Les nouvelles du front

Ségolène Royal promet l’apocalypse si Nicolas Sarkozy est élu. On croit rêver… Cette campagne sera vraiment allée de billevesées en conneries. Je crois qu’au Parti Socialiste, on touche le fond.

Le bon, le brut et … le net

J’ai beau faire des efforts, je n’arrive pas à supporter Ségolène Royal. Je sais, c’est pas bien. C’est sans doute parce que je suis un vilain sarkoziste (ça doit être dans mes gênes). Il n’empêche, il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Voici justement une parodie des plus distrayantes. Poursuivre la lecture « Le bon, le brut et … le net »

Pourquoi je ne voterai pas pour Ségolène Royal

L’élection présidentielle est non seulement l’élection d’un parti, d’un courant mais aussi celle d’un homme ou d’une femme, qui devra incarner le pays tout entier et le guider. Cette confusion des genres est malheureuse, car on peut être compétent et intelligent (comme François Hollande ou Lionel Jospin) et avoir le charisme d’une huître (euh… les mêmes). Le président doit donc être à la fois une personne de volonté, de charisme (choses toutes irrationnelles) et doit également posséder un projet cohérent et pragmatique : ce compromis est difficile. Ma critique de Ségolène Royal porte sur ces deux aspects. Poursuivre la lecture « Pourquoi je ne voterai pas pour Ségolène Royal »

Retour des vacances

J’ai passé une excellente semaine à rien faire… le bonheur. J’ai quand même eu le courage de faire un peu de tourisme en Belgique. J’ai donc fait le tour des lieux touristiques indispensables de Bruxelles, à l’exception de l’Atomium. J’ai surtout vu l’exposition « Blicke auf Europa » sur la peinture allemande du XIXe. Très bien, même si je ne suis pas très fan de la peinture romantique et des grandes envolées wagnériennes (sur fond de paysage embrumé et de montagnes majestueuses). Disons que ces tableaux me touchent moins par leurs qualités artistiques que pour ce qu’ils racontent des transformations sociales majeures de l’Europe à cette époque. La fin du parcours se termine en apothéose avec quelques tableaux d’Adolph Menzel : d’une modernité incroyable, pour moi qui ne le connaissait pas du tout. On peut y voir le fameux tableau « La Forge ».

Renault, une entreprise qui pousse ses salariés au suicide ?

Un bel exemple de journalisme orienté : « Carlos Ghosn se dit « très préoccupé » par la série de suicides chez Renault ». Le journaliste indique qu’il y a eu au « Technocentre » de Renault à Guyancourt cinq suicides ces deux dernières années, sur un total de douze mille salariés. On apprend que le conseil d’administration, le PDG et les syndicats sont inquiets, craignant une « épidémie » de suicides. Des mesures vont être prises, nous assure-t-on. Les conditions de travail, qui ont changé ces dernières années pour une plus grande optimisation, causeraient avec l’informatisation (elle a bon dos, l’informatique) une « déshumanisation » croissante. La direction et les syndicats ont donc décidé d’y remédier (en retournant au boulier et à la Remington, je suppose). Malgré la bonne volonté affichée, l’article termine néanmoins par une note pessimiste.

Soit.

On ne peut que regretter que quelqu’un, poussé par le désespoir, en vienne à tenter de mourir. Mais ne succombons pas à l’émotion ! Que se passe-t-il exactement chez Renault ? Les pauvres salariés sont ils donc tous poussés au suicide par des petits chefs atrabilaires et vétilleux ? Le Monde va-t-il sauver la classe ouvrière ? La nouvelle classe ouvrière, j’entends, celle des cols blancs qui paie ces impôts et doit encore dire merci…
Non, évidemment. Rien de tout cela. D’après le ministère de la santé et l’INSERM, le taux de suicide dans la population générale est de 19 pour 100 000 habitants et par an. D’après ce rapport, datant de 2001 mais citant des chiffres de 1997, ce taux est sous-estimé d’au moins 20 %. Si nous faisons une hypothèse très conservatrice basée sur ces chiffres, on obtient un taux de suicide chez l’adulte de l’ordre de 2 pour 10 000 par an. Soit en deux ans : 4 suicides.

Mes félicitations aux cadres de Renault : vous êtes dans la moyenne. Le journaliste, que la charité chrétienne m’interdit de nommer ici, est lui moins que médiocre.