Archives pour la catégorie Geekdom

Il n'y a pas de fumée sans feu...

Apple : iOS 7 est un feu de forêt

Il n'y a pas de fumée sans feu...

Il n’y a pas de fumée sans feu… by Böltürük (Trondheim), on Flickr

L’AppStore fête ses 5 ans. Il contient 900 000 applications qui ont été téléchargées 50 milliards de fois. Apple a ainsi versé 10 milliards de dollars aux développeurs. Comme le souligne Marco Arment, l’arrivée à l’automne de la nouvelle version d’iOS offre une opportunité unique de renouveler en grande partie ce catalogue, de bousculer les acteurs installés, d’innover :

“I don’t think most developers of mature, non-trivial apps are going to have an easy time migrating them well to iOS 7. Even if they overcome the technical barriers, the resulting apps just won’t look and feel right. They won’t fool anyone. This is great news.”

Fertile Ground, by Marco Arment

C’est l’occasion pour les développeurs indépendants qui désespèrent d’accéder jamais au Top 10 de tenter leur chance. La terre brûlée est fertile.

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Des étudiants profitent du système pour réussir un examen

La mésaventure de Peter Fröhlich, professeur à l’université Johns Hopkins à Baltimore, est assez savoureuse. Pour l’examen final de son cours d’introduction à l’informatique, il a été obligé de donner à tous ses étudiants la meilleure note. Son système de notation, en vigueur depuis des années, était le suivant : à l’examen final, tous les étudiants sont classés par ordre décroissant et le premier obtient automatiquement un A, c’est-à-dire 100%. Toutes les autres notes sont donc en rapport avec le meilleur résultat de la session. Ce système de notation permet de récompenser les meilleurs et de comparer facilement les étudiants.

Malheureusement, dans la théorie des jeux, ce système de notation possède deux équilibres. Le premier équilibre est le plus stable, le plus simple et celui auquel le professeur et les étudiants s’attendent : tous les étudiants prennent part à l’examen et plus l’étudiant est bon, plus il a intérêt à participer. Le deuxième équilibre, instable, est plus difficile à prévoir : tous les étudiants refusent de participer à l’examen et sont évalués à 0. Cette note devient donc la meilleure de la session et tous les étudiants reçoivent un A. Cet équilibre est instable car tous les étudiants doivent refuser de passer l’examen et être certains que tous les autres étudiants refusent aussi.

C’est ce qui s’est produit lors du dernier examen de décembre. Les étudiants se sont organisés pour boycotter l’examen. Le professeur, beau joueur, leur a tous donné la note A. Il a décidé de changer de système de notation.

Via Gaming the System, par Catherine Rampell

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Comment lancer un magazine (et gagner de l’argent)

“Last fall, Marco Arment launched a general interest magazine. It’s called, aptly enough, The Magazine. Writers are paid $800 per article. There are no ads. Until recently, it was available only via iPhones and iPads. Astonishingly, it’s already turning a profit.”

How To Start A Magazine (And Make A Profit), by Jacob Goldstein

The Magazine est un bimensuel. Il a acquis en cinq mois 25.000 abonnés, qui payent tous les mois 2$. Le chiffre d’affaire mensuel est de 35.000$ et chaque édition nécessite environ 10.000$. Ces coûts incluent le rédacteur en chef, les illustrateurs et photographes. Les auteurs sont payés 800$ pour 1500 mots. Rentable. Sans subvention.

Via John Moltz.

[addendum] « Pas de circuit de diffusion coûteux et peu efficace à gérer, un prix bas, l’habitude de faire un journal pour ses lecteurs et non pour les journalistes et surtout, un oeil posé non stop sur l’audience. » Un quotidien national qui cartonne sur le papier en 2013 ? Si, c’est possible ! par Erwann Gaucher

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Bicyclette 2.0, application iPhone et iPad pour les vélos en libre service à Bruxelles et Namur

Si comme moi vous prenez souvent les transports en commun, une nouvelle application pour les vélos en libre service pourrait vous intéresser. Bicyclette est une application iOS gratuite pour iPhone et iPad qui permet de trouver rapidement un vélo en libre service. La première version ne fonctionnait que pour les Vélib à Paris. La version 2.0 qui est en bêta-test proposera plus de 50 villes en France et dans le monde, dont les Villo à Bruxelles et Li bia vélo à Namur.

L’application est très simple. Elle utilise la géolocalisation pour vous indiquer sur une carte les stations de vélo à proximité, les vélos restant et les places libres pour vous garer. Si vous avez des stations préférées, vous les mettez simplement en favori. L’application va alors définir une geofence (barrière virtuelle). Quand vous approchez d’une station favorite, Bicyclette vous notifie des vélos et des places disponibles automatiquement. Efficace, non ?

Bicyclette

Nicolas cherche des testeurs pour son application, c’est l’occasion de lui demander pourquoi et comment il l’a conçue :

— Ça fait combien de temps que tu développes Bicyclette ?

— Au total, j’ai bien dû y passer 3 ou 4 mois de travail. En fait, j’avais fait la toute première version en une soirée [fin 2010], parce que j’en avais besoin et que l’application Vélib officielle était vraiment nulle. A l’époque Cyclocity/JCDecaux, le prestataire pour Vélib, interdisait toute réutilisation de ses données et faisait retirer de l’App Store les applications tierces. Mais depuis l’été dernier, en raison des discussions autour de l’open data, il a été décidé d’un « moratoire sur les retraits ». J’ai vu apparaitre un paquet d’applications de qualité variable, et je me suis décidé à sortir la mienne.

— Pourquoi l’open source ? Tu as un business model, comme disent les étudiants d’école de commerce ?

— Le projet était open source par nécessité, à l’origine. Je ne pouvais pas le publier [sur l’App Store] de toute façon. Espérer gagner de l’argent en mettant à disposition des données déjà accessibles un peu partout dans des applis tierces, et récupérées de façon plus ou moins officielle, ce n’est pas un vrai business plan. Je fais ça avant tout pour le plaisir. D’un autre côté, comme je suis freelance, ça me ramène quelques clients. Il y a aussi un système de dons (In-App Purchase) dans l’application, environ 1 personne sur 100 donne quelque chose.

— Bicyclette 2.0 s’étend à 50 villes. Comment récupères-tu toutes ces données ?

— C’est un casse-tête ! Il faut que je fasse une note de blog là dessus. La première source, ce sont les projets open source comme le mien. J’ai aussi analysé les sites web ou le trafic réseau des applications. En fait, sur toutes les villes et les réseaux, il y en a 5 ou 6 qui ont une vraie politique open data, par exemple Rennes et Bordeaux. J’ai essayé d’entrer en contact avec les responsables de chaque réseau : la plupart du temps, je n’ai pas eu de réponse ou seulement « j’ai fait suivre aux personnes compétentes ». La plupart de ceux qui se sont donné la peine de répondre m’ont dit en substance : « euh, faites comme vous voulez ». En général, ils ne voyaient pas franchement ce que je voulais faire, alors leur parler d’open data…

— Tu as traduit ton application ? Tu vises la domination mondiale ? Tout cela n’est qu’un affreux complot ?

L’application est traduite en français et en anglais (le site viendra). Les gens de Nextbike, le plus gros réseau allemand, m’ont fait une super surprise et m’ont carrément envoyé les traductions de l’application sans que je leur demande !

— Quelles sont les prochaines étapes après le lancement de la version 2 ?

— Comme je le disais, je fais ça pour le plaisir. D’un autre côté, c’est bon pour mon business. Et puis, je ne suis pas un intégriste de l’open data, mais si ça peut faire avancer la réflexion, c’est aussi bien.

Toutes les données de Bicyclette sont accessibles.

La version 1 de Bicyclette est disponible sur l’App Store.

Enregistrez vous pour participer au bêta test de la version 2. Si vous êtes néerlandophone, n’hésitez pas à aider Nicolas pour la traduction.

Suivez Nicolas sur twitter.

starwars

Luke Skywalker et l’Ordre de la Machette

starwarsJ’ai participé un peu à mon corps défendant à un semi-marathon Harry Potter récemment et cela m’a rappelé une autre fameuse saga à épisodes. Depuis l’annonce du rachat de Lucasfilm par Disney et de la sortie d’un nouvel épisode en 2015, beaucoup de fans de la saga Star Wars sont inquiets pour l’œuvre de George Lucas. En effet, il a sorti trois nouveaux épisodes à l’accueil critique mitigé et qui ont dilué dans le sirop la trilogie initiale. Il y a tout lieu de penser que cette tendance s’accentuera sous le patronage de Mickey.

Il y a pour l’instant six films « canoniques » mais à la grande différence de la saga Harry Potter, la trilogie initiale a été fortement remaniée par l’auteur pour faire rentrer maladroitement les trois nouveaux films dans un ensemble apparemment cohérent mais très inégal. En particulier, si l’on regarde les films dans l’ordre numérique, l’événement dramatique central de l’épisode V est éventé. Pour l’amateur de Star Wars ou celui qui voudrait découvrir l’œuvre, il reste donc une question : dans quel ordre regarder ces six films ?

Rod Hilton dans son article The Star Wars Saga: Introducing Machete Order propose une solution très originale : regarder les épisodes IV et V puis les épisodes II et III en un grand flashback puis enfin l’épisode VI qui clôt la saga. Vous remarquerez qu’il fait l’impasse sur le premier épisode, c’est-à-dire le premier film de la « nouvelle trilogie ».

Cette solution a de nombreux avantages. D’abord elle élimine d’emblée les personnages très secondaires et idées discutables introduits dans l’épisode I et oubliés dans les épisodes suivants, dont le très horripilant Jar Jar Binks et le scientisme benêt sur l’origine de la Force. Ensuite elle crée une forte tension dramatique entre l’épisode V, qui termine de manière presque désespérée avec la mutilation de Luke, la capture de Han et la dispersion de la rébellion, et la résolution finale de l’épisode VI. Enfin, elle met habilement en parallèle le chemin de Luke Skywalker avec celui d’Anakin dans le flashback des épisodes II et III.

J’ai donc enfin trouvé une raison d’acheter les épisodes II et III en DVD.

L’article déjà ancien sur le Machete Order a été signalé par Daring Fireball.

Startup Weekend Mons

Startup Weekend à Mons

Startup Weekend Mons

Vous avez une idée de startup ? Juste une idée ? Vous êtes développeur, vous avez bricolé un prototype mais vous ne savez pas comment vous lancer ? Vous avez plutôt un profil marketing et commercial, vous avez une idée de business mais pas de prototype ? Vous avez juste envie de vous amuser et de chercher un nouveau projet ? Une seule solution : le Startup Weekend.

Le prochain Startup Weekend se passe à Mons du 19 au 21 octobre 2012. Pendant tout le weekend, vous allez intégrer une équipe et travailler pour monter un embryon de startup : business model, validation, prototype, pitching. Que vous ayez un vrai projet ou juste envie de faire des rencontres (pro, hein, bande de coquins), c’est une superbe occasion. Inscrivez vous !

J’ai survécu au Startup Weekend à Bruxelles et vous pouvez aussi.