit encore orner les murs de la cuisine familiale. N’ayant pas eu la chance d’avoir des parents communistes, j’avais été déguisé en cosaque pour marquer une silencieuse mais légitime désapprobation du virage marxiste du gouvernement Mauroy. À moins que ce ne soit parce que mes parents trouvaient que ce costume m’allait très bien. Avouez qu’on a rarement vu un odieux réactionnaire aussi mignon depuis.

German Ferdinand Yevgeniy Petrovitch, XXe siècle
German Ferdinand Yevgeniy Petrovitch, XXe siècle
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Trente ans

Je n’attache pas d’importance aux révolutions de la Terre autour du soleil. Je contemple le monde comme il court. Il m’arrive de l’accompagner dans sa fuite. Il m’arrive aussi de m’asseoir et de regarder le chemin parcouru.

En trente ans, j’ai eu l’occasion de voyager, de parler d’autres langues, de réfléchir, de soutenir, de m’opposer, d’écrire des choses intelligentes, de dire des bêtises, de plaire, de déplaire, d’aimer, d’être aimé. C’est tout à fait suffisant pour l’honnête homme que je ne suis pas encore mais que j’aspire à devenir.

Merci pour tous vos gentils messages.

Germain Saval - Profil Google