Journée mondiale des toilettes

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des toilettes ! L’idée me paraît excellente. Des milliards de gens luttent chaque jour contre les mouches et la vermine pour satisfaire un besoin essentiel. Ils défendent l’intégrité de leur corps dans des conditions précaires. Les toilettes sont une solution simple, hygiénique et confortable pour améliorer la santé de millions de personnes. Et ça vaut bien un petit geste. (plouf)

[Via Vinvin]

P.S. : J’ai l’honneur de porter le nom d’un modèle de toilettes. Vole, petit caca de lumière ! 😀

Daily Grind

Réunion. Café. Article à écrire. Article écrit. Nouveaux articles en préparation. Réunion pour la recherche. Réunion pour l’enseignement. Réunion pour organiser les prochaines réunions. Café. Chocolat. Rêveries. Musique. Famille. Amis. Insomnie. Plaisirs (souvent). Déplaisirs (parfois). Agacement. Plénitude. Dieu. Rien.

Marketing et liberté d'expression

« L’homosexualité est devenue une marque déposée, celle d’un fond de commerce, électoral et lucratif… Toute critique à l’encontre de la gayitude est un acte anti-marketing. Ça ne pardonne pas. Tout le monde est invité à défiler en rangs serrés à la gay pride, sous peine de passer pour le dernier fachoïde venu. Car le pédé est essentiellement festif et démocratique – et ce n’est pas Jorg Haider qui dira le contraire, de toute façon, même s’il le voulait, il ne pourrait plus. »

Trudi Kohl, Causeur

Tu veux visiter ?

J’ai toujours été fasciné par les problèmes de communication. Je suis enfermé en moi-même, dépendant des mécanismes cérébraux pour interpréter le monde, dans cette caverne où j’aperçois ses reflets. Mon seul outil pour échapper à cette prison intérieure sont mes sens débiles, mes quelques milliards de synapses limitées. Le cosmos est projeté par mes sens et réduit en ce misérable espace qu’est mon cerveau, qui fait de son mieux pour en filtrer les signaux et le rendre intelligible, accessible à la raison, à celui qui dit je. Et nous sommes tous prisonniers de la même manière, uniques. Jamais aucun être n’a existé qui fut moi avant moi, et après moi personne ne sera jamais moi. Et par cette magnifique capacité réflexive dont est dotée notre espèce, même « je » est parfois un autre.

Alors les pathétiques grognements qu’on nomme langage, que peuvent-ils ? La voix dit oui et le corps non. Nos mots gémis sont noyés dans l’immensité. Comme des petites îles qui communiqueraient par des signaux de fumée, nous sommes tous entourés par un océan d’incommunication. Est-il alors possible de connaître l’autre ? De seulement le comprendre ? De l’aimer ? Cela semble inaccessible. Et pourtant !

Une conversation sur un forum m’en donnait l’illustration : « Super dîner de famille. Seul hic, j’étais la seule célibataire. […] J’ai eu peur de ne jamais trouver personne, de ne jamais aimer ni être aimée. »

J’étais ému par cette sourde angoisse de célibataire, mais je me suis empressé de la réconforter. Je lui assurais qu’il ne fallait pas avoir peur, car la vie est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Oui c’est vrai se sentir seul, c’est chiant… Moi, je suis plutôt solitaire, je me supporte assez bien et je peux rester des heures à regarder le plafond sans m’ennuyer. J’ai la chance d’avoir une famille compréhensive et j’ai pour l’instant toujours réussi à éluder la question qui tue : quand c’est que tu nous présentes quelqu’un ?

Mais c’est aussi vrai que s’endormir dans les bras de quelqu’un, penser à lui à n’importe quel moment et s’apercevoir que c’est réciproque, c’est vachement bien. Il suffit de faire quelques efforts, rencontrer des gens et on finit par tomber sur quelqu’un de bien, avec qui l’on a envie de passer du temps (et pas que tout nu). On est toujours surpris, certaines personnes paraissent inaccessibles et, c’est bizarre, on se rend compte qu’on ne laisse pas insensible. On a l’impression d’être nul, de ne pas être clair, d’être « sympa mais bof » et puis finalement, on est à côté de la plaque.

Et j’ai conté cette anecdote :

Quand on s’est rencontré, on a passé une excellente soirée, bu un verre et rit beaucoup. Arrivé chez moi, on s’est dit à bientôt en se promettant de se rappeler. Me suis dit que c’était raté, zut, flute, crotte. Pas grave… On va persévérer, hein ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, toussa…

Je pensais pourtant avoir été clair, non ? « Tu veux visiter ? », c’est clair, bordel !

Bah en fait, il est retourné chez lui, on a continué à discuter sur msn 15 minutes, et puis il a rappliqué en courant. On croit qu’on est mauvais, mais c’est pas vrai. La prochaine fois (hi hi ^_^), je parlemente plus, j’embrasse direct.

Finalement, la communication fonctionne pas trop mal. Suffit d’être explicite. 😛

Sortez les guitares

Moi aussi, je peux faire la pochette de mon premier album. Comme matoo.

Le nom du groupe ? Behavioural confirmation.

La citation ? “It will be found an unjust and unwise jealousy to deprive a man of his natural liberty upon the supposition he may abuse it.” Georges Washington

La photo ? Une image floue (CC-By) de booleansplit.

La pochette ?

Le genre de musique ? Électro cool, mais sur des modes à transposition limitée et des rythmes indiens bizarres. 😀

Sinon ? Vous sentez cette odeur ? Ça sent le week-end à plein nez !

Vous n'aurez pas ma liberté de penser (des conneries)

Le jugement condamnant en appel Christian Vanneste a été cassé. Ce monsieur est certes un troll velu mais il a le droit de penser ce qu’il veut. Il a, de mon point de vue, également droit de le dire. Que son opinion soit ridicule, que son avis soit teinté de préjugés rétrogrades m’importe peu.

J’en ai assez (genre plein le c**) des ces lois mémorielles, de cette bien-pensance codifiée, réglementée. Si je veux insulter les noirs ou les homos, c’est mon droit : si le ridicule ne me tue pas, je crois qu’il discréditera suffisamment mes propos. Et bien je souhaite qu’il en soit de même pour ce monsieur. D’ailleurs, je suis tout à fait favorable à une stricte égalité des homos devant le mariage. Et pourtant, je n’en ai rien à secouer et n’en voudrais pas pour moi-même.

Ces textes qui interdisent de proférer des horreurs sous peine d’amende et de prison sont immoraux. Ils nient la liberté fondamentale de l’Homme : celle d’être un connard et de le démontrer de manière univoque devant tout le monde. Comme ce monsieur.

P.S. : Chafouin en parle mieux que moi ;
Eolas en parle encore bien mieux que nous deux (au carré). Chuis en retard d’une guerre, apparemment.