Une semaine de vacances

Lundi. Fumé une chicha avec quelques collègues.

Mardi. Bavardages.

Mercredi. On arrête de bavarder et on passe à l’action.

Jeudi. Visite de Bruges, la Venise du nord. La première partie du surnom est moins vraie que la seconde. Parler de sodomie en regardant le soleil se coucher, c’est de l’humour ou simplement de l’esprit d’à-propos ?

Vendredi. Bruges encore. La sortie de l’iPhone 3G ne me fait ni chaud ni froid. Passé de très bons moments avec Thomas. On fait les magasins comme deux pétasses, mais une certaine personne manque à mes côtés. Vite le train, vite !

Samedi. Achat de l’iPhone 3G. Je crois que j’ai eu le dernier de la ville. Le vendeur était prêt à aller chercher du stock à l’autre bout du pays. Le soir, sushi bar avec une certaine personne. Itada kimasu !

Dimanche. Préparé un petit repas pour une certaine personne qui obsède mes pensées. Tout va bien, tout va très (mais vraiment très) bien. Prêt pour la rentrée.

P.S. : ah oui, j’oubliais… vive la France !

Je suis une éponge

Jeudi. Rencontre épicée. Discussion autour d’un verre. *Censuré*. Après nos ébats, morts de rire :

— Comment tu t’appelles, au fait ?
— J’allais te poser la même question.

Mais où avais-je la tête ? Celui qui dit près de mes genoux prend une baffe.

Vendredi. On boit.

Samedi. Livraison à domicile de nouilles chinoises et de DVD. On regarde l’Exorciste avec mon (encore futur) coloc’. Je ne suis pas le seul à me balader torse nu, le voisin aussi.

Dimanche. Anniversaire et barbecue. Arrivée mains dans les poches :

À part mon corps superbe, mon intelligence supérieure, mon esprit virevoltant et ma modestie légendaire, donc… je prends rien ?

Vent + assiette pleine de sauce = 1 t-shirt mortellement touché. À la place, j’ai porté ça :

Jaloux, hein ? Allez, avoue !

La transparence ou la mort de la démocratie

Doit-on tout montrer ou tout dire en politique ? Le citoyen exige légitimement des élus honnêteté et sincérité. Dès lors, est-il en droit d’exiger que ces élus disent tout, révèlent tout, y compris l’intime, l’anecdotique ?

La dernière affaire, c’est cette vidéo off de Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur le plateau de France 3 juste avant la prise d’antenne. On y voit rien ou si peu :

  • il règle sa montre (une magnifique Patek Philippe mais soit) ;
  • il dit bonjour à un technicien qui ne lui répond pas (peut-être car il a un casque sur les oreilles et l’entend mal, ou bien il n’a pas compris que le président s’adressait à lui, peut-être est il simplement impressionné) ;
  • il se plaint de ce comportement cavalier, d’abord badin puis plus sévère (ce qui est étonnant pour quelqu’un qui jure comme un charretier devant d’autres caméras) ;
  • il s’enquiert de la durée de placardisation d’un journaliste et semble la désapprouver ;
  • il demande si l’on traitera bien d’un sujet d’actualité (au demeurant dramatique) ;
  • il ajuste sa veste et sa cravate.

Le contenu brut est donc nul. On peut en faire la lecture psychologisante que l’on veut : M. Sarkozy semble assez décontracté et à l’aise. Et pas très différent du on.

Ce qui est plus intéressant, ce sont les réactions contrastées sur cette vidéo. Certains s’en font des gorges chaudes, d’autres la prennent pour ce qu’elle est : anecdotique.

La politesse est souvent ce qui nous empêche de frapper notre interlocuteur : une contrainte librement consentie (et parfois consciemment brisée) qui régule les interactions humaines, nous élève au dessus de la bestialité.

De même, la démocratie est un dialogue raisonnable entre des gens qui cherchent à établir un consensus pour vivre ensemble. Ce n’est pas une foire, mais au contraire un tissu de conventions, de règles qui garantissent la qualité du débat, comme dans un tribunal. Sortir cette vidéo, alors qu’aucune urgence, qu’aucune menace ne le justifie, c’est briser une convention simple : la séparation entre le public (le champ de la démocratie) et l’intime (le local, le privé).

On pourra dire que M. Sarkozy a tendu le baton pour se faire battre. C’est vrai. Mais ça n’excuse pas l’impolitesse.